‹ Le Trou de Conjugaison vertébral et l'Espace epiduralChapitre 36 sur 61 · CLINIQUE · texte numérisé non relu

CLINIQUE

Après avoir passé en revue les différentes modifications anatomiques observées au niveau des trous de conjugaison, nous avons envisagé, dans un précédent chapitre, de quelle manière les lésions pathologiques pouvaient retentir sur les fonctions du rachis.

Nous croyons avoir suffisamment démontré que les espaces intervertébraux forment, de chaque côté de la ligne médiane, une série de carrefours d'une grande importance physiologique, et que leur atteinte peut être conditionnée tant par les lésions du contenant que du contenu.

Il nous reste à établir maintenant l'existence d’un, syndrome clinique qui est sous la dépendance de l'atteinte de la région qui fait l’objet de notre étude.

L'étude clinique de plus de 50 cas d’affections vertébrales les plus diverses, depuis le cancer vertébral, jusqu'aux névralgies d’origine rachidienne, nous a conduit à en admettre la réalité.

Parmi les différentes manifestations cliniques qui traduisent les affections vertébrales en est-il dont l'ensemble puisse guider l'observateur vers une zone particulière ? Nous le croyons.

S'il est vrai, que beaucoup d'affections vertébrales ont une symptomatologie diffuse, faite de douleurs mal limitées,

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de raideur incomplète, ou d’attitudes mal caractérisées : s’il en est d’autres, encore plus frustes, dont aucun signe clinique ne traduit l’évolution et dont l’existenee ne se révèle qu'à la radiographie ou à l'autopsie ; s’il en est d’autres enfin, telles que certaines formes localisées de rhumatisme vertébral, qui ne donnent lieu à des symptômes qu'après l’action « révélatrice » (dans le sens photographique du mot) d’un trauma (Martin et Juvin), en revanche, il nous parait indéniable que, chaque fois que le trou de conjugaison se trouve atteint, soit dans son contenant, soit dans son contenu, ilen résulte un ensemble de signes cliniques que l’on peut réunir sous le vocable précis de syndrome du trou de conjugaison, ou, si l’on veut, à cause de l'importance des troubles nerveux, de « syndrome funiculaire ».

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