CHAPITRE PREMIER
Le syndrome du trou de conjugaison
Ce syndrome clinique repose sur deux ordres de symptômes :
1° Ses symptômes vertébraux, liés à l’arthrite apophysaire (spondylartbrite), et à ses conséquences rachidiennes :
2° Des symptômes nerveux, liés à l’irritation, la compression, ou l’envahissement de l’élément le plus sensible de la région, le funicule.
Il ne se rencontre pastoujours au complet,mais lorsqu'on y retrouve quelques-uns de ses éléments primordiaux, l'atteinte de la région de conjugaison peut être déjà fortement présumée.
Et deux méthodes auxiliaires nous sont offertes pour assurer notre diagnostic.
a) La ponction lombaire et l’examen du liquide rachidien. ;
b) La radiographie pratiquée directement ou, comme nous l’avons vu, après injection épidurale de substance opaque, le lipiodol.
Nous étudierons donc le syndrome du trou de conjugaison dans ses caractères constitutionnels :
1° Les signes cliniques :
a) Vertébraux ; b) Nerveux.
2’ Les signes d'exploration instrumentale :
J. Forestier LD
a) La ponction lombaire.
b\ La radiographie ;
Signes cliniques
A) Les signes vertébraux. — Ils comportent la douleur locale, spontanée ou provoquée, et ses conséquences, la contracture musculaire qui, à son tour, provoque des attitudes pathologiques.
La douleur locale est d'abord spontanée, aiguë ou chronique ; elle siège au niveau du rachis-et nous la dénommerons volontiers rachialgie, ou quand elle siège avec élection à la région lombaire, lombalgie.
Le sujet souffre de sa colonne vertébrale, c’est-à-dire de la région médiane; mais il précise plus volontiers le niveau où elle est au maximum que son étendue latérale, car l’association de douleurs irradiées vient, comme nous le verrons plus loin, modifier sa topographie.
Dans certains cas, elle peut être confondue avec des affections viscérales thoraciques ou abdominales ; combien n’avons-nous pas observé, pendant nôtre internat à Necker, de malades venus consulter à la clinique des voies urinaires qui n'étaient, en définitive. ‘que des sujets atteints d'une affection vertébrale, Et nous avons eu l’occasion moins fréquente d'observer l'erreur inverse.
Elle peut être cependant parfois plus localisée à un point particulier, que le malade désigne avec ses doigts, elle siège bien sur une ou plusieurs articulations apophysaires,est, en général, unilatérale, à deux ou trois centimètres de la ligne des épineuses.
À celte douleur spontanée, symptôme localisateur souvent infidèle, s'en ajoute un autre, la douleur provoquée par la palpation méthodique du rachis.