I. Cf. Appendice, II, v. 17 sq
poésie tout entière' qui est morte. Mais peut-on accepter comme un jugement véritable un éloge dont les circonstances expliquent 8c excusent l'exagération? Nous avons déjà, &c ceci est un témoignage moins sus. pect,' trouvé dans un passage de Muntanerla preuve que Monianhagol était connu en F^spagne'. Nous savons aussi que, vers le milieu du quatorzième siè* cle, il était encore considéré en Italie comme un des bons troubadours. Dans un poème italien de ce temps-là, consacré aux amours de Héro Se de Léandre Se intitulé la Léandréïde se trouve un épisode directement inspiré du Purgatoire^ où Tombre de Dante apparaît pour encourager l'auteur dans son dessein Se fait déiiler devant lui les plus grands poètes latins, italiens Se provençaux. En tête de ces derniers marche Arnaud de Marueil,qui prend la parole en provençal pour présenter les poètes qui l'entourent. II en énumère un certain nombre Se ajoute :
Mas com font Taur en fuec amssi safiîne Guillerm [de| Montagnagol, Per Vidal, Monge de Montaudon, Pons de Capduoill Richaut de Berbecil, chascun trop val*.
L'auteur, inconnu du reste, de la Léandréïde y semble donc mettre notre poète sur le même plan que quelques-uns des plus célèbres troubadours. Se comme nous voyons par ailleurs qu'il connaît bien la littérature provençale 3, nous pouvons attacher