‹ Le troubadour Guilhem MontanhagolChapitre 27 sur 84 · IV · texte numérisé non relu

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ÉrUDE SUR OUILHEM MONTANHAGOL. 45

même & la civilisation méridionales qui sont menacées. Quelques années plus tard (^242-1250), l'Inquisition se relâche de sa rigueur; elle tolère les beaux vêtements Se Montanhagol le constate :

E ja melhur* om e gensa En raubas e en guarnir E en manta captenensa E's vol om trop gent tenir '.

Mais les libéralités nécessaires à la vie courtoise 8c cette vie courtoise elle-même restent toujours interdites,

Mas en dar ni en servir No vey far melhuramen *.

Les riches gardent leurs richesses; ils ne veulent plus se montrer galants ni généreux, 8c si Montanhagol feint d*en accuser leur perversité^ 8c leur avarice, en réalité c'est bien l'esprit général, le segle qui est le coupable 8c l'Inquisition qui l'a créé. Elle a enseigné à tous l'amour des richesses : clercs Se laïques, seigneurs 8c vassaux sont en luttes continuelles^; l'avidité est leur seul mobile, Se de là résulte un état de malaise dont souffre la société 5c que déplore Montanhagol. C'est qu'il sent bien que, mieux que les Français du Nord, l'Inquisition travaille à la destruction de cet esprit, de cette civilisation qui avait eu dans la poésie des troubadours son expression la plus brillante.

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