Cf. Ibid., p
?. II y a d'autres exemples de pareilles donations. Apres les batailles de Bénévent et de Tagiiacozzo, Charles d'Anjou donna plusieurs châteaux à Sordel. Cf. de Lollis, SordellOj p. 61.
4. Cf. Milâ y Fontanals, Los trovadores en Espaha, citant Muntaner, p. 173, note, & R. Muntaner, Chronica o descripcio dels/et^ e ha!^anyes del incîyt rey Don Jaume... Barcelona (i 562). Cap. XXXVII, f* XXIX :
« Per que a cascu vaja lo cor a aço que Munteyagol deya
a Prop a la guerra qui la ha el mig dcl seu « E pus prop la ha qui la ha en son conseil. »
Ces deux vers, assez obscurs du reste, appartenaient-ils à une pièce de Montanhagol aujourd'hui perdue? Ou lui sont-ils faussement attribués et sont-ils une altération dès vers de Peire Cardenal :
ff Prop a guerra qui Pa en miech son sol « E pus prop Ta qui Va. a son coysst. »
(P. Cardenal, Las amairit:^, . in Appel, Chrestom,, n' 78.^
autant que P. Cardenal, le poète favori du roi Jacques I*'.
Il ne resta cependant pas en Espagne; s'il n'y était venu chercher qu*un refuge contre les rigueurs de l'Inquisition, l'initiative prise dès 1287 par le Saint-Siège de modérer le zèle des inquisiteurs' put le déterminer à repasser les Pyrénées. Il revint en France, sans doute peu après l'expédition de Valence, & ses poésies attestent qu'il y fut le témoin des événements qui, de 1240 à 1260, achèvent la ruine de la nationalité méridionale. Deux pièces de Montanhagol semblent être contemporaines du divorce de Raymond VII & de ses projets successifs de mariage avec les deux filles du comte de Provence, Sanche & Béairix. C'est d'abord son partimen avec le troubadour Sordel & c'est sa chanson bien connue : w^ LunellutiÇj &»c. » he partimen doit être jugé parle comte de Provence* 8c cela nous indique qu'il est antérieur à la mort de Raymond Bérenger, c'està-dire à 1245. Il ne peut, d autre part, avoir été composé avant 1240, car jusqu'à cette date les deux comtes de Toulouse Se de Provence sont en guerre continuelle, &c Montanhagol, que i.ous savons par ailleurs avoir été tout dévoué à la cause de Ravmond VII, n'aurait pas fait 1 eloge qu'il fait là de son ennemi^. Cette pièce suppose que des rapports