ACTE ÏIÏ, SCENE VII
qu'aux larmes, de tant de bonté, do générosité. (Lui prenant la main malgré elle.)
DUO
Ciell qu'ai-je vu!
Mme MENDOZA.
Quoi donc?
GASTON
Celte mnin blancbc et belle ;...
M^e MENDOZA, la retirant vivement.
Vous trouvez I... On k disait telle Autrefois ; mais, mon cher entant, On n'en parle plus à présent !
GASTON
Sous votre coiffe de dentelle , Ah! ma tante, il m'a semblé voir Briller un œil du plus beau noir !...
Mme MENDOZA.
Quand je jouais de la prunelle.
Peut-être jetait-il des feux ; Mais, à présent, s'il étincelle, Ce n'est que de vous voir heureux ! ...
GASTON
Et ce petit pied que j'admire, Et dont l'amour suivait les pas...
Mme MENDOZA, cachant vivement son pied soa;. sa loîia.
Mon neveu, vous me faites rire, En vantant mes anciens appas...
Gaston veut lui prendre la main. — Elle se lève et marche lentement, appuyée sur sa canne.)
132 LA FANGHONNETTE,
GASTON, la suivant pas à pas.
0 ma bonne tante , 0 femme excellente , Il faut près de vous , Tomber à genoux !
Combien votre vue Rend mon âme émue!
Puis-je de mon cœur Modérer l'ardeur?
M^ie MENDOZA.
Près de votre tante , Faible et chancelante , Beau neveu , tout doux I Et modérez-vous .' Déjà votre vue La rend tout émue.
Ménagez son cœur Trop plein de bonheur
Je veux, dans ma reconnaissance, Au moins une fois sur mon ccBur, Vous tenir...
M™e MENDOZA.
Non, non, par prudence Apaisez votre tendre ardeur...
GASTON
Un baiser est doux et facile...
Ah! dans mes bras laissez-moi vous presser!.
Mme MENDOZA, riant et march
Mon beau neveu, je suis fragile,- Et vous pourriez bien me casser !