ACTE II
Moi qui protégeai ton jeune âge.
Un soir, fen souvient-il? dans les champs du carnage Sur tes pa^i j'allai sans efiroi. ^
Pour le sauver j'avais tout mon courage. On disait que la mort avait frappé sur toi.. Mes tendres soins te rendirent la vie, Je sauvai ta jeunesse h mon amour ravie.
Il est vrai que je fus blessé...
Avec honneur en face !
Sonl, au milieu de mon camp dispersé.
De l'ennemi j'à/Irontai la menace.
Le comte de Luna, mon terrible rival.
En i^oussant son- cheval.
Sur moi s'élance, Je tombe alors frappé d'un coup de lance.
AZUCENA..
Le comte en duel, Un jour te dut la vie.
Ton bras d'un coup mortel Menaçait le cruel. Tu lui fis grâce,., oh! pourquoi donc? l'impie!»
Ma mère... J3 ne sai.
AZUCENA.
Insensé!
(A part.) Étrange pitié!...
Au milieu de la carrière 32 tomba dans la poussière.
Sous ma dague meurtrière j£' tenais mon ennemi...
Lorsque soudain d'une terreur secrète Je suis saisi...
Mon bras s'arrête...
Je frissonne... fatal instant!...
Un froid mortel glace mon sang.
Puis unç voix plaintive et tendre Du haut du ciel me fait *^,ntendre Ce cri ; Pitié pour lui!...
AZUCENA.
Ah ] le cœur du noble comte
Serait-il si généreux?
Non! pour lui je veux la hoi te Du trépas le plus affreux !
S'il t'osait encor combattie, A tes pieds il faut l'abattre,
ENSEMBLE
Que j ^ ! dague vengeresse
. ma
Frappe cet infâme au cœui I Point de grâce 1 de faibleese!
Frappe-le d'un ter .^(^ De lui je serai )
Un messager vers nous s'avance Qu'est-ce donc ?
AZUCENA^ à part.
Vengeance! vengeance!