‹ Le trouvère = Il trovatoreChapitre 18 sur 213 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

FERNAIND.

Voici l'instant du sacrifice,

LE COMTE

mais avant qu'il ne s'accomplisse, Avant Qu'elle n'ait pris le voile, qu'on renlcvei

FERNAND

Soyez prudent !

LE COMTE

Cet amour est mon rêve!

Cachez-\ous tous dans ces détours secret». Désormais^ Elle est à moi pour jamais!

FERNAND ET LES AFFIDÉS s'ëloignaut.

Allons, amis, et cachons-nous !

Sachons tromper les yeux jaloux.

Gagnons le prix promis poui* tous/

LE COMTE

Cruelle impatience!

Heure trop lente, avance !

Fuyez, périls, soufï'rance!

Je vois s'ouvrir le ciel!

En vain un Dieu sévère L'entraîne à son autel.

Tp pei'dre, ô toi si chère.

Serait pour moi le coup mortel!

FERNAND ET LES AFFIDÉS dans l'oriiore.

Allons, amis, et cachons-nous, etc.

LE COMTE

Je veux braver un Dieu sévère, A moi ce cœur, ces traits si doux f Tu m'appartiens, beauté trop tière, Et le bonheur luira pour nous l

CHŒUR DE RELIGIEUSES, en dek.*»

L'exil est sur la terre :

Pour un divin mystère, Une voix «alutaire T'appelle parmi nous.

En ce lieu solitaire Brille un soleil plus dou!i.

Daus ce séjour paisible.

Au mal inaccessible.

«4 LE TROUVÉUE.

Dieu, pour les cœurs lisible.

Prodigue sa faveur, Et sa bonté sensible fxuronne la ferveur.

Lei religieuses entrent en scène et viennent au ityjyf ** Uoi

Page 1