SCÈNE VII Les Mêmes, LE TROUVÈRE
LÉONORE
0 ciel! Manrique! est-ce bien lui!...
Il vit) il vit encore!...
Un Dieu clément t'envoie ici?...
0 toi... toi que j'adore î...
^uel feu divin rayonne en moi!...
Dieu cède à ma prière...
Descends-tu sur la terre?
Au ciel suis-je avec toi?
LE COMTE
De leur tombeau les morts parfois Quittent donc la poussière!
Pour te punir, lu vois.
Un Dieu vengeur m'a laissé sur la terre.
ENSEMBLE
LE COMIE.
L'Enfer vomit pour mon malheur Sa proie et ma victime.
Un chevalier, par sa valeur.
Déjoue ainsi le crime.
LE COMTE
Ah! si de tes jours odieux
Rien n'a rompu la trame.
Sur mon âme !
Tu vas quitter ces lieux, Spectre mystérieux l
Du ravisseur audacieux
Dieu vient briser la trame;
LE TROUVÈRii.
Et c'est lui, sur mon âme!
Qui me guide en ces iieux.
LÉONORE
Ah! pour moi s'entr'ouvreni les cie\U « ENSEMBLE.
LÉONORE
Oh! n'est-ce pas du ciel un rêve Offert à moi dans ce moment !
Merci, mon Dieu! fais qu'il s^achève.
Et mets un terme à mon tourment !
Transport d^amour! sublime extase!
Par qui mon cœur reprend espoir; Rayon divm, ton feu m'embrase...
Et je succombe à ton pouvoir!
Non, ce n'est pas une ombre, un rfeve Qui s'offre à toi dans ^e moment :
Un doux rayon au ciel s'élève.
Et Dieu pour nous est plus clément.
Transport d'amour! sublime extase!
Par qui mon cœur reprend espoir.
Rayon divin, ton feu m'embrase.
Il faut céder à ton pouvoir !