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Le ce dernier on constate la présence d'un tuber-
Fig. 3. — Guenon Patas (Cercopithecus Patas Schreb). Coll. d’Anat. comp., À. 1351. Cuspide adventice au niveau des: molaires, /saillies secondaires au niveau des incisives.
Fig. 4. — Maki à front blanc (Lemur mongoz L. var. albifrons Et. Geoff). Coll. d’Anat. comp:, 1906-4799.
cule de Carabelli en position symétrique, au tubereule disto-lingual ou hypocone et sensiblement plus développé que ce dernier,
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C'est la place naturelle du «Carabelli » chez l'homme, celle qu’il occupe lorsqu'il est bien déve: loppé formant pourainsi dire à lui seul l’angle mésiolingual de la dent.
De l'étude des espèces fossiles il résulte qu’à cette place la présence d’un tubercule en puissance est indiscutable. Nous l'y avons observé à l’état de plus
Fic. 5. — Schéma de Molaire Fi. 5.— Molaire supérieure gaude quelques espèces fossiles. che (Français, époque actuelle). 1. Protocone. 2. Paracone. 1. Tubercule Médio-lingual. 3. Métacone, 4. Hypocone. 2. Tubercule Médic-vestibulaire. 5. Protostyle, 3. Tubercule Disto-vestibulaire. &) paraconule, b) métaconule. 4. Tubercule Disto-lingual. < 5. Tuberculus Anomalus de Cara-
belli.
ou moins grand développement sur des pièces du Laboratoire de Paléontologie du Muséum que M. le professeur Boule à bien voulu nous confier. Nous l'avons rencontré sur les trois molaires du Periptychus rhabdodon du groupe des Condylarthrés, sur les molaires de l’'Arctocyon, un Creodonte de l'Eocène inférieur. Nous l'avons vu chez l’Haploconuslidearis se présenter sous une forme comparable à celle qu’il revêt chez les lemuriens actuels. Nous l'avons trouvé
chez des Primates, le Plesiadapis de l'Eceène infé- =
in
rieur ainsi que le Pseudoloris de l'Eocène supérieur. Nous avons établi une figure schématique repré-
sentant l'aspect des molaires de ces animaux. Nous
lui avons appliqué la nomenclature d'Osborn qui est celle la plus usitée pour les ‘espèces fossiles. Nous avons placé à côté la reproduction d’une molaire humaine où le tubercule de Carabelli est particulie-
rement bien développé. En faisant subir quelques
modifications au volume du protocone du paracone, du métlacone, de lhypocone et du protostyle on passe très facilement de l’une à l’autre. Cette nomenclature est d’ailleurs applicable aux molaires humaines, le protocone correspondant au lubercule médio-lingual, le paracone au tubercule médio-vestibulaire, le métacone au tubercule disto-vestibulaire, l'hypocone au tubercule disto-lingual, et le protostyle au lubercule de Carabelli auquel Cope donne aussi le nom de tubercule antéro-interne accessoire (1). ;
D'autre part si sur celte même figure schématique on supprime l’hypocone, et si on fait subir un léger développement au protostyle on obtient l’aspect de la molaire du Méniscomys rongeur de l’oligocène.(eite molaire présente la particularité remarquable d’avoir un protostyle aussi développé qu’un hypocone, et par contre pas d'hypocone,
Nous ne voulons pas terminer ce chapitre sans mentionner qu'en étudiant dans ses détails la molaire
humaine que nous avons figurée et qui est celle d’un