STATIONS MÉTÉOROLOGIQUES
Kasalinsk
Noukous
Pelro-Alexandrovsk
Tachkent
Askhabad
Bairam-Ali
Kerki
Samarcande. . . .
Tiolodnaïa Step . . .
Namangan
Skobelef
Andijan
Pamirski Post. . .
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janvier une moyenne de — 2% c'est-à-dire plus basse que celle de Samarcande.
Au point de vue de l'amplitude annuelle, le plateau du Pamir a un climat plus extrême que la plaine, à la même latitude (32° et 30°). Dans une vallée bien abritée, un peu à Touest du Pamir, Kborog, à une altitude de 2.105 mètres, a une moyenne annuelle de 8°,4; janvier donne — 8°,4, juillet 22". La température diminue lentement des vallées basses jusqu'à Khorog, et rapidement de là jusqu'au Pamir. Ce dernier a un liiver très froid dû à la radiation intense et à la stagnation de l'air froid sur le plateau, tandis que l'été y est froid à cause de l'altitude.
Sans nul doute, les sommets et les pentes des montagnes seraient plus cliauds en biver et plus froids en été que les vallées à bauteur égale.
La température diminue vite vers le nord, surtout en biver; Kasalinsk, à la latitude de Bordeaux, a une température de janvier beaucoup plus basse que celle de la côte nord de la Norvège, sous la latitude de 70" nord. En été, la diminution de la température vers le nord est beaucoup plus lente, et Kasalinsk a une température torride en juillet : elle n'est que de 1° plus basse que la moyenne de l'équateur. L'amplitude annuelle de cette station est de 36,6, la plus grande de toutes les stations du tableau.
Quant aux plaines entre ST^ et 41" nord, et à une altitude inférieure à 300 mètres, leur moyenne de juillet est de 2° à 4° plus élevée que la moyenne des mois les plus cbauds sous l'équateur.
Comme, de plus, ces plaines jouissent, pendant six mois, de températures moyennes au-dessus de 15°, la chaleur permet la culture de plantes annuelles subtropicales comme le coton, mais à développement rapide.
Pour les arbres, le cas diffère selon les points du pays. La température moyenne de janvier est au-dessous ou voisine de 0°, et les minima extrêmes sont inférieurs à — 20". Dans ces conditions, il ne peut être question de cultiver les orangers, les citroniers et les oliviers ; même des arbres supportant beaucoup mieux les froids, comme le platane oriental, le figuier, le grenadier, etc., ne réussissent pas dans la plaine; on ne les trouve que sur des terrains en pente et à l'abri des vents froids. Ainsi j'ai vu deux platanes énormes, renommés au loin, l'un dans le village de Firusa, à 35 kilomètres au sud d'Askhabad, et l'autre entre le col d'Ak-Rabat et la plaine de Chirabad, dans le sud du klianatde Boukhara.
Un terrain incliné est favorable aux plantes frileuses. C'est par des nuits claires et calmes que les gelées sont le plus à craindre : l'air froid s'écoule vers le fond des vallées et s'y accumule; c'est là qu'on a les températures les plus basses, parfois à 5° et plus au-dessous de celles des pentes environnantes.
Les agriculteurs et horticulteurs le savent bien, et se gardent de planter dans les vallées des arbres qui craignent les gelées. C'est ainsi que dans les monts Euganéens, collines volcaniques des environs de Padoue, à partir d'une certaine hauteur, on voit apparaître la verdure bleuâtre des oliviers ; mais il n'en
est planté ni dans les vallées, ni à la base des collines.
Dans le district de Louga, gouvernement de Saint- Pétersbourg, il y a de grands vergers de pommes ; les variétés de la Russie centrale y réussissent fort bien; mais les horticulteurs les plus habiles n'ont pas réussi à cultiver des variétés plus délicates, originaires de TEurope centrale et occidentale. Il n'y a qu'une exception : c'est un verger planté à mi-côte, exposé au sud ; une forêt de sapins le protège contre les vents froids, et, par temps calme, l'air froid s'écoule dans la vallée.
Non seulement pendant six mois de Tannée la température est élevée; mais il y a peu de nuages et le soleil luit presque toute la journée.
Ainsi nous avons pour deux stations de la province Transcaspienne :