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Registration éclatante aux trois groupes

id. aux cordes et bois, terne aux cuivres; id. aux cordes, terne aux bois et cuivres; id. aux cordes et cuivres, terne aux bois; terne aux cordes, éclatante aux bois et cuivres; id. aux cordes et bois, éclatante aux cuivres; id. aux cordes et cuivres, éclatante aux bois; id. aux trois groupes.

Les classes 1, 2, 3. s. sont des plus fréquentes. Les classes 4, f) et G se présentent souvent. . . fortuitement (effet non prévu par le compositeur! .. .).

C'est dans un judicieux amalgame des registres que gît tout l'art d'équilibrer l'orchestration; sous ce rapport, les dernières œuvres vvagnériennes sont admirablement réalisées, et quelques maîtres modernes, dont M. Saint-Saëns, Glazounow, E. Tinel, d'autres encore, témoignent d'ime maîtrise absolue dans l'application raisonnée des principes de la registration. Il est juste d'ajouter que les difficultés de l'orchestration wagnérienne n'ont été surmontées (]uc

11) Dans ime combinaison de deux registres, l'instrument situé dans la régiim élevée aura la [iréemlncnce. Par ex. le la' (voir la note de la p. 10) donné i\ Vunisaon par une flûte et un basson. ressortira fortement à ce dernier instrument. C'est ce qui fait que dans les « harmonies de Sommeil ^^ (scène finale de la .< Walk.vrie », K. Wagner ; part» p. «2—433) le 1' basson. Juché très haut, se détachi' désagréablement du restant de l'agrégation, laquelle résonne avcf une douceur effacée aux fllltes et clarinettes louant lians les registres moyen et grave.

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peu a peu; c'est de nos jours seulement que les effets prévus par l'auteur sont fidèlement exprimés. Certains de ces effets, disons-le en passant, sont d'essence plus poétique, dramatique ou pittoresque (tout ceci, au fond, revient peut-être au même!) que musicale. Alors. par exemple, que M. Glazounow ne vise que la sonorité idéalement belle, — c'est-à-dire sans heurts, ni étrangetés, — 'Wagner n'hésite point à employer des résonances laides quant il le faut : que l'on se souvienne des gloussements singuliers dune clarinette, d'une clarinette basse et d'un basson (tous rélégués au registre grave, en des rythmes claudicants) dans la scène entre Mime et Albéric, à l'acte II de Siegfried. Ce n'est pas beau, franchement. Mais quel merveilleux rendu des gestes rageurs que font les deux nains bancals!... Je pense que M. Glazounow n'oserait réaliser de telles agrégations qui doivent blesser ses goûts, peu portés au réalisme dramatique (l!.

Généralement, les morceaux symphoniques des débutants sont mal équilibrés. Même quelques partitions, devenues cependant classiques, sont dans ce cas : certains passages des symphonies de Beethoven. comme je l'ai déjà dit, et la plupart des pièces orchestrales de Schumann, où^^^ par surcroît, la pauvreté des oppositions ajoute encore à la monotonie; l'auteur de Maiifred emploie trop exclusivement l'orchestre en blocs massifs. — en général un quatuor de cordes redoublé tel quel par les bois et les cors, avec, très souvent, aux trompettes et trombones, de gros paquets d'accords.

Vis-à-vis d'œuvres symphoniques mal équilibrées, le rôle du chef d'orchestre est très délicat. A lui de nuance)' les groupements, de façon à établir aussi bien que possible cet équilibre, sans lequel l'œuvre exécutée ne serait qu'un chaos informe, incompréhensible. — du gâchis, de la houe sonore comme on dit.

Peu de chefs d'orchestre possèdent ce talent, — et cette patience, — de mettre debout, sans un travail cependant exagéré, des œuvres mal pondérées, ou difficiles à équilibrer. Pour l'instant, ce sont les (puvres de M. R. tStrauss qui me paraissent avoir le record des mauvaises exécutions. Ses œuvres sont très touffues et, dans le fouillis de ses combinaisons polyphoniques, il n'est pas toujours

(Ij Uappelous, i ce proiios, ce qu'a dit Uùssini :.>... Je resterai toujours inébranluhte dans mon opinion que l'art musical italien (surtout pour la partie vocale), doit être tout idéal et expressif, jamais imitatif, comme le voudraient certains philosophes matérialistes. Qu'il me soit permis de dire iiue les sentiments du cieur s'exhalent et ne s'Imitent pas. L'imitation est l'apanage, le compagnon inséparalïle et souvent l'aide principal des adeptes des beaux-arts, la peinture et la sculpture..,".

Par imilcilio}!, Rossini entend sûrement : 1° Dessin vocal serrant de prés, jusqu'au réalisme, la parole et ses inflexions: 2» Dessin instrumental (d'accompagnement) exprimant minutieusement les sentiments du personnage en vue. uu décrivant l'amhiance, — le paysage. En effet, de telles préoccupations n'ont jamais été que secondaires chez Rossini. qui sacrifiait tout à la beauté de la ligne mélodique vocale (la beauté telle que le comprenaient, à cette époque, les Italiens). N'y a-t-ii pas là une analogie avec les principes esthétiques probables d'un Glazounow?

aisé de distinguer iiuuaédiateiuent le principal de laccessoire. Till Eidenspiegel est définitivement conijiris. » assimilé -^ : son exécution est devenue aisée. De même Moii et Trdit^tif/iirafion (dont lallegro frénétique laisse encore bien à désirer cependant, comme clarté), et Don Juan, qui n'est pas dune contexturc très ardue. Mais FÀn Ihl- (lenlehen! Et la Sinfonin donirstirn.'.' . ..

J'ai indiqué, à la page 3, que l'orchestre comprend un registre iiK'llf)). qui va de sol'^ à .voP et qui s'étend au (/ran- jusqu'au ml}, au ri,iilrt;-t/rricc jusqu'au sol — '. à l'aigu jusqu'au sol^ et, au suraigu jusqu'au sor (même un peu au-delà). C'est la voix humaine qui a .servi de ba.se à la détermination de ces regi.stres. La voix humaine en occupe la région muijinni' (soprano, ténor) et (/yave (bassel Toute composition musicale se nieut, de préférence, dans ces limites; si elles sont dépassées, il y a presque toujours yedimJilmwnL soit mélodique, soit harmonique.

Les redoublements hariiioniquos i accords d'au moins •> sonsi. se disposent comme suit :

1" ].,a partie supérieure du registre médian ide xnl"' à .vo/') double, à l'octave, la |)artie inférieure de ce même registre (qui va de sol- à .-.'o/'' I ou inversement.

i" Le registre aigu (de .w/* à .-o/^'i double à l'octave, la partie supérieure du registre médian (qui va de .w/'' à .«o/').

Le registre grave peut, jusipià un certain point, concourir au redoublement du registre moyen inférie\ir. ou vice-versa.

Cette disposition n'est pas fréquente, car elle est pâteuse; on ne

l'utilise, en tout cas, qu'avec la nuance p, surtout dans la position n.

C'est généralement la basse qui se meut, seule, dans le registic grave.

(1) L'octave ImonUute) 1 ost celle tiiii part île lu iwiv lu plus «rove du Vloloiiocllp (l'Ti. part (le lu note la plus grave de l'alto. (UT 2' Interligne. M de fa), et ainsi de suite.

La basse est souvent redoublée au registre sous-grave là l'ootave inférieure, par conséquent!) Dans ce registre sous-grave, le redoublement d'accords est presque tout à fait évité (surtout à la partie inférieure, b, où elle produit de la confusion).

n.SÇSymph.

De même au registre suraigu, napparait que le redoublement dune ligne mélodique située à l'aigu (a) et non d'harmonies disposées à l'aigu comme en h.

Beethoven, S^Symph.

Il va de soi que cette règle n'est pas absolue; quelques auteurs l'ont transgressée avec bonheur, mais ce sont là des cas exceptionnels, qui demandent du tact, de l'expérience dans la réalisation.

De ce qui précède, et si l'on se reporto au tableau des registres des instruments à vent en bois, il résulte que leur disposition la plusfavorable, la plus naturelle est celle-ci :

Flûtes à l'aigu;

Hautbois au médium supérieur; Clarinettes au médium inférieur; Bassons au grave.

.;clarT p ^

V etc.

Beethoven; Ouverture ..LéonoreV

Quand les fhites descendent dans le registre moyen sourd, il y a avantage à leur adjoindre les hautbois (exemi^le ci-après, B),- pour la même raison, les clarinettes pourront s'unir aux hautbois (A).

Wagner, Ouverture „Vaisseau-Fantome" Ad. Fiirstner Berlin; Durand Paris.

Si Ion ajoute les cors à 'cet assemblage, ceux-ci occuperont une position intermédiaire, — entre les clarinettes et les bassons.

VAuagiu

1/, fl ""•]

y 4 CUr.l

tN

fyj Cors 8. a

etc.

-ir-A

Basses ^y Beethoven, î

" Symph.

^j^vj^^,4«j^,j.^

Beethoven, ,,1/éonoreV

Lv fragment ci-deBBUB du Vaisseau- Fantôme ccuitient des KpéciiiieiiK d'instruments croisés: HautlioiB et elarinettes, cors et basBon 1. (Je procédé sera examiné plus loin.

Dans la nuance forte, il est bon de ne pas écrire les clarinettes trop bas, en les mêlant aux cors; ceux-ci annihilent celles-là. Dans l'exemple suivant, la disposition à est donc médiocre, h vaut infiniment

«]pi.

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