‹ Le typhus exanthématiqueChapitre 16 sur 73 · PAU TR · texte numérisé non relu

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moins élevé du tonus du sympathique, de sympathicotonie, que possède chaque individu. Mais ce fait n’a plus la même importance quand il s’agit d’étudier la réaction à l’adrénaline, chez le même sujet, d’une phase à l’autre de sa maladie, Or, c'est surtout cette étude qui est intéressante et très démonstrative chez les exanthématiques. Les malades atteints de cette infection réagissent en genéral différemment, pendant l'infection et dans l’apyrexie, et cette différence dépend d’une manière très évidente de l'intensité de l’intoxication de l’organisme, du degré de gravité de l’infection.

Les exanthématiques, les formes légères comme les formes graves, ne réagissent pas ou réagissent moins que normalement à 1 mor. 1/, et même 2 mer. d’adrénaline pendant la période fébrile. Mais le manque complet de réaction se constate surtout dans les formes hypertoxiques.

La tension maxima n’augmente pas ou s’éléve très peu, la tension minima reste sur place, Le malade ne présente pasles phénomènes subjectifs que le sujet normal accuse après |’adrénaline: pas de palpitations, pas d’angoisse, pas de frisson ni de tremblements. Par contre les modifications du rythme peuvent se produire {1)

Le manque de phénomènes subjectifs ne peut pas être atribué à l’état de prostration du malade, car nous l'avons trouvé aussi chez les sujets dont l’état intellectuel était parfaitement intact. D'ailleurs, la sensation de palpitations et d'angoisse s'accompagne À l’état normal d’un signe objectif, un renforcement très net à la palpation de la contraction cardiaque. Or ce dernier signe manque complètement, où est très léger après l’adrénaline chez nos exanthématiques. Nous devons ajouter que la réaction manque dans les formes hypertoxiques, non seulement à 1 mer. 14, et à 2 milligrames

(1) 1i faut ajouter que les malades sur lesquels nous avons fait ces recherches n'avaient pas de ph$nomènes d'insuffisance myocardique. Une publication ultérieure démontrera la manière dont ies insuffisants myocardiques, réagissent à l’adrénaline au point de vue du rythm:, dans le typhus ou dans d’autres maladies infectieuses.

mais même à 3 et 4 milligrames, injectés à la fois. Ces derniers cas se terminent par la mort, mais le phénoméne adrénalinique se constate déjà plusieurs jours avant la mort du malade, La différence considérable qui existe dans la réaction à l’adrénaline entre les formes légères et graves, résulte surtout de l’etude de la réaction à l’adrénaline, dans le courant de la période fébrile et pendant l’apyrexie.

Fig. 29, — Forme légère dans laquelle la réaction à l’adrénaline apparaît vite après la defervescence.

@—0—+ Réaction à l’adrénaline.

Dans les formes légères la faculté de réagir à l’adrénaline reparaît vite après la défervescence, en général dans le courant de la première semaine d’apyrexie. (Fig. 29).

Elle reparaît quelquefois les premiers jours après la défervescence camme dans l’observation du malade C. I. atteint d’une forme légère (Fig. 30). Ce malade présentait une hypotension moyenne et une courbe de tension commençant à se relever déjà à la fin de la période fébrile, caractère appartenant aux formes peu toxiques de typhus. La réaction à l’adrénaline fût faibie pendant la fièvre, mais déjà le 14 ème jour elle commence a s'’intensifier et devient très nette le premier jour d’apyrexie. Si nous mesurons le degré de réaction d’après la

plus grande différence de tension maxima, en comparant le chiffre obtenu avant et après l'injection, nous voyons que lhypotension maxima adrénalinique fût d’un em. le 11-ème jour, d’un cm. 11e 2-ème de 2 cm.—2 cm. :/, le 14-ème et 15-ème, de 4 cm.#/, le 16-ème jour

Mais, la plupart du temps, pour obtenir le maximum de réaction à l’adrénaline après la défervescence il faut attendre plus longtemps, 5 à 6 jours d’apyrexie.

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