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fibres nerveuses qui correspondent chez l’homme au nerf de Cyon du lapin, comme centre le noyau du pneumogastrique. Ce reflexe a pour rôle d’entretenir un certain équilibre de la tension artérielle, de la diminuer quand, pour une cause ou pour une autre elle tend à augmenter. Or, le ralentissement correspond en général à un moment où la pression artérielle s'elève à cause de l’adrénaline. L’hypertension adrénalinique provoque au niveau de la paroi cardiaque et aortique le réflexe dépresseur, qui tend à abaisser la tension artérielle, mais qui en même temps, par la voie centrifuge du pueumogastrique, ralentit le coeur. Selon que l'excitation du sympathique ou le reflexe dépresseur prend le dessus, il s'ensuit une accéleration ou un ralentissement du rythme: c’est à cela que nous attribuons ces phases alternatives de rythme tachycardique et de rythme ralenti après l’adrénaline.
On observe encore très rarement des extrasystoles à la suite de l'injection d’adrénaline chez l’homme normal. Elles sont le résultat de l’excitation des centres cardiaques situés audessous du noeud sino-auriculaire, centres hétérotopes, qui donnent naissance aux contractions anormales. L’adrénaline possède la proprieté de stimuler ces centres.
3. Phénomènes vasculaires. U faut prendre la tension artérielle très souvent dans le courant de l’épreuve, et surtout les premières 20 minutes après l’injection, à chaque minute ou à chaque 2 minutes. On observe chez l’homme normal dans les premières 20 minutes après l’injection une élévation notable de la tension artérielle maxima, Le degré d’hypertension est variable d’après les cas : elle varie de 2 à 6 cm.La tension minima reste souvent sur place; dans d’autres cas elle s’élève d’une manière manifeste et cela surtout quand l'hypertension maxima est pronnoncée.
Le mécanisme de production de l'hypertension adrénalinique est le suivant: l’adrénaline est une substance qui agit d’une manière élective sur le système sympathique et son action sur les vaisseaux est la même que celle de l’excitation des filets vasculaires sympathiques. Or, lexcitation du sympathique provoque une vasoconstriction à la suite d’une exagération de la
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contractilité des fibres lisses de la paroi vasculaire. Il s’ensuit une augmentation de la résistance périphérique qui a pour conséquence l’hypertension. Il est certain que le renforcement de la contraction cardiaque a sa part d’action dans la hausse de la tension artérielle, mais le facteur cardiaque est moins important que le facteur vasculaire. D'ailleurs l’hypertension persiste après que l’action cardiaque a passé.
En ce qui concerne le point précis où agit l’adrénaline, il est certain actuellement, après les recherches de Lewandovsky et Langley, de Brodie et Dixon que cette substance porte son action sur le point d’union des fibres nerveuses sympathiques t de la fibre musculaire lisse. Les recherches de ces auteurs ont démontré, en effet, qu'après la section et la dégenerescence complète consécutive d’un nerf, l’adrénaline continue à agir sur la paroi vasculaire. Or, le centre trophique de ce point d'union, dénommé jonction neuro-musculaire (neuromuscular jonctionai tissue), réside dans la cellule musculaire et non pas dans la cellule nerveuse. C’est ce point d'union neuromusculaire qui entretient le tonus vasculaire, dont le degré plus ou moins grand d’excitabilité fait varier le calibre des vaisseaux périphériques, et par suite la tension artérielle.
Nous devons attirer l'attention sur plusieurs faits importants. Nous faisons notre épreuve avec la dose d’un miliscrame et demi ou de deux milligrarmnes d’adrénaline. Avec ces doses la réaction est constante chez le sujet normal. Aves un milligrame, Ou moins, la réaction est inconstante chez le sujet normal : chez les uns les phénomènes sympathiques sont manifestes, mais chez d’autres ils sont inappréciables. La dose d’un milligramme sert pour diagnostiquer l’état de sympathicotonie du sujet. Pour ce diagnostic il ne faut pas dépasser un milligrame, car avec 1 milligr. et demi et 2 miligrames n’importe quel individu normal réagit, tandis que pour notre épreuve il faut faire d'emblée au moins 1 milligr. et demi. Nous essayons en général avec un milligramme et demi et, si nous n’obtenons pas de réaction suffisante, nous poussons jusqu’à 2 milligrammes. Si même aves ces doses la réaction est nulle,
nous arrivons à 2 milligramme!1/,, 3 et même 4 milligramines. Nous aprécions de cette manière le degré de réaction vasculaire à l’adrénaline.
Nous attirons encore l'attention sur le fait que, pour obtenir la réaction, il faut injecter sous la peau la solution au millième telle quelle, non diluée: lPadrénaline diluée dans du sérum ne provoque presque aucune réaction cardiaque, vasculaire ou subjective.
Pour apprécier les effets de l'injection à l’adrénaline il faut procéder de la manière suivante. On fait coucher le sujet et on pose le brassard du sphygmomanomètre sur le bras; on prend plusieurs fois, à quelques minutes de distance, la tension. On note les chiffres de la maxima et de la minima, ainsi que les oscillations de l'aiguille oscillométrique, obtenus la dernière fois. On compte aussi plusieurs fois le rythme et on note le dernier chiffre trouvé. On fait une injection souscutanée d’adrénaline et,immédiatement après, on procède à la constatation de ses effets. On compte le rythme, on prend tout de suite après la tension. Une fois cette opération flaie, on recompte immédiatement le rythme, et ainsi de suite pendant une vingtaine de minutes. Après ce laps de temps on peut prendre la tension et compter le pouls à des intervalles plus longs, toutes les 3, 5 ou même 10 minutes. Mais on garde le malade sous observation et le brassard sur le bras, en notant aussi tous les phénomènes subjectifs, pendant une heure et demie à deux heures. Il est très important de travailler rapidement les premières vingt minutes car les modifications dues à l’adrénaline, et surtout celles du rythme sont très fugaces; nous risquons de les méconnaître si nous faisons Îles examens du rythme et de la tension à des interval les trop longs.
Nous voyons de tout ce qui précède que l'adrénaline à forte dose, dans la solution au millième, provoque constamment chez l’homme normal une réaction. Mais le degré de cette réaction est variable d'un sujet à l’autre; le facteur important qui détermine cette variabilité est le degré plus ou