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plusieurs observations de ce genre. Le traitement peut être d’ailleurs continué pendant longtemps sans aucun inconvenient.
L'état du malade s'aggrave surtout vers le millien de la seconde semaine, la leucocytose augmente rapidement, et c’est en ce moment que nous avons commencé notre traitement chez une partie de nos malades. Quelques injections de chlore ont vite fait baisser la leucocytose en même temps que l’état du malade s’est amélioré. Eu regardant alors la courbe de
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la témperature et celle de la leucocytose, on a l'impression que cette dernière a diminué parce que la températurè est tombée et non pas à cause du traitement, C'est une erreur et cela pour plusieurs raisons,
La leucocytose tombe, en effet, avec la défervescence même sans aucun traitement quand elle n’a pas dépassé 20.000, elle tombe d’une manière exceptionelle sans traitement chloré si elle à dépassé ce chiffre; mais nous ne l’avons jamais vue
tomber quand elle avait dépassé 30,000 sans le traitement chloré.
De 15 malades présentant une leucocytose sanguine de plus de 30.000 et non traités par le chlore aucun n’a guérit, tandis que des 15 malades ayant une leucocytose de plus de 30.009 traités par notre méthode nous n’avons perdu qu’un seul. Soit 6°/, au lieu de 100°/, de mortalité. Si on n'intervient pas par le chlore, la déjervescence peut se produire, mais l’état du malade s'aggrave de plus en plus, en même temps que la leucocytose augmente, pendant l’apyrexie et jusqu’à la mort. Chez des malades analogues traités par le chlore, au contraire, le nombre de leucocytes descend dès la première injection de 30, 40, 60 et même 100 miiles leucocytes, à des chiffres plut petits, arrivant en quelques jours à la normale et le malade guérit, Ce n’est donc pas la défervescence qui fait baisser la leucocytose, mais bien le chlore.
Nous possédons d’un autre côte de nombreuses observations dans lesquelles nous avons commencé le traitement à l’eau physiologique chlorée après la chute de la température. Nous avons toujours trouvé dans ces cas une leucocytose dépassant de beaucoup 20.000. Le malade s’est vite amélioré et la leucocytose à atteint rapidement les limites normales après quelques injections (Fig. 66). Nouvelle preuve, par conséquent, que ce n'est pas la défervescence qui est la cause de cette baisse dans la leucocytose.
Un troisième fait enfin qui nous conduit à affirmer d’une manière certaine que c’est bien le chlore qui fait baisser la leucocytose et qu'il ne s’agit pas d’une simple coïncidence, cest la courbe leucocytaire chez les malades traités d’une manière intermittente par notre méthode. Au commencement de nos essais thérapeutiques, le manque d'appareils suffisant pour appliquer notre méthode dans tous les cas graves, nous faisait abandonner trop tôt un malade qui avait été amélioré par le traitement pour pouvoir appliquer la méthode dans d’autres cas désespérés. Mais l’amélioration n'était que passagère car le traitement n'avait pas été complet et les phé-
nomènes d'intoxication recommençaient le lendemain, menaçant la vie du malade, en même temps que la leucocytose, descendue sous l'influence du chlore à 12 ou 15 milles, remontait au-dessus de 20.000, et cela indépendamment de la courbe thermique. :
Nous avons vu par exemple un cas, et le nombre des malades de cette catégorie est plus grand, où nous avons commencé le traitement le 13-ème jour, alors que la leucocytose étäit à 46.000 et qui présentait un état très grave. Nous faisons une première injection le 13-ème
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jour, le malade s’améliore le landemain et la leucocytose baisse jusqu’à. 13.000. Nous abandonnons le malade qui était entré dans l’apyrexie et nous ne lui faisons plus le traitement pendant deux jours. Mais le 18-ème jour son état s'aggrave de nouveau et la leucocytose remonte, malgré l’apyrexie, jusqu’à 27.000. Deux injections successives de la même dose de chlore sauvent le malade, en même temps que le nom-bre de leucocytes diminue de nouveau à 16.000, 11.000 et 6 ON0.
Cette observation, ainsi que plusieurs autres semblables, (fig. 68, 69, 70), démontrent d’une façon péremptoire que les
modifications de la leucocytose sont bien dues au traitement et ne dépendent nullement de la courbe thermique. Elles nous semblent prouver que l’évolution de la leucocytose, qui marche toujours de pair avec l'état général, est d’une précision presque mathématique et ne permet presque jamais d’erreur. D'ailleurs, nous avons vu la leucocytose baisser par le chlore en pleine periode fébrile, loin de la défervescence, ce qui constitue une preuve de plus en faveur de cette dernière hypo-
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thèse (fig. 68, 71, 72, 73). Nous devons ‘ajouter que dans les cas où l’état grave du malade, ainsi que la leucocytose, indiquaient un traiement urgent au commencement de la seconde semaine, c'est à dire 5 à 7 jours avant la défervescence, la baisse de la leucocytose n’a pas toujours étè si rapide. Elle suivait souvent une courbe plus lente et tombait à la normale plus tard (fig. 73). Ceci provient du fait que l'élaboration de la toxine exanthématique continue pendant la période fébrile
et il est plus facile de désintoxiquer l'organisme dans l'apyrexie que pendant la période infectieuse de la maladie.
il est intéressant aussi d'examiner la courbe de la leucocytose dans les cas — excessivement rares d’ailleurs — où le chlore n'a pas agi. Chez ces malades on n’observe qu'une amélioration passagère dans l’éat général et la leucocytose ne baisse preque pas. Elle se maintient jusqu'à la mort autour de chiffres assez élevés. Une baisse de la leucocytose après le chlore
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Fig. 70.
annonce presque toujours une amélioration ‘dans létat du malade et nous fait poser un bon pronostic. Mais quand après plusieurs jours de traitement on ne remarque pas une amélioration sensible du nombre des leucocytes, le pronostic est grave. Ce sont là autant de faits démontrant une fois de plus que, de même que la disparition des autres phénomènes toxiques,
la baisse de la leucocytose n'est que le résultat de la MES toxication de l’organisme.
Mais il arrive quelquefois que malgré que la leucocytose baisse, l’état s'aggrave et le malade meurt. Il s’agit en général dans ces cas d’association d’une septicémie secondaire, d’une streptococcie la plupart du temps.
Nous avons appliqué notre méthode aussi dans quelques cas graves dont la leucocytose ne dépassait pas 20.000. L’intoxication de l'organisme ne portant pas chez tous les malades uniformémment sur tous les organes, nous avons eu des
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ças dans le traitement qui ne présentaient pas de leucocytose très accentuée, mais chez lesquelles l’état général très grave commandait le traitement par le chlore. Ces cas sont plus rares, car la plupart du temps la Jeucocytose monte au-dessus de 20.000. Chez ces malades aussi la leucocytose baisse jusqu’à la normale, Dans les publications de Vignal et Théodoresco, Alexandresco, Stoënesco nous trouvons des cas analogues.
La formule leucocytaire présente des modifications des plus intéréssantes après les injections d’eau physiologique chlorée. Elle revient vite à la normale, Nous avons vu dans un autre chapitre que le typhus, surtout les formes hypertoxiques, se caractérisent entre autres par une modification très importante de la formule: on trouve la plupart du temps une mo-
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mononucléose absolue très pronnoncée. Nous avons suivi quotidiennement chez tous nos malades la formule leucocytaire et nous avons vu des changements d’un jour à l’autre de la formule, qui revient petit à petit à la normale.
Pour ne donner qu’un seul exemple (1) la formule était dans un cas à 790/, de mononucléaires avant le traitement. Le rapport tombe le leïdemain de la première injection à 459/, et après deux jours à 32°/,, en même temps que le nom-
(1} Voyez les observations de la fin de ce livre.
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bre total des leucocytes tombe de 46.000 à 24.000 et 10.000. Les cellules plasmatiques, très nombreuses surtout dans les formes hypertoxiques, diminuent du jour au lendemain et disparaissent en quelques jours. Ou arrive après quelques jours de traitement à une leucocytose et une formule leucocytaire relative et absolue normale,
Comment peut-on expliquer l’action du chlore sur la leucocy -
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