VE RAISON
Pa ese He.
Fig. 89.
le 13-ème jour fait remonter le 14-ème jour la leucocytose,. qui baisse de nouveau après une nouvelle injection. La courbedes cellules plasmatiques suit les mêmes oscillations (fig. 89).
E. Formes hypertoxiques traitée par le chlore. Mort par septicémie secondaire.
Les complications par associations microbiennes sont plus. rares chez les exanthématiques traitées par le chlore, mais elles ne sont pas exclues. La plus grave est la sépticémie se-condaire qui est provoquée dans la plupart des cas par le streptocoque, seul ou associée au protée.
La première observation est celle d’un exanthématique qui entra dans le service dans un état très grave. Le chlore a donné dans ce cas un résultat des plus brillants, maïs le malade a fait, quelques semaines après, un phlegmon amygda-lien à streptocoques et une septicémie consécutive à strepto-coque et protée.
La seconde observation concerne un malade de forme grave de typhus exanthématique, qui fit a la fin de la période fébrile une septicémie streptococique secondaire qui l’emporta en: quelques jours. Le malade n’eut pas le temps de faire des localisations de sa septicémie. On voit dans ce cas la leucocytose baisser mais le malade est mort quand même par le. fait de la septicémie. Il est a remarquer Que dans plusieurs. autres cas semblables, la septicémie commencée à la fin du. typhus exanthématique, tue rapidement le malade sans aucune. localisation et sans même beaucoup de réaction thermique. Ce fait s'explique par le peu de résistance du sujet.
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Lee we We:
Obs. XIX. — T. M., 36 ans, entre dans le service le 5-ème jour de sa maladie. Exanthème plus pronnoncé sur le dos. Conjonctives injectées, langue humide, saburrale. Râles de bronchite. Rate a peine percutable. Adynamie.
6-ème —7-ème jour. Temp. 38*—40". Prostration de plus en plus intense, intelect voilé. Vasodilatation pronnoncée de la face ét injection plus intense des conjonctives. Langue sèche. Pouls 120, tension 9'/,—6.
Leucocytose sanguine le G-ème jour . . 22.800. Mononucléaires . . . 49°/5 (10927).
Polynuclédiréss. 0 ST jo (11572).
Cellules plasmatiques. 446.
8-ème jour. 39:—395. État général très mauvais, intellect très voilé, extrémités cyanosées et froides, figure vultueuse et conjonctives excessivement injectées,; langue très sèche. Ponction lombaire: liquide xanthochromasique, léger caillot. Forte réaction cellulaire (mono-et polynucléaires, hématies). Urine sans albumine (1200).
Leucocytose sanguine . . + 47.400.
Mononucléaires . . . 82°/o (38394).
Polynucléaires. . . . 18°) (9006).
Cellules plasmatiques. DEL
l-ère injection d’eau roue chlorée de 500 cmc. 4 C1l°/.
9-ème jour. 395—40:. Meilleur état général, le malade est plus réveillé. Les extrémités sont chaudes et moins cyanosées. La langue est encore sèche. Urine 1200 cmc. sans al-
bumine.
Leucocytose sanguine . . . 24.200.
Mononucléaires . . . 29°) (7076).
Polynucléaires. + . + 71°/o (17162).
Cellules plasmatiques 857.
Il-ème injection d’eau physiologique chlorée de 500 cmc. à 0.04 Cl°/..
10-ème —11-ème jour. Temp. 395 et 404. État général et nerveux meilleur. Extrémités chaudes. Langue humide. Pouls 100—104. Tension artérielle 9—6. Le liquide céphalo-rachidien est encore xanthochromasique. Noguchi. positif, quantité totale totale d’albumine très augmentée. Réaction cellulaire très intense: mononucléaires,. cellules plasmatiques, polyau-: cléaires, nombreuses hématies.
IIT-ème injection d'eau physiologique chlorée de (500 cmc. | | | A DUrCp,. Se © 12-ème jour. 37530. Bon état t général. Le malade est
complètement réveillé.
Leucocytose sanguine... . 11.200.
“’ Mononucléaires . + . 6r°/) (6.832).
…Polynucléaires . ‘" . 39/1 (4 366).
Cellules plasmatiques . 112:
‘Malgré le’bon état général, l'état xanthochromasique du liquide la ‘veille, la réaction mononucléaire intense dans le sang, ainsi que le faît que le maladé n'était qu’au 12-ème re de sa en nous An à en io ue -uné,.:
TEOFE
à 0.04 Cl‘,
13-ème—15-ème jour. La défervescence se produit le 15-ème Jour, l’état général est très bon, le liquide céphalorachidien se décolore petit à petit. La leucocytose tombe le 14-ème jour à 95000, avec une mononucléose de 57°/, (2850), 43°/, de polynucléaires (2150) et 150 cellules plasmatiques par m. m. cube. Nous supprimons tout traitement à l’eau chlorée. Je dou monte le 16: ème jou à PU
Tes VE. ) f - HE
«Mn are Po ui . 3.246). e Polynucléaires à. .: “Lo res ” Cellules pläsmatiques . 270.
Le malade’ ést Ro -de danger, le- ie est à à 84 et la tension artérielle à:11—71/.: no s :
Le :maläde::est; a jusqu sue, 21-ème : jours, dâte: à lequelle il fait une amygdalite phlegmoneuse : température 38°. Le plegmon. s'ouvre spontanement le 26 ème jour et la température qui était arrivée les jours précedents jusqu'à -396; tombe à 375. Mais le malade‘ de utle” complication laryngée ; l'examen daryngoscopiqué fait ‘parc M2 lerDr: Solomonovici démontre, un certain degré d’oedème arythéno-epiglottique, Les jours suivants la température oscille entre 39% et, 40°, frissons. L’hémoculture pratiquée, lé 28- -ème jour démontre la présence dans le sang du stréptocoqué et d’un protée. Les jours suivants le malade fit à tous les-points de pk-du coude où nous avions pratiqué les injections de chlore une lymphangite qui se termina par la suppuration. Le pus contient le strepcoque. ie
31-éme jour. Lymphangite erysipélateuse de la face. La leucocytose est remonté le 29-ème jour à 235.400. La malade continue à febriciter encore pendant trois semaines et succombe à son infection streptococcique.
Conclusions. Cas très grave du typhus exanthématique, car déjà à la fin de la 1-ère semaine l’état général est très mauvais. Le 6-ème jour déjà, la leucocytose monte à 23.300 et 48 heures après à 47.000. Elle indique la précocité des phénomènes d’intoxication. La langue se dessèche, les extré. mités sont froides dejà le 8-ème jour et le malade est presque complètement inconscient ; l’état général est très mauvais. La tension artérielle . basse, car au Riva- Roci la maxima est à 9 et là maxima à 5‘/,. Le liquide céphalo-rachidien, enfin, nous démontre” un état très grave : xanthochromasie intense, coagulation du liquide, présénce de polynucléeires et d’ Hématies, à côté des mononucléaires. APE : |
“Le première injection produit une amélioration sensible- déjà le lendemain, lé malade est plus réveillé, les extrémités ! ‘sont chaudes !'et moins cyanosées. Cette amélioration coincide avec une baissé’ de’ la leucocytose à 54.200. Nous Pratiquons une sétonde ét' unn troisième injection és 2 jours suivants. L’amédiorätiof-continte ét‘là malade est complétement réveillé après
3 jours de traitement. La leucocytose est tombée à 11.200 le 12-ème jour. Malgré le bon état genéral, la forte réaction cellulaire et la xanthochromasie encore intense du liquide céphalo-rachidien, ainsi que le fait que le malade devait passer encore 3 jours de fièvre, nous conduisent à faire une dernière injection de 350 cmc. d’eau chlorée. Elle fit tomber la leucocytose à 5.000 ; mais la courbe augmenta de nouveau à 9.000 après la suppression du traitement. (fig. 90) Le malade était hors de danger déjà Le 16-ème jour.L’évolution de la formule leucocytaire n’est pas moins intéressante. D'une mononucléose à
TlI ES. à 9 5 4 4 0 45 & 40 0 & à w 4 1) ds W L ap 18 46 0
Dis
Fig. 00.
49°/, le 6ème jour, les mononucléaires arrivent à 81°), le- 8-ème jour, en même temps que la leucocytose augmente de: 22.300 à 47.400. Le lendemain de la première injection les. mononucléaires tombent à 29°/, et le nombre total des leucocytes diminue de motié. La formule leucocytaire relative remonte à 61°, de mononucléose un jour après avoir supprimé le chlore, mais le nombre absolu de ces cellules par m. m, €, à Continué à diminuer. La formule arrive petit à. petit à la normale les jours suivants après une dernière injection. Les cellules plasmatiques persistaient encore en petit
__ 469 nombre le 16-ème jour. Dans ce cas nous n’avons pas observé leur disparition complète, car nous n'avons pas suivi la formule au delà de la défervescence. On constate dans cette observation une baisse très nette de la leucocytose dejà le 9-ème jour, c'est-à-dire en pleine période fébrile. Or, nous n’avons jamais rencontré de cas de typhus où la leucocytose dépasse le chiffre de 20.000 et où elle baisse en pleine période fébrile, bien avant la défervescence. Dans ces cas, au contraire, la leucocytose continue à augmenter jusqu’à la fin de la seseconde semaine et pendant l’apyrexie. Il faut comparer pour se convaincre la figure d’un cas semblable avec le tracé de ce malade
La tension artérielle monte après la chlore, malgré la gravité du cas, de 9—53:/, à 1127 déjà le 14-ème jour, ce que nous n’avons jamais remarqué dans les formes hypertoxiques non traitées. Dans ces dernières formes la tension se maintient basse encore longtemps pendant l’apyrexie et jusqu’à la mort.
L'état du liquide céphalo-rachidien indique aussi un pronostic très grave: un état xanthocromosique si intense indique presque toujours un pronostic mortel. Le traitement par le chlore guérit le malade et le liquide se décolore, en même temps que les autres modifications disparaissent progressivement, Le malade pouvait être considéré comme hors de danger déjà le 16-éme jour, l'état général était très bon, le malade reprenait vite pendant la couvalescence. Mais le 25-ème jour, un phleomon amydalien à streptocoques fit remonter Ja température et fût le point de départ d’une septicémie streptococique mortelle. La leucocytose qui était tombée par le traitement jusqu'à 5.000 et 9.000, remonte le 29-ème jour à 23.400. Un fait intéressant est la localisation du streptocoque du sang (trouvé 2 jours avant par l’hémoculture) aux points où nous avions pratiqué les injections de chlore. Le chlore produit quelquefois une certaine induration de la paroi veineuse. Ce traumatisme local a provoqué une localisation du streptocoque circulant dans le sang. Il est à noter que les premiers phénomènes lymphangitiques apparurent après le phlegmon amyg
dalien’et . -après avoir in ne. le streptocoque dans Je sang. . AC ©
Cette observation. nous - io que, si ee en par association microbiennes. sont..plus rares après le traitement par.le chlore que. chez tes: exanthématiques non fraiiés, elles ne Bic pas exclues. Le. traitement, par. le chlore. à.guér
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le a. mais n’a. pas. empêché F production du phlegmon amygdalien et de las septicémie consécutive, Mais il faut dire aussi que. la mort. par complications est rare dans le typhus et que le gros: de la mortalité dans cette maladie est provoquée par. l'intoxication exanthématique elle-même, Or c’est cette dernière qui est enrayée par notre methode. :
Obs. XX.—C. C. de 36 ans, entre dans le service le 6-ème jour de sa maladie. Forme hypertoxique de typhus. Pendant tout le courant de la période fébrile le malade présente un assez bon état général et la leucocytose est à 7200 le 12-ème jour.
Mais vers le fin de la seconde semaine l’intellect se voile, le malade commence à avoir de la carphologie. La langue devient très sèche, les extrémités commencent à se cyanoser et à se refroidir. La leucocytose reste encore a 9.000 le 16-ème jour, mais elle monte à 31.800 le 18-ème jour (forte mononucléose, de très nombreuses cellules plasmatiques).
Le liquide céphalorachidien est fortement jaune à ce moment, il coagule et contient beaucoup de polynucléaires et d’hématies, à côté des mononucléaires et de cellules plasmatiques. Les extrémités sont plus cyanosées le 18-ème jour, l’exanthème avait pris le caractère franchement hémroragique, quand nous commencons le traitement à l’eau physiologique chlorée. La leucycytose baisse vite à 14.200, 16,6000, enfin à 8,000 (fig. 91). Mais le malade continue à avoir un peu de température irregulière pendant cet intervale et meurt d’une septicémie streptocociqué, constatée par l’hemoculture et sur les frottis de tous les organes à l’autopsie (faite ‘/, heure
après la mort).
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F. Travaux sur la méthode antitoxique.
1°. C. Alexandresco. L'eau physiologique chlorée dans Le traitement des formes graves de typhus exanthématique lassy 1918.
2°, Dr. Vignal et M. Théodoresco. 7raitement antitoxique (méthode Daniélopolu) des formes graves de typhus exanthématique, 1assy, 1918.
3°. Dr. Cociu. Observation de forme hypertoxique de typhus exanthématique guérie par l’eau physiologique chlorée.
41, P. Stoënesco. 7raitement des formes graves de typhus exanthématique par l'eau physiologique chorée en in- Jection intra-veineuse.
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Leu physiologique ee ds le traitament dé formes graves de typhus FRantRénAaus eu
2 Ti Pre par. ES He De Her di VER ETES a De AÂLEXANDRESCO - 5 SAIT
Médecin chef de l'hôpital de contagieux Elena-Doamna de H&ÿ ai : Assistant de De LA Marcoutza de Bucarest.
- Au mois sa Ton 1917, D aniélopolu fit connaître a la Su: aéré médico-chirurgicale du Front russo-roumain de Jassy une méthode dé traitement antitoxique du typhus qui lui a permis de diminuer considérablement la mortalité dans cette infection. L’auteur avait antérieurement exposé devant la même Société toute une série de recherches sur le sang, le liquide: céphalo-rachidien, les -phénomènes d'insuffisance surrénale, etc., Qui l'ont conduit à atribuer une grande impôrtance à l’intoxication de l’organismé dans la production deka mort des exanthématiques. La fiévre ne dure, en effet,. que 15 jours, mais dans les formes graves les phénomènes toxiques, qui commencent dans le courant de la seconde semaine, s’agravent pendant l’apyrexie, malgré la chute! dé la temperature. Les malades meurent intoxiqués: il faut donccombattre l’intoxication dans le typhus, Qui ‘n’existe d’ailleurs. que dans les formes dénommées par l’auteur hypertoxiqués,
L'auteur ñ emploie sa méthode que dans les formes hyp ertoxiques, caracterisées par des phénomènes nerveux très intenses, de la cyanose des extrémités, des modifications très: importantes du liquide céphalo- -rachidien, une hypotension arterielle marquée, une hyperleucocytose augmentant progres- Sivement à mesure que les phénomenes toxiques s’accéntuent. La leucocytose sanguine est, de tous ce signes, le plus im--
portant. Tandis que dans les formes légères la courbe leuco- -Cytaire ne dépasse pas 20.000 leucocytes par m. m. c. et suit -celle de la température, elle dépasse dans les formes hypertoxiques ce dernier chiffre et suit une courbe ascendante malgré la defervescence pendant l’apyrexie et jusqu’à la mort. Elle arrive au chiffre de 30, 40, 60, même plus de 100.000.
L'auteur a démontré que dans les cas où la leucocytose dépasse 20.000, la mortalité est de 92°/,; quand elle dépasse -30.000 elle indique un pronostic presque toujours mortel. C'est dans des cas de ce genre, qui donnent sans aucun traitement une mortalité de ne que Daniélopolu est arrivé a la réduire à 3°/0.
: Après une longue série de recherches’in vitro et sur les animaux sur plusieurs produits chlorés, notamment l’hypochlorite de soude et l’eau chlorée fraîche, Danielopolu s'est arreté à l’eau physiologique chloréé, contenant 0,04—0,05 -chlore et 0,65 ctgr chlorure de sodium pour 100. Cette solution conserve parfaitement les éléments du sang et est très bien supportée en injection intra-veinense à raison de 500 cc. une .ou deux fois par jour, plusieurs jours de suite. La solution est injectée à l’aide d’une ampoule accrochée au mur, à laquelle on adapte un tube en caoutchouc, terminé par une aiguille en platine qu’on place dans une des grosses veines du pli du coude. La solution s’écoule goutte à goutte dans Tespace de 15 a 45 minutes. La solution doit être fraîche. L’eau chlorée est préparée en faisant passer un courant de chlore dans l’eau distillée et diluée ensuite avec de l’eau salée pour obtenir le titre voulu (dosage par la solution titrée d’hyposulfite de soude).
Cette solution n’a, d’après les constatations de l’auteur, aucune action antiseptique intrasanguine, ou très legère, du moins dans le typhus. Mais son acfion antitoxique est des plus nettes. Il explique: cette: dernière action .par le pouvoir oxydant du chlore ou, plus précisement, des composés albumineux chlorés qui doivent se former dans le sang avec les albumines du plasma.
Convaincu de l'importance du facteur intoxication dans le typhus exanthèmatique, j’ai éssayé pendant l'épidémie civile de 1917 /a snéthode de Damélopolu dans les formes très graves de cette infection. Mes premières recherches portent sur 8 (huit) exanthématiques, chez lequels j’ai commencé mon traitement, d’après la méthode de l’auteur, c’est à dire, pas dès le commencement de la maladie, mais au moment où les
phénomènes toxiques devenaient allarmants (dans le courant de la seconde semaine).
J'ai entrepris en premiere ligne une série de recherches. sur la leucocytose sanguine dans un grand nombre de cas légers et graves de typhus. Les différences entre la formelégere et grave sont très nettes et confirment pleinement les. résultats de Daniélopolu: courbe leucocytaire supperposéeà la courbe thermique et chiffre modéré de leucocytes dans. les formes légères ; courbe ascendante, dépassant 20.000 et continuant a monter après le 15-ème jour, malgré la défervescence, pendant l’apyrexie et jusqu’à Ja mort dans lesformes hypertoxiques.
Obs. I. Chez le malade. P. D. de 46 ans, qui est entrémon service dans un état très grave, la leucocytose est montéeà 48.000 et le malade est mort.
Obs. II. Le malade I, V. de 34 ans, avait au commen:cement de la maladie 7000 leuc. par m. m. c.; maïs la leucocytose monta après trois jours a 27.000 et le malade est: mort.
Obs. IIL. et IV. Le malade G. M. de 56 ans présenta avant sa mort une leucocytose de 47.600 et un autre, M. M. qui: a été envoyé mourant dans mon service avait une leucocytose de 28.6000 (1).
Tout comme l’auteur de cette méthode j'arrive à la con-clusions que le pronostic est très grave quand la leucocytose a dépassé 20.000. Mais une leucocytose de moins de 20.000n’est pas toujours d’un bon pronostic, car j'ai vu, comme Daniélopolu d’ailleurs, des sujets qui sont morts avec uneleucocytose ne dépassant pas ce dernier chiffre.
C’est parmi les formes les plus graves, surtout des gens. au dessus de 40 ans (gravité exceptionelle) et parmi ceux. qui présentaient une grand leucocytose sanguine qui j'ai choisi mes cas à traiter par le chlore. Les phénomènes cliniques. indiquent déjà un pronostic des plus graves : prostration in-tense et précoce, inconscience complète, carphologie, extrémités cyanosées, quelquefois hoquet et convulsions. Si nous:
(1) Ces quatre observation concernent des cas où nous n'avons pasappliqué la méthode antitoxique. |
:ajoutons à cela la xanthochromasie intense du liquide céphalorachidien, qui indique d’après Daniélopolu un: pronostic presque toujours morte], une hypotension artérielle très intense et une leucoc;tose de 30 a 63.000 leucocytes par m.m. “C NOUS complétons le ableau de la forme nee qui se ‘términe presque fatalement par la mort. 1
‘Pai suivi la technique de l'auteur en faisant une à deux sifeétionts tous les jours jusqu’à la disparition complète des phénomènes toxiques. Notré Solution contenait 4 à 5 centigrammes de chlore et 65 centigrammes de sel pour “100 (cent) CID Ge d’eau distillée.
J'ai suivi chaque jour pendant le traitement la courbe de ‘la leucoëytose chez tous mes malades. Je donnerai à titre d'exemples et en résumé deux des mes observations:
Ds. "UT Cr :
Obs. I.—L. I, 55 ans, entre dans le service vers là fin de la seconde semaine fébrile, dans un état des plus gravés: “incohscience complète, délire, cyanose généralisée plus pronnoncée au niveau des extrémités inférieures, pouls 132 avec 25 extra-systoles par minute. Leucocytose sanguine 26.000. Je commence les injections d’eau physiologique chlorée. Je constate une’ grande amélioration dejà 48 heures après le début du traitement. L’état général s'améliore de plus en plus, la cyanose disparaît; l’état cardiaque devient meilleur. “La leucocytose oscille pendant trois jours autour du même chiffré, dépasse le surléndemain 30.000, mais finit par descendre le 4-ème jour de traitement à 12.000. Le malade a subi trois injections d’eau physiologique’ chlorée.
Obs. IT. — N.S, 48 ans, entre à l'hôpital dans un état très grave vérs le 12-ême jour dé sa maladie. Signes d’into“ xication grave de l’organisme: cyanose intense des extrémités inférieures et supérieures, pouls, petit, filant, arythmique, in- «conscience complète, agitation, sonbresauts tendinetéx' étcar” phologie. Liquidé -céphalo- ‘fachidien” ‘jaune. La leucocÿtose monte versile 13-ème jour à 63.000. Je éommence les injections ‘quotidiennes d’eau physiologique chlorée. Le mälade's’améliore vite ; il'se réveille, commence à répondre aux’ que“ stions' qu’on lui pose, les extrémités se réchauffent et reprenent ‘leur -“éouleur normale, là éarphôlôgié disparaît. Parallèlement à l’4mélioration ‘dés phénomènes toxiques la courbe: léucocytaire baisse, pour arriver près de la normale après la 5-ème injection. JLiest à remarquer que.tant.qu'il.ne s'est pas pro- -duit une grandea mélioration des phénomènes toxiques, la:leu-
cocytose a- PrÉSente des sscilations. assez grandes entre LE 900 et 34.000..
De. lé tude | de mes 8 cas de fouge hypertoxique de typhus traités par la méthode antitoxique. nous pouvons conclure.
“un L'eau physiologique chlorée en injection’ intraveineuse produit une amélioration rapide et intense de tous les phénomènes d'intoxication: le malade, complètement inconscient avant le traitement, se réveille vite, la prostration diminue. rapidement, les Cxtrémités se. réchauffent et la cyanose disparaît, la carphologie disparaît, la tension artérielle augmente, progressivement. Il y a des cas où l’amélioration est nette. déjà après la première injection ; mais elle n'était chez d’autres malades manifeste qu'après plusieurs injections. Il faut faire. les injections tous les-jours et ne les cesser. qu’ au. mor. ment où le malade est franchement. .mieux.
2. L'amélioration. marche toujours de pair avec la baisse de la leucocytose. Je nai jamais vu une Jeucocytose sanguine de plus de 30.000 qui revienne sans aucun traitement: les malades de cette catégorie sont tous morts. Or, plusieurs de mes exanthématiques traités par le chlore présentaient une leucocytose. de plus de 30.000 jusqu’à 63.000 leucocytes, par. mmc. et tous ont guéri. La leucocytose baisse, rapidement. sous. l'influence du chlore ce qui est. toujours d’un bon pronostic. Dans un cas désesperé, la Jeucocytose a baissé de 63.000, après la première injection à 19.000 et après 5 jours de traitement a 11.400. Le malade a guéri. Au contraire, tant que les phénomènes toxiques persistent, la leucocytose se maintient au même taux, malgré le traitement et ne commence à. diminuer que lorsque l’état général du malade s'améliore. x
Plusieurs de mes 8 malades présentaient un liquide céphalo- -rachidien franchement xanthochromasique, signe. de pronostic presque, fatalement mortel. Tous ont guéri par cette méthode et le liquide céphalo- -rachidien s’est PrpÉrÉeemEnt décoloré. ” |
ÆxSi une. forte . leucocytose, dépassant 20. 000 et ‘surtout 30. 000, est d’un pronostic sombre, une leucocytose faible n est pas. toujours d'un bon pronostic. Nous avons eu l’occasion. de voir un malade qui. présentait une forme très grave de. typhus ‘exanthématique, avec une leucocytose ne. dépassant. pas 13.000. Dans ces cas aussi, qui sont certainemment très rares, il faué appliquer. le traitement... 4 jus ose fat
Lee mn die all D 1 (TR a Te Cine ee mad Clean ren Toi fe Î é on OO US CNED ENCHERES ET AR NENTUES ranee) el era)
Obs. LIT. — M. I, 37 ans, entré dans le service vers le: 13-ème jour de la maladie, dans un état grave. délire violent, état typhique très pronnoncé, extrémités cyanosées et refroidies : la cyanose monte jusqu'aux genoux et aux coudes : hoquet. Leucocytose 13.000, Je commence le traitement le 13-ème jour. L'état du malade s'améliore beaucoup déjà le lendemain. Trois Jours après, le délire avait complètement disparu, l’état de prostration était plus faible, la cyanose était très diminuée, ne persistant qu'aux extrémités inférieures. Lemalade guérit. Le température oscille pendant quelques jours entre 12.400, 16.000, 10.100, 14.400, mais tombe definitive ment à 9600 après quelques jours de traitement.
5. La méthode de Daniélopolu ne m’a jamais donné d’accidents. Une partie de mes malades avaient des phénomènes de congestion pulmonaire; deux d’entre eux étaient emphysémateux : le chiore n’a pas aggravé leur état pulmonaire. Le rein supporte de même très bien ce traitement.
6. De mes huit cas de typhus très grave traités par cette méthode un seul est mort. Mais à l’autopsie, faite très vite après la mort, je me suis rendu compte que le malade avait fait une septicémie secondaire. Nous pouvons dire par conséquent que tous tes 7 cas de forme hypertoxique de typhus, non compliqués de septicémie secondaire se sont terminés par la guérison.
Voici le résumé de cette observation:
T. I, 50 ans, fait une forme hypertoxique de typhus (prostration intense, cyanose, hoquet continuel). La leucocytose examinée tous les jours, ne dépasse pas à la fin de la seconde semaine 17.000. Malgré celà, vu l’état grave du malade, je commence le traitement le 12-ème jour de la malade Son état s'améliore beaucoup déjà après la seconde injection: le hoquet disparait complètement, les extrémités se réchauffent et la cyanose disparaît, la prostration diminue de plus en plus. Nous cessons le. traitement, mais quelques jours après, l’état général empire de nouveau, le malade présente quelques oscillations thermiques et meurt au bout d’une semaine. L’autopsie faite rapidement après la mort prouve l'existence d’une: septicémie streptococique associée.
7. J'ai essayé aussi dans les formes hypertoxiques l’iode colloidal en injection intra-veineuse, mais les résultats obtenus
ne sont nullement comparables a ceux realisés par le chlore. L’iode a une action oxydante beaucoup plus faible que le chlore. C’est pour cette raison que dans les formes hypertoxiques je n’applique que la méthode de Daniélopolu, réservant l'iode colloïdal aux formes moyennes, dans lesquelles j'ai obtenu des resultats assez nets, dont je parlerai dans un autre travail.
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Je dois ajouter un point important dans le traitement du typhus exanthématique. Une partie de mes malades présentaient des phènomènes sérieux d'insuffisance du cœur (tachycardie, arythmie). Il faut ajouter dans ces cas au traitement antitoxique les toniques du cœur. De tous les cardiotoniques que j'ai employés, digitale, camphre, strophantine, c'est cette dernière qui m’a donné les meilleurs résultats. Je l’ai employée dans 32 cas de typhus exanthématique, traités on non par la méthode antitoxique. Je fais 2 à 3 injections intraveineuses par jour de 2 à 3 dixièmes de milligrammes de strovhantine cristallisée, plusieurs jours de suite et je réduis le nombre des injections à une par jour au moment où je constate une amélioration de l’état cardiaque. Je ne commence le traitement à la strophantine que dans les cas où le pouls à dépassé 120 (128—160 et plus) et dans ceux où je constate de l’arythmie. C’est en général cette dernière qui disparait en premier et ce n'est qu'après plusieurs injections qu'on remarque un ralentissement important du pouls. J'ai obtenu aussi de très bons résultats avec ce médicament dans trois cas de fièvre typhoide et dans deux cas de pneumonie, accompagnés de phénomènes d'insuffisance myocardique.
(Travail de l’hôpital de Contagieux Elena Doamna, 191).