une injection de chlore
Le 14 -me jour, cyanose diminuée, HN ES 20. 600; une injection de chlore. à Le 14-me jour, meilleur état, leucocytose 14.000. 15-me jour et jours suivants, amélioration progressive et baisse de la leucocytose, qui s’approche de E ue én tombant le 18-me jour à 9.600. | ;
FA His ATLAS er
Conclusion. Forme hypertoxique ; ; une seule injections faite, le 8-ème jour amène uue amélioration sensible, en même temps que la leucocytose tombe de 24. 000 à 13600: Nous supprimons donc les injections pendant 3 jours ; et versile: 10-ème jour de la maladie, les phénomènes toxiques réap” paraissent, en même temps que la leucocytose rémonté à 20.000. Les phenomènes foxiques disparaissent tandis que le. taux leucocytaire tombe à 9.600 après une nOUVEME" Some d’injetons: 7" RO Re Ur LR
Obs. X A. 1,°27"ans: + OS EC Dee
Entre dans le service le 7-me jour de sa maladie: Bon’ état général; léucocytose TS ADDRESS pe . :
‘ Du 8-me au 11:me jour, l’état général se aett Fo et! la leucocytose monte lentement sans dépasser 20. OBS
- 12-me et 13 jours, aggravation de l’état général. Langue sèche; tendance hémorragique de l'exanthème ; cyanose dès! extrémités : PDA leucocytose 20. ane ‘une injection de’ chHote. :- Rp Are
14-me jour et jours suivants, les phénomènes toxique dis- “paraissent progressivement et, après 5 injections consécutives, ‘la- leucocytose se rapproche de la normale: 10.200 vers le 18-me Jour.
Conclusion. Action évidente du chlore sur les phénomènes “toxiques dont la disparition coïncide avec la baisse leucocytaire.
Obs. XI. C. L. 22 ans.
Entre dans le service le 9me jour de sa maladie; bon état général jusqu’au 13-me jour et leucocytose de 12 à 13.000.
Le 13-me jour, aggravation de l’état général; cyanose et refroidissement des extrémités ; tuphos; pouls faible ; leucocytose 25.200: une injection de chlore.
Le traitement est continué encore 5 jours à raïson de lÎ| -ou 2 injections par jour; les phénomènes toxiques disparais- -sent et la courbe leucocytaire tombe dès le lendemain de ‘la première injection à 15.600 et arrive à la fin du traite-
.ment à 9.600.
Obs. XIL—P. N. 43 ans.
Entre dans le service le 6-me jour de sa maladie ; l’état général se maintient assez bon jusqu’au 10-me jour et la leu- -cocytose oscille au-dessous de 20.000.
Le 10-me jour, les phénomènes toxiques commencent à paraître et la leucocytose monte à 20.200. L'état s'aggrave le lendemain. Leucocyiose 235.500 pendant 5 jours; on fait une -ou deux injections quotidiennes de CL. Les phénomènes toxiques disparaissent en même temps que le taux leucocytaire ‘baisse.
Obs. XIII-—T. D. 25 ans.
Entre dans le service le 7-me jour de sa maladie.
Bon état général jusqu’au 9-me jour: les phénomènes toxi- -ques apparaissent alors et la leucocytose qui était à 18.600 le 10-me jour monte à 27.400 le lendemain. Qn commence le traitement le 11-me jour. On le continue pendant 5 jours à raison d’une injection par jour. Comme l'amélioration, “Quoique manifeste, ne se fait pas d’une façon suffisamment précise, on fait le 15-me jour deux injections et le lendemain une dernière. Les phénomènes toxiques disparaissent, en même Æ+emps que la courbe leucocytaire baïsse rapidement.
De l’ensemble de ces observations, il est facile de constater qu’une amélioration générale ou partielle survient dès les: premières injections d’eau physiologique chlorée. Cette amélioration ne porte pas sur les phénomènes infectieux, mais sur les phénomènes toxiques ; en particulier la courbe thermique suit son cycle normal et on ne la voit jamais tomber avant le 15-me jour. Nous pouvons d’ores et déjà conclure que cette préparation n’a pas une action bactéricide ou, si elleexiste, elle est très faible, En effet, étudions séparément l’évolution de chacun des symptômes du syndrôme toxique. La cyanose et le refroidissement des extrémités, constants chez tous les malades que nous avons traités, disparaissent très. rapidement, et dans quelques cas après la première injection (observation 7). |
Le tuphos s’amende dès le début du traitement, moins rapidement, il est vrai, que la cyanose et le refroidissement des. extrémités. Le malade qui restait inconscient et ne réagissait à aucune des objurgations, si pressantes fussent-elles, de la part du médecin ou du personnel infirmier, commence à ré-pondre aux questions qu’on lui pose et esquisse même, d'une façon malhabile et tremblante, quelques gestes volontaires et habituels, tels que le fait de saisir un verre ; au bout de trois jours environ, le patient, s’il est asthénique, est néanmoins. conscient. Les phénomènes qui disparaissent plus tardivement s'atténuent cependant, aux aussi, après les premières injections : le hoquet, signe de grande gravité, s’il persiste assez longtemps, n’en diminue pas moins de fréquence et d'intensité. La dyspnée, par contre, disparaît plus rapidement. Le coeur, souvent insuffisant dans les formes hypertoxiques du typhus. exanthématique, s’améliore petit à petit. Cependant, il est des cas où l’état du myocarde est si grave (observation 5), qu’il est nécessaire, pour gagner du temps et laisser l’action antitoxique du chlore faire sont effet, de pratiquer quelques injections intra-veineuses de strophantine (2 à 3 injections par jour de 1/4 de milligramme).
La vasodilatation s’atténue progressivment ; l’injection des.
conjonctives, qui est la première en date, est aussi la dernière à Mo |
La langue s’humidifie très rapidement ; il n’est pas rare de
da voir se débarrasser de ses fuliginosités dès la deuxième injection et recouvrer son habituellé souplesse. : En même temps que ces phénomènes toxiques s’amendent et disparaissent, la réaction leucocytaire diminue d'intensité. L’étude comparative des courbes leucocytaires de nos observations nous permet de les diviser en trois groupes :
Dans le premier groupe, qui comprend la majorité des cas, Je taux leucocytaire commence à baisser dès la première injectioni (observations 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 13).
Dans un deuxième groupe, nous rangerons les cas moins fréquents où cette courbe fait un plateau ou même une ascension pendant les premiers jours du traitement, pour tomber ensuite. Remarquons d’ailleurs que tant que Ja courbe leucocytaire se mantient ou monte, le syndrome toxique persiste et ne commence à. s’amender qu’au moment de sa chute (observation 3, 8 et 11}
Enfin, dans un troisième groupe, nous mettrons la seule -observation que nous possédons à l’heure actuelle où une seule injection de chlore, amena une grande amélioration et une <hute notoire de la courbe leucocytaire, état qui persista trois jours sans reprise du traitement; mais le 4-me jour, après l’unique injection, les phénomènes toxiques firent leur réapparation en même temps que la lencocytose, qui était à 13.600 le lendemain de l’injection, remonta à 20.200 (observation 9). --Dans trois de nos observations nous devons relever un facteur de gravité exceptionnelle et très rare : l’existence chez certains. malades d’un ictère manifeste. D’après Murchison; l’ictère est toujours un facteur de gravité qui, s’il n'implique pas forcément un pronostic fatal, du moins l’assombrit-il considérablement. En effet, sur 14 malades ou d’ un ictérotyphus, cet auteur eût 12 décès.
On aurait pu penser que l’action du chlore sur 1 cellule hépatique: eûtiété néfaste; aujcontrairé, non seulement cette
médication eût une heureuse influence sur le syndrome toxibue tel que nous l’avons décrit, mais en même temps que lui nous avons vu diminuer l’ictère (observations (4, 5 et 6).
De ce qui précède, nous ne croyons pas exagérer en concluant que.le traitement par l’eau physiologique chlorée a une action très nette dans les formes graves du typhus exanthématique, en amenant rapidement la cessation des manifestations toxiques que nous avons étudiées. | |
Nous devons à la vérité de dire que nous avons eu des décès, mais en examinant de près ces observations (que nous publions en détail à la fin de ce travail), on se rendra compte que ces morts ne sont as imputables à l’inefficacité du: traitement.
Dans un cas, il s'agissait d’un homme de 41 ans qui a parfaitement ouéri de son typhus, mais qui fit après la chute de la température une streptococcie généralisée, septicémie qui se compliqua plus tard d’une tuberculose pulmonaire double, et il mourut d’un pyo-pneumothorax doit. Le second cas est celui d'un homme de 49 ans, à aspect sénile précoce, qui fit une forme grave du typhus exanthématique, dont il guérit parfaitement : mais il fut emporté par une crise d'insuffisance cardiaque survenant au cours d'une pleurésie double qui apis pendant la convalescence. |
Deux autres décès se rapportent, l’un : un AE de 43 ans qui succomba à une infection secondaire ayant déterminé une double broncho-pneumonie; le quatrième cas est celui d'un garçon de 18 ans, entré dans notre service dans un état de cachexie profonde, antérieure à son typhus, et présentant déjà de larges eschares; il fut emporté par une Iymphangite érysipélateuse et une streptococcie généralisée. Il est ‘évident que ces décès sont dûs. à une. infection intercurrente, contre laquelle le traitement antitoxique est forcément inefficace.
Il nous reste à parler de deux décès qui rentrent: dans une autre ‘catégorie de faits. Le premier de ces cas est celui dun homme de. 30 anis, qui n'est entré dans notre service . que le le onzième jour. de e maladie, alors qu’i il était depuis. près d’une
semaine dans un état grave. Quand nous le vimes, son taux leucocytaire montait à 49.000. Malgré que nous considérions que ce malade était dans un état désespéré, nous instituâmes neanmoins aussitôt le traitement antitoxique, mais il succomba le troisième jour dans le tuphos le plus complet. Il est évident que les toxines agissant depuis longtemps sur l’organisme, sans que l’on eût essayé de combattre leur action, ont dû y déterminer des lésions et des perturbations telles que le traitement commencé tardivement ne pouvait plus neutraliser leur effet. Ceci n'est-il pas comparable, toutes choses égales d’ailleurs, à l’action du sérum antidiphtérique dans les diphtéries traitées tardivement? Par conséquent, il est important à notre avis de commencer ce traitement dès l’apparition des premiers phénomènes toxiques. Pour ce faire, nous serons guidés, d'une part, par la clinique, d’autre part par la recherche systématique du taux leucocytaire, et chaque fois que ce taux atteint où dépasse 20000, il faut, et sans retard, instituer le traitement par l’eau physiologique chlorée, traitement que l’on ne cessera que lorsque les phénomènes toxiques se seront considérablement amendés et que le taux leucocytaire se sera sensiblement approché de la normale. Toutefois zous n'attachons pas une valeur absolue au faux leucocytaire, la clinique ne doit pas perdre ses droits; en effet, si un taux leucocytaire de 20 au 30.000 doit être regardé comme une réaction positive de la toxicité, impliquant donc un pronostic grave, un taux leucocytaire faible n'implique pas forcément un typhus bénin. Nous l’avons appris à nos dépens, ainsi que le démontre l'observation suivante.
Obs. XIV. — O. S., 29 ans. Entre dans le service le 7-me jour de sa maladie. Eruption très nette. Injection des conjonctives. ASsez bon état général, mais refroidissement des extrémités. Leucocytose 16.200.
Le 8-me jour et jours suivants, l’état général s'aggrave ; les extrémités se cyanosent et se refroidissent; le tuphos augmente. La langue se dessèche. Malgré cela, la leucocytose se maintient au-dessous de 20.000 jusque vers le 13-me jour. Nous fiant à ces indieations, nous ne lui faisons pas de trai-
tement antitoxique et nous nous limitons au traitement cardiotoniue, strophantine, sérum adrénaliné par le goutte à goutte de Murphy.
La leucocytose monte le 14-me jour à 23.400 ; nous commençons le traitement antitoxique, mais nous n° Avon le temps de faire Que deux injections, car le malade meurt le lendemain.
En résumé, le traitement par l’eau physiologique chlorée s'adresse, et s'adresse uniquement, aux formes hypertoxiques du typhus exanthématique, et il doit être institué suffisamment tôt pour que le malade en retire le bénéfice.
Il est sans action sur les infections secondaires, n’agissant que sur l'intoxication, aiusi que nous le démontrent la diminution de la réaction leucocytaire de défense et l'amendement des autres phénomènes toxiques.
Ce traitement est un traitement d'attente, c'est-à-dire que du jour où l’on aura trouvé la bactériothérapie ou la sérothérapie de cette infection, il est appelé à disparaître. Toutefois, étant donnés les résultats obtenus, nous nous demandons s’il,ne serait pas indiqué de l’associer à l’un de ces traitements futurs, sous forme d'un composé organique de chlore et, dès à présent, de l’essayer dans d’autres infections accompagnées d'intoxication générale,
Obs. XV. S. P. 51 ans. |
Présenitait encore des phénomènes toxiques dûs à son typhus trois jours après la défervescence et une leucocytose de 21.200. Les phénomènes t-xiques disparurent après 4 injections d’eau chlorée et la leucocytose tomba à 7.200. Mais le malade fit une septicémie streptococcique (hémoculture positive, Laboratoire du Professeur Cantacuzène). Les phénomènes dûs à cette infection associée avaient tendance à disparaître à ie suite d'injection intra-veineuses d’or colloïdal ; mais le malade fit plus tard de la tuberculose pulmonaire, qui. évolua avec une très grande activité, et deux mois après son typhus il mourut d’un hydropneumothorax droit.
. @bs. XVI. PC 49 ans.
‘Entre dans le service vers le 9-me jour de sa maladie dans
un état excessivement grave. Tuphos. très prononcé; cyanose. des extrémités ; Jangue très sèche ; respiration bruyante: 64. à la minute; carphologie et soubresauts tendineux ; leucocytose 40,500. Nous considérions la malade comme perdu, néanmois nous lui fimes la thérapeuthique antitoxique à raison de. deux injections par jour. Les résultats obtenus sont des plus évidents: la cyanose des extrémités diminue déja le lende-. main ; le malade était plus réveillé; la dyspnée était moindre ; cette a continua les Jours suivants; le tuphos diminua de plus en plus; la cyanose disparût; les extrémités se réchauffèrent ; la langue devint plus humide; le -pouls: augmenta d'amplitude ; la carphologie disparut complétement et la respiration tomba à 22 dès le troisième jour. Cette amé-lioration des phénomènes toxique coïncida avec une baisse de la leucocytose, cul le lendemain, était descendue de moritié pour tomber à 9.600 après 5 jours de traitement. L'état général du malade était tellement satisfaisant que nous étions: tentés de le considerer comme guéri, mais pendant la con: valescence de son typhus il fit un double épanchement pleural qui augmenta avec une grande rapidité et il fut emporté au. milieu de phénomènes Sn RG et d'insuffisance myocar-. dique.
Obs. XVILS. G. 43 ans. ;
Fît une forme hypertoxique avec tous les Phénomènes d’intoxication. Leucocytose 23.600 ; grande amélioration après le: traitement ; leucocytose à 14. 200. L’interruption du traitement amène une hausse de la courbe leucocytaire à 19.400 qui redescend aussitôt après la reprise de l'injection. La tempé-rature tombe le 15-me jour à 375 (rectale), mais deux jours après, le malade fit une broncho-pneumonie double avec 429% de fièvre; de 108, le pouls monte à 180 et le malade meurt. dans les 48 heures.
Qbs. XVIIL B. V. 18 ans.
Entre dans le service dans Île courant du second septé-naire. Nous notons à l’entrée un état de dénutrition profonde: et de misère physiologique antérieure à son typhus, ainsi que: des escharres sacrées et trochantériennes. Râles sous-crépitants: du sommet droit. Anémie intense. Les phénomènes toxiques ne sont pas très prononcés et la leucocytose n’a dépassé ‘à aucun momenñt 25.000. Le traitement antitoxiqué amena une: chute de la courbe leucocytaire à 14.200. Maïs au moment où devait se produire la défervescence, le malade fit autour:
de ses escarres une lymphangite éresipélateuse s'étendant au dos, aux fesses, sur les cuisses, ainsi que sur le ventre. La courbe thermique présentait de grandes oscillations, et le malade mourut trois jours après. À l’autopsie faite quelques heures après la mort, nous avons trouvé un foyer de congestion au sommet droit et dans les frottis d'organes du streptocoque.
Qbs. XIX. R. G. 30 ans.
Entré vers le 11-me jour dans un état excessivement grave ; typhos très accentué ; cyanose intense jusqu” aux genoux; hoquet; langue très- sèche, rotie; carphologie; leucoëytose 40.000. Nous commençons immédiatement le traitement. par deux injections quotidiennes, mais l’intoxication de l’organisme est tellement profonde que nous ne notons aucune améliora tion sensible. La leucocytose reste stationnaire ou même aug mente les jours suivants: es