Une langue sèche
4, Cyanose intense et refroidissement des extrémités.
5. Des phénomènes d’insuffisance myocardique et un pouls: petit fuyant. : |
6. L’aggravation de tous ces phénomènes le 15-ème jour, moment où dans les formes légères on constate habituellement une amélioration de l’état du malade.
B. Deux injections d’eau physiologique chlorée faites le 15-ème et le 16-ème jour ont produit une amélioration manifeste dans l’état du malade : l’état général s’est amélioré, le délire à disparu, le malade a vite recouvert ses facultés intellectuelles, la dyspnée, la carphologie, la raideur de la nuque disparurent, la langue s’est humidifiée. De tous les phénomènes c'est le hoquet qui s'est maintenu le plus, ne dispa-raissant que le 18-ème jour.
C. L'état d'insuffisance myocardique sérieuse dans lequel se: trouvait le malade nous a conduit à instituer dès le commen-cement le traitement à la strophantine, comme adjuvant du traitement à l’eau physiologique chlorée. La phénomènes myocardiques diminuèrent considérablement au bout de 24 heures.
Le traitement cardiotonique à la strophantine doit être toujours associé au traitement antitoxique dans les formes hypertoxiques de typhus accompagnées d'insuffisance myocardique prononcée, car l’état du cœur peut mettre la vie en danger avant que le traitement antitoxique ait le temps de produire ses effets.
D'L’auteur ‘de cette méthode se conduit dans la grande majorité des cas en partie d’après la leucocytose sanguine pour commencer traitement à l'eau chlorée, mais il insiste sur le fait que dans des cas plus rares, et surtout chez les gens âgés, on est obligé de commencer le traitement avant que la leucocytose soit arrivé à un taux élevé.
Nous avons tenu à nous convaincre de la valeur de la leu cocytose sanguine dans l'établissement du pronostic de cette injections, en d’autres mots de la valeur de ce que Daniélopolu a appelé /eucopronostic. De 17 exanthématiques . que-
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nous avons examiné jusqu'à présent à ce point de vue, nous avons eu 14 cas de formes légères. Dans ces derniers cas la deucocytose, suivie à un ou plusieurs jours d'intervalle, 1dans le courant de la fièvre et après la SE GNCSenLe nous à Conduit aux résultats suivants : |
-* Dans {es formes légères, qui guérissent sans aucun traitement spécial, la leucocytose ne dépasse que d’une manière excéptionnelle le chiffre de 20.000, variant entre 10 et 20.000. Dans ün seul cas elle monta chez un malade le 10-ème jour à 20.100, mais pour baisser rapidement les jours suivants. La deucocytose baisse dans la forme légère avec la défervescence. °! Par contre, dans un cas hypertoxique de typhus, présentant tous les symptomes d’une profonde intoxication de l’orgañisme, la leucocytose monta dans le courant de la seconde semaine à 30.600.
Nous n'avons jusqu’à présent trouvé aucune forme légère, qui guérisse sans le traitement à l’eau chlorée, dans laquelle ‘le leucocytose soit arrivée à ce chiffre.
* Le leucopronostic. constitue par conséquent un précieux -moyen de laboratoire pour différencier la forme légère de la érme: hypertoxique, Mais le leucopronostic n’est pas infail- Jible, car il y a des formes hypertoxiques de typhus, et surtout chez les gens âgés, dans lesquelles d’autres phénomènes ‘toxiques nous obligent de commencer le traitement avant que Jà leucocytose ait dépassé le chiffre de 20.000. Un des signes les plus précieux dans ces cas nous est fourni par l’état des extrémités: une cyanose intense des extrémités, surtout ac- Coifi pagnée de leur refroidissement, indique le traitement antitoxique, n'importe quelle leucocytose présenterait le malade.
Il est possible que le manque de leucocytose élevée dans ces cas soit due à un manque de réaction de la part des tissus hématopoïétiques ; il est possible aussi que, lintoxication de lorganisme ne portant pas également sur tous les organes,
«certains phénomènes toxiques apparaissent avant les autres, et que la leucocytose n'arrive plus à un taux élevé à à la suite de. l’action de l’eau chlorée.
Des cas analogues furent publiés par l’auteur de cette méthode, par C. Alexandresco, Vignal et Théodoresco.
Le cas décrit dans ce travail est un de ceux où d’autres phénomènes toxiques (ph, nerveux, état des extrémités, etc.) ont débuté avant que le taux leucocytaire arrive à un haut degré. Ces phénomènes nous ont conduit à commencer les injections à un moment où le malade avait 15.500 leucocytes par mmc. L’amélioration et la disparition des phénomènes toxiques après le traitement, furent accompagnées d'une diminution rapide de la leucocytose sanguine.
Nous notons une hausse de la leucocytose à 13.400 le 19-ème jour, due à une complication inflammatoire (laryngite). La leucocytose due à une complication n’a plus la valeur de la leucocytose toxique et ne commande pas la reprise des injections. Le taux leucocytaire baissa d’ailleurs rapidement avec l’amélioration des phénomènes laryngées.
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