‹ Le tzar Nicolas et la sainte RussieChapitre 5 sur 42 · LA SMVTI BUS8IB. SS · texte numérisé non relu

LA SMVTI BUS8IB. SS

philosophie, la }iQBijipriliekc(^'U$ sric^ mjitiiéinati-

ques et naturelles; — mais on n y enseigne en n'îilit/v de ces sdences, les éléments. Iû|it ce qui pourrait wiioblir Tespniié^âève 01 él«^r te cercle de Ses idées est soigneusement exclu du programme. Des bulles de ^^aron plu» m moins brillantes, 'mis qui s'évanouirent ^ au moindre conlacl, représentent Téducation universîtan. Le igjuOiMie de l'instruction publique, M. O^faroff, a fait de louables eflbrt^pour aiBëliorer cette* situation ; mais que peuvent les tendances d'un homme bien inten-: tioiioé ccmtre rinfltnUe logique du syHémet Le gouw» nement russe est basé sur F illusion, et c est par la raison que rUhisioii doit être détruite. Tout ce qui peut mrvir à développer la raison. lui est donc fatalem<înt hostile; et, comme il n'a d'autre préoccupation (j^ue^de fortifier son propre principe, on peut affirmer que Tinstriiction publique en Russie ne sera mise au niveau de celle des mtres Étata, et en harmonie avec l'esprit du siècle, que lorsque la forme gouvernementale aura été renouvelée dans gH empire.

Les écoles militaires furent de tout temps, de la part dtt pouvoir, l'objit d'une solMtude spéciale qu'espliquMitles prédilMtOM im tfears pour Farmée. Hais comme tout se tiÊUtdans renseignement d'un peuple, les instituts militairts se soM naturelloiiient ressentis de la faiblesse des instituts civils. Ën Uussie, il ne peut y avoir que des officiers d'iiiyitirfïo», connue S^nworoff , ou d'expérience pratique^ comme Paskéwitçb. Les capacités formées par

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l'école seule n existent pas. Tous les généraux qui se sont distingués par leurs connaissances militaires étaient des étrangers, notamment des Allemands de la Baltique, — pépinière où les tzars recrutent depuis des siècles leurs meilleurs généraux et leurs plus habiles diplomates.

Un fait digne de remarque, c'est que les études sont, relativement, beaucoup moins fortes dans les écoles d'hommes que dans les instituts de femmes. 11 n'est pas de pays où l'on donne tant à l'éducation des unes, si peu à l'éducation des autres. Il en résulte pour les femmes, dans la vie privée comme dans la vie sociale, un incontestable ascendant.

Les dames russes sont loin de l'époque où le dialogue

• suivant pouvait s'établir entre une femme moscovite et

, son mari allemand :

— Mon cher époux, pourquoi ne m'airaez-vous pas ?

— Mais je t'aime passionnément.

— Cependant je n'ai point encore reçu de preuves de cet amour.

— Quelles preuves te faut-il?

— Vous ne m'avez jamais battue * .

L'autorité, de nos jours, est échue aux femmes russes par la voie qui l'assure dans le commerce intime, la su- ]iérioriié inlcllectuello. Si elles ne gouvernent pas, c'est (|ue l'exercice du pouvoir répugne à leur nature nonchalante; mais elles régnent sans conteste dans le salon du

* Quateriy ReTiew. Revue britannique.

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libble, dans le comptoir du marchand, dans r»ba du

moujik. La chevalerie n'a pas créé à la femme, dans rOocident, un em{|ire aussi inconteslé que la barbarie le lui a fait en Russie.

Au fond» cette direction imprimée à 1 éducation publi* que est d'une stricte logique. La femme peut être impunément tout dans la famille, du moment qu elle n'est rien dans l'État, du moment qu'elle n'est parmême une âme, ce que le n^censement établit d'une manière peu courtoise mais fort claire, en la retranchant leul simplement de l'espèce humaine *.

Ce qui importe à TÉtat, c'est que Tenselgnemei* ne forme pas d'autres caractères que ceux qui lui conviens nent, qu'il ne fasse pas de raisonneurs, dé ces fwmmes maigres et pâles craints de César; que, par uniSéveloppement intempestif de rintelligence, il n'éveille pas les notions dangereuses du àt^ii naturel ; qu en un mol il n'affecte pas l'idée providentielle qui s'attache à Tautocratie, et sans laquelle son principe ne pourrait subsister un seul jour. Tel est le problème que l'État se pose sans cesse, et que son système d'éducation,. — il faut le reconnaître, — résout complètement.

Mais il est une force supérieure aux misérables calculs' des hommes! Le temps marche et l'idée avec lui. JLt li- '

* Les reletés de la population ne mentionnent pas les femmes. On

dit de telle commune qu'elle contient tant d'âmes, c'est-à-dire tant d'honanea . Lea femmes paaaent par-dessus le marché.

berté, taotAl aoelamée, tantôt reniée, mais tmijoufi vi« vante, poursuit sa route, transformant ou brisant sur son passage tout ce qui fait obetaele à raeecmpliasemeni

de ses destinées. Déjà elle a franchi la frontière; elle s'est intcoduite dans la litlérature sous la forme de la satire, dans la politique sous le manteau du slavisme. Elle est au cœur de l'empire. Cîombien de temps mettra-^lle pour s'emparer du corps entiert 11 n y a plus d*autre question aujourd'hui. (Voir la note U.)

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