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31 octobre, quatrième injection. Plus d'écoulement.
On continue les injections, le 8, le 5 et le 10 novembre. L'écoulement n'est pas réapparu. On ordonne l'épreuve de la bière, mais le malade ne vient pas donner de ses nouvelles.
OBSERVATION 43 (Personnelles L..., étudiant, 16 ans
Uréthrite subaiguëé datant de 2 mois, pus jaune épais, présence de gonocoques, douleurs -de l’urèthre; 8 injections; guérison.
On commence le traitement le 22 octobre ; à la deuxième injection l'écoulement disparaît, le 25 octobre.
Le 27, on prescrivit l'épreuve de la bière, qui ramène une petite goutte blanchàtre le matin (quatrième injection). Cette petite goutte disparaît dès-le 3 novembre. On fait encore quatre injectiond jusqu'au 12 novembre. L'épreuve de la bière se montre négative.
OBsErvaTION 44 (Personelle) C..., 22 ans, 4° zouaves
Uréthrite chronique, écoulement permanent, pus épais, jaunâtre, présence de gonocoques ; 6 injections ; guérison.
On commence le traitement le 22 octobre. A Ia quatrième injection, le 29, on constate la disparition complète de l'écoulement. L'épreuve de la bière, faite le 5 novembre, n'amène qu'une légère goutte incolore et aseptique.
OgsErvaTION 45 (Personnelle) L.. 18 ans
Uréthrite subaiguë, écoulement abondant, contenant de nombreux gonocoques ; 7 injections; pas de résultats.
On commence le traitement le 22 octobre. L'écoulement
paraît diminuer un peu, à la quatrième injection. Le 29,
=21BDeE on commence alors de grands lavages au permanganale. L'écoulement diminue, on fait encore trois injections, sans résultats bien nets, la dimiution de l'écoulement pt üissant plutôt tenir aux grands lavages de permanganate.
OgservarTioN 46 (Personnelle)
SET: FrR0 ais
Uréthrite subaiguë datant de un mois, écoulement assez abondant, pus très clair, présence de gonocoques ; b injections; amélioration.
On commence de traitement le 22 octobre. L'écoulement diminue beaucoup après la troisième injection, disparaîl pendant la journée du 27 (quatrième injection), mais reparaît le 3 novembre. On fait de grands lavages au permanganate. Il subsiste une goutte claire le malin, après la sixième injection. Cessation du traitement le 5 novembre.
OBsErRvaTION 47 (Personnelle) T'ES
Uréthrite chronique datant de 8 mois, goutte matinale, pus clair; pas d'examen; 4 injections (20-27 octobre); pas de modifications.
OBSERVATION 48 (Personnelle)
D... 23 ans, 4° zouaves
Uréthrite chronique, goutte matinale, pas de gonocoques, mais douleurs assez accentuées à la miction; 4 injections; pas de résultats nets, disparition des douleurs, mais persistance d’un écoulement clair.
OBSERVATION 49 (Personnelle)
F. de G.…, étudiant, 16 ans 4
Uréthrite subaiguë datant de 15 jours, pus jaune, abondant, présence de gonocoques ; 9 injections; pas de résultats nets.
31 octobre, première injection. Pas de réaction. Le malade continue ses instillations d'argyrol. L'écoulement di-
MES joper minue. Les injections de vaccin sont continuées concurremment avec les instiflations d'argyrol, et l'écoulement disparaît complètement le 20 novembre.
OBsERvATION 50 (Personnelle)
Ch... 40 ans, chef de chantier
Uréthrite chronique datant de 13 ans, avec goutte matinale, pus blanchâtre, présence de gonocoques, douleurs dans les genoux et dans le bas-ventre; 9 injections; guérison.
30 octobre, on commence le traitement. Pas de réaction. Les douleurs disparaissent dès la troisième inieetion.
Le 7 novembre après la quatrième injection, la goutte matinale disparaît. L'épreuve de la bière, faite le 10 novembre, amène une réapparition de la goutte. On continue les injections vaccinales.
Le 17 novembre, après la septième injection, disparilion de la goutte, malgré l'absorption de (plusieurs absinthes. La guérison se maintient, même après l'épreuve de la bière, qui est faite le 21 novembre.
OgBservaTION 51 (Personnelle) M. G..., 20 ans, électricien
Uréthrite subaiguë datant de six semaines, écoulement abondant, nombreux gonocoques: 16 injections; pas de résultats nets.
La prenuère injection, faite le 28 octobre, détermine de la céphalée et une légère courbature fébrile, on continue concurremment avec les mjections de vaccin, les grands lavages au permanganate. La huitième imjection, faite le 12 novembre, détermine de nouveau une réaction légère. L'écoule-
ment persiste sous forme d'une goutte matinale. Il disparaît
LL DS complètement le 21 novembre, après la douzième injection. La goutte réapparaît le 24, et se montre par intermittence, surtout après l'épreuve de la bière, le 28 novembre, au bout d'un mois de traitement, par conséquent. Les grands lavages ont été continués pendant toute cette période. L'examen de la goutte, pratiqué le 24, se montre négatif.
OBsERvATION 52 (Personnelle)
T..., 23 ans, 4° zouaves
Uréthrite aiguë, écoulement abondant, nombreux gonocoques; 3 injections intraveineuses; pas de résultats.
OBSERVATION 53 (Personnelle)
G..., 23 ans, caserne Forgemol
Uréthrite subaiguë, petite goutte matinale; 4 injections du 22 au 29 octobre; la goutte persiste, claire et muqueuse, après épreuve de la bière; pas de résultats.
OBSERVATION 54 (Personnelle)
E. G..., 24 ans, employé de commerce
Uréthrite aiguë datant de 5 jours, écoulement abondant, nombreux gonocoques; 16 injections; pas de résultats.
On commence le traitement le 22 octobre, et on institue des instillations d'huile iodée à 1/10°. Les injections sont faites régulièrement, et, capendant, l'écoulement persiste sous fonme d'une goutte dans laquelle se trouve encore, le 24 novembre, des gonocoques. Le 10 décembre, il y a encore un suintement, le matin. Cessation du traitement vaccinal à cette date. Il ne paraît pas avoir influencé beaucoup le cours de la maladie.
OBSERVATION 55 (Personnelle)
B..., 2T ans, 4° zouaves
Uréthrite chronique datant de 8 mois, goutte matinale, purulente ; 19 injections; pas de résultats nets.
Le traitement est commencé le 22 octobre ; la goutte disparait le 8 novembre, et reparaît le 24. Elle persiste le matin, jusqu’au 19 décembre, date à laquelle le traitement a été suspendu.
OBSERVATION 56 (Personnelle)
S..., greffier de la prison, 26 ans Uréthrite chronique datant de 6 mois, goutte matinale purulente, présence de gonocoques ; 16 injections; persistance d’une goutte aseptique.
Le traitement par le vaccin est commencé le 22 octobre. La goutte ne tarde pas à devenir plus claire.
Le 5 novembre, après la septième injection, l'écoulement est transparent et filant. L'analyse bactériologique montre des cellules épithéliales en grande quantité, avec quelques polynucléaires et absence complète de gonocoques. L'épreuve de la bière, pratiquée le 22 novembre, un mois après le début du traitement, montre l'absence de gonocoques dans la goutte claire du matin. Le malade a fait plusieurs traitements ; mais, pendant tout le temps qu'il a subi les Imoculations, il s'est borné à de grands lavages au permanganate.
Cessation du traitement le 28 novembre. Il reste une goutte transparente el aseptique.
OBsERvATION 57 (Personnelle) L..., 22 ans, soldat au 4° zouaves
Uréthrite subaiguë datant de un mois, goutte matinale, présence de gonocoques ; 8 injections; guérison.
Le malade vient le 20 octobre. On commence le traitement actuel aidé des grands lavages au permanganate. L'écoule-
PA 6 ment disparaît complètement le 29 octobre. Après lPépreuve de da bière, l'écoulement n'a pas reparu le 3 novembre. Ces-
salion du traitement à cette date.
Ogservarion 58 (Personnelle)
B..., 24 ans, sergent au 4° zouaves
Uréthrite aiguë datant de 8 jours, écoulement abondant, présence de gonocoques; 12 injections; pas de résultats nets.
On commence le traitement habituel le 24 octobre, avec adyonction de grands lavages au permanganate.
Le 5 novembre, après la huitième injection, on constate une amélioralion sensible. L'écoulement est réduit à une goutte matinale. Le malade cesse, à ce moment, tout traitement. Il revient le 23 novembre, avec un écoulement abondant, affirmant qu'il n'a pas eu de nouveaux rapports. On continue les inoculations. La douzième est faite le 1° décembre, À cette date, il persiste une goutte matinale.
OgservaTIoN 59 (Personnelle) S. J..., 21 ans, comptable
Uréthrite chronique datant de 3 mois, écoulement abondant, présence de
gonocoques ; 16 injections; guérison.
On commente le traitement le 18 octobre. Le malade continue les instillations d'argyrol qu'il faisait précédemment. L'écoulement se réduit à une goutte incolore le 27 octobre. À ce moment (sixième piqüre), le malade ayant bû pas mal de bière, l'écoulement réapparaît abondant. On continue les piqûres, et, le 17 novemibre, toute goutte disparaît. On fait l'épreuve de la bière. On retrouve, le lendemain, un léger suintement composé de cellules épithéliales et de quelques polynucléaires ; cessation du traitement,
OgsErvariON 60 (Personnelle) B. B..., 25 ans, bourrelier Uréthrite chronique, prostatite, écoulement abondant, nombreux gonocoques ; 16 injections; guérison.
Le malade vient nous voir le 14 octobre, avec urèthrite datant de cinq ans, filaments dans les urines, sensation de pesanteur au périnée après le repas et l'ingestion d'alcool. On commence de suile le traitement, bien toléré. La septième piqûre amène une réaction fébrile, L’écoulement est réduit à une légère goutte transparente.
Le 28 novembre, après l'épreuve de la bière, goutte aseptique. Disparition complète des filaments.
OgservarioN 61 (Personnelle) EL. FH... épicier, 29 ans
Uréthrite aiguë, éceulement abondant; 5 injections; disparition de l'écoulement, puis réapparition spontanée quelques jours après.
OgservarTion 62 (Personnelle)
Mohammed ben A..., 20 ans
Uréthrite subaiguë, goutte claire le matin; 5 injections; persistance de la goutte, avec gonocoques.
OBservaATION 63 (Personnelle) C. G..., cocher, 48 ans
Uréthrite chronique (7 ans), écoulement permanent, nombreux gonocoques ; 5 injections; disparition de l'écoulement.
Le malade conimence le traitement le 17 octobre. La seconde injection amène une réaction fébrile marquée. L'écoulement persiste jusqu'au 24 octobre. Il disparaît complètement et d’une facon brusque à cette date. Le malade, revu, ne présentait, quelques jours après, aucun écoulement.
Ogservarion 64 (Personnelle) P.., 40 ans, employé au Bône Guelma
Uréthrite chronique datant de 17 ans, écoulement abondant, présence de
gonocoques ; 8 injections; guérison.
Le malade, hospitalisé pour un embarras gastrique et paludisme, demande à être traité par le vaccin pour son uréthrite. Depuis 17 ans, il a essayé un grand nombre de traitaments, mais a toujours présenté un écoulement permanent. Il nous montre une goutte purulente, même pendant la journée.
On commence les piqûres le 15 novembre, accompagnées de grands lavages de permanganate, à 0,25 p. 1000. Les piqûres ne déterminent aucune réaction fébrile appréciable. L'écoulement se réduit à une goutte matinale dès la troisième injection. Cette goutte disparaît pendant un jour ou deux, puis revient le 14 décembre. Le malade ayant présenté plusieurs accès de paludisme, le traitement a été interrompu. La goutte matinale est à peine visible, blanchâtre, et ne conlient pas de gonocoques. Elle disparaît elle-même complètement le 25 décembre.
Le 3 janvier 1914, le malade est sorti et a fait l'épreuve de la bière. Il n'a présenté aucune goutte. Resté en observation pendant quelques jours il est sorti complètement guéri.
OBSERVATION 65 (Personnelle) M. [L..., 21 ans, étudiant Uréthéite chronique datant de un an, goutte matinale, purulente; 8 injections ; guérison.
On commence le traitement le 10 novembre, avec adjoncüon de grands lavages. La goutte recueillie le 17 au matin contient encore quelques gonocoques, mais très rares, et de nombreuses cellules épithétiales.
Spa.
Le 2%, après la sixième injection, absence complète de gonocoques. La goutte disparaît définitivement le 26 novembre. ;
Revu le 1* décembre, après de copieuses dibations, il n'y avait aucune rechute.
OBsERvATION 66 (Personnelle)