‹ Le Vaccin antigonococcique de Nicolle et Blaizot: Travail de l'Institut Pasteur de TunisChapitre 16 sur 40 · C. [..., employé de commerce, 27 ans · texte numérisé non relu

C. [..., employé de commerce, 27 ans

Uréthrite chronique datant de 15 mois, goutte matinale contenant des

gonocoques ; 7 injections; persistance d’une goutte aseptique.

Le malade est porteur d'une blennorragie chronique datant de quinze mois. Il en a eu une en 1906 qui dura un an. De même en 1909. Elle disparaît pendant quelques mois, puis réapparaît sans cause appréciable, dit le malade. Il y a eu des contaminalions nouvelles, mais probablement des rechutes ; l'écoulement se borne à une goutle matinale ; le pus jaune, épais, contenant des gonocoques. La première inoculation, praliquée le 7 novembre, produit une réaction fébrile extrêmement vive, le malade aurait eu Jusqu'à 40°. Les injections suivantes sont bien tolérées. La goutte disparaît dès le 14 novembre, après la quatrième piqûre. Elle réapparaît le 17, mais elle est, à cette date, complètement aseptique. Le malade a fait, pendant toute la duré du traitement, des grands lavages au permanganate, {rois par jour. Revu le 21 novembre, le malade est complètement guéri.

OBsEeRvATION 67 (Personnelle) C..., 21 ans, 4° zouaves

Uréthrite chronique, goutte matinale abondante et purulente, dans la journée pus réduit; 7 injections; guérison après l'épreuve de la. bière.

.On commence le traitement le 5 novembre, sans aucune réaction, en s'aidant de grands lavages au permanganate.

HÉRREZ La goutte disparaît le 12 novembre, après la quatrième injection.

Le 7 novembre, une première épreuve de la -bière amène une goutte claire et aseptique. On fait une sixième et une septième piqüres. Le soldat a refait l'épreuve de la bière, du coït sans aucune goutte le lendemain.

Ogservarion 68 (Personnelle)

dis et ans

Uréthrite aiguë, écoulement abondant, nombreux gonocoques; 12 injections; pas de résultats nets.

On commence le traitement le 5 novembre. La première injection détermine une réaction fébrile assez marquée, elle est assez douloureuse. L'écoulement reste stationnaire et contient encore des gonocoques après la seplième injection, le 14 novembre.

De même, le 26 novembre, on note la persistance des gonocoques. Cessalion du traitement après 12 injections.

OBSERvATION 69 (Personnelle)

À. J..., 30 ans, employé de commerce

Uréthrite chronique; 4 injections; réaction fébrile et douleur locale: pas de résultats.

OBSERVATION 70 (Personnelle) R. B..., 25 ans, élève à l'Ecole d'Agriculture

Uréthrite subaiguë, écoulement abondant, présence de gonocoques, douleurs à la miction; 5 injections (8 novembre-20 novembre); disparition des douleurs, persistance de l'écoulement.

OBSERVATION 71 (Personnelle) S. À... 24 ans, matelot

Uréthrite subaiguë, goutte matinale contenant des gonocoques; 3 injections : = : pas de résultats.

OBSERVATION 72 (Personnelle) A. he 24 ans, 4° zouaves

Uréthrite chronique, léger suintement persistant pendant la journée, présence de quelques gonocoques extra-cellulaires ; 15 injections, du 24 novembre au 26 décembre ; pas de résultats nets.

OBsErRvATION 73 (Personnelle) D. J..., 25 ans

Uréthrite chronique, goutte matinale purulente, présence de gonocoques ; 15 injections avec traitement au permanganate; disparition de l’écoulement.

On commence le traitement le 24 novembre, ainsi que les grands lavages au permanganate. L’écoulement disparaît une première fois, puis réapparaît à la suite de l'épreuve dé la bière ; les injections sont continuées, ainsi que le traitement au permanganate. L'épreuve de la bière, pratiquée le 21 décembre, après la douzième injection, amène une rechute.

Enfin, le 25 décembre, on constate, après un réveillon copieux, la disparition de la goutte, malgré le champagne et les liqueurs.

Ogservarion 74 (Personnelle)

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