‹ Le Vaccin antigonococcique de Nicolle et Blaizot: Travail de l'Institut Pasteur de TunisChapitre 19 sur 40 · OBSERVATION 81 RS AMOR E · texte numérisé non relu

OBSERVATION 81 RS AMOR E

Uréthrite blennorragique.

(Observation du docteur Gabriel Cozin, de Paris.)

Première blennorragie, il y a huit ans, bien guérie. Deuxième blennorragie, en avril 1913, assez mal soignée et un peu négligée au début.

Le malade vient me trouver Je 23 juin. Je constate un écoulement de nature gonococcique, assez abondant, avec le deux verres troubles. J'apprends au malade à bien faire des lavages uréthro-vésicaux au permanganate de potasse à 1 p. 4000, et je lui fais moi-même trois séances de traitement par semaine, consistant essentiellement en grands lavages avec une solution d'oxycianure Hg. Dilatations avec les dilateurs de Beniqué, puis de Koïllmann ; instillations de protargol. Ce traitement est continué jusqu'au 24 juillet : trois jour après l'arrêt du traitement, rechute, gonocoques dans le pus. Le malade reprend des lavages de permanganate et les contmue journellement jusqu'à mon retour de vacances, c'est-à-dire jusqu’au 15 septembre.

L'arrêt du traitement conduit alors à une troisième rechute. Le traitement est repris alors comme en juin-juillet. J'insiste sur la dilatation avec le dilateur-laveur de Kaollmann, élant données les lésions glandulaires de la muqueuse de l’urèthre antérieur. Malgré la continuité el la régularite du traitement, je constale encore des gonocoques dans les filaments du première verre à la fin d'octobre.

GE

Continuant alors, comme tout traitement local, des lavages journaliers avec une solution faible d'oxycyanure Hg. je soumets le malade au vaccin antigonococcique.

31 octobre, première injection ; 2 novembre, deuxième injection ; 4 novembre, troisième injection, les filaments ont complètement disparu ; 7 novembre, quatrième injection. Le malade parait guéri, et j'arrête évidemment un peu trop {ôt le traitement.

Le 10 novembre, une légère goutte réapparaît : elle renferme des gonocoques. Le premier jet d'urine seul est trouble, avec filaments. Je fais recommencer aussilôl au malade ses lavages d’oxycyanure, el Je reprends une deuxième série d'injections de vaccin ; celles-ci sont faites à nouveau au nombre de 6, les 10, 12, 14, 17, 19 et 21 novembre.

Lors de la deuxième mjection de vaccin, l'écoulement avait à nouveau disparu, tout filament. avait disparu à la quatrième, mais je jugeai plus prudent de faire deux injections de plus.

Le 21, cessation de tout traitement.

Le 23, expériences de la bière, du champagne, du nitrate.

Le 24 au matm, le malade vient chez moi, sans avoir uriné depuis la veille au sou ; canal présentant l'humidité normale, aseplique, pas de filaments dans l'urine : le canal, examiné à l’urétroscope, est normal. Guérison.

OBSERVATION 82 P..., 34 ans, employé

Uréthrite blennorragique chronique.

(Observation du docteur Pierrot, de Paris.)

Première blennorragie en 1898 ; l'écoulement dure Jjusqu'en 1904, aucun traitement ne fut fait. Le malade, très jeune, ne se préoccupe pas de son affection ; pendant tout ce temps, il n’a pas de rapports sexuels.

LT

En 1904, il a un rapport et, immédiatement après, il se produit une explosion de phénomènes aigus. Cysüte. Malgré un traitement, il persiste un suintement. Rechute vers 1905 ou 1906. Le malade se fait soigner à l'Hôpital Necker, puis à l'Hôpital Ricord. Des instillations au nitrate d'Ag donnent une amélioration.

Nouvelle blennorragie vers 1909. Mal guérie, puisqu une prostatite apparait en février 1912, après une grande randonnée en bicyclette.

Depuis juillet 1913, relour du suintement et de la pesanteur au périnée. Ces symptômes existent encore actuellement. :

Première injection le 11 novembre. Amélioration après la deuxième piqûre.

Avec les injections suivantes, les douleurs périnéales disparaissent.

En tout, P.. a recu cinq injections, mais le suintement

persiste.

OBSERVATION 83 M... employé, 26 ans

Uréthrite blennorragique chronique.

(Observation du docteur PrerroT, de Paris.)

Première blennorragie, il y a quatre ans ; durée, 6 mois, compliquée d'orchite à droite. Deuxième blennorragie, il y a trois ans, durée trois mois. Troisième blennorragie, le 15 août dermier. Traitée par le salol. Injections au permanganate à partir du 21 septembre.

Actuellement, suintement purulent quatre ou cinq fois par jour. Urines troubles avec filaments.

Première piqûre : le 4 novembre. Amélioration à partir de la quatrième piqûre. L'urine s'éclaircit ; le suintement est

ee

moins fréquent et n'est plus guère marqué que le matin. Aucun autre traitement que le vaccin.

En espaçant les piqûres, l'amélioration s'arrête. On reprend les piqûres à raison de trois par semaine. L'amélioration s’ac-

centue.

Aujourd'hui, après la treizième piqûre, les urines sont claires. Le sumntement purulent a disparu. Quelquefois une goutte incolore le matin. Toujours en traitement.

OBSERVATION 84 F..., employé, 33 ans

Uréthrite datant de 15 ans, compliquée de rétrécissement.

(Observation du docteur PrErRoT, de Paris.)

Première blennorragie, à l’âge de 18 ans. Durée, deux à trois mois.

Deuxième blennorragie, à l’âge de 22 ans. Durée à peu près égale.

Troisième blennorragie, à l’âge de 24 ans. Période aiguë, un mois. Depuis ce temps, goutte militaire, urines troubles avec filaments, sentant mauvais ; pesanteur au périnée el au bas-ventre ; prostatite.

Première injection le 6 novembre. Amélioration après la deuxième piqûre. Grande amélioration après la troisième.

La pesanteur au bas-ventre et du périnée disparaît. L'urine devient claire. Il y a encore une goutte incolore le matin. Le malade a toujours éprouvé une grande difficulté à uriner. C’est pourquoi, le 2 décembre, avec la huitième piqûre, je pratique un examen du canal. Rétrécissement sérré de la portion membraneuse, qui laisse passer difficilement une bougie n° 28. Je conseille la dilatation du canal, tout en continuant les piqûres.

De toute facon, le malade est enchanté du résultat obtenu

à ce Jour.

OBSERVATION 85 Mlle G..., 32 ans, employée de commerce

Uréthrite blennorragique chez une femme.

(Observation du docteur PrErroT, de Paris.)

Métrite blennorragique depuis deux ans. L'examen bactériologique fait antérieurement, à plusieurs reprises, a toujours montré des gonocoques.

Première injection de vaccin, le 16 octobre. On mjJecte 1 cc. du vaccin (dose double de celle employée habituellement). Je revois la malade, une semaine après, très améhorée. Je fais deux autres injections (le 21 et le 28 octobre). GuérisOn.

PS Un

Uréthrite blennorragique avec suintement.

(Observation du docteur CHAIzLoT, de Cognac.)

Atteint de blennorragie chronique avec rétrécissement et douleur localisée à l’urèthre membraneux, est traité à ma clinique par passages de bougies Béniqué. On pratique sur lui trois inoculalions de vaccin antignocococcique, à quatre jours d'intervalle.

Après ces injections, j'ai pu noter la disparition de la douleur. Restent, seuls, les rétrécissements justiciables de la dilatation.

OBsrRvATION 87

Pi: Po He0 "RS

Uréthrite blennorragique subaiguëé.

(Observation du docteur Mrexor, de Nantes.)

Blennorragie depuis deux mois et demi. Etat général mauvais : rhumatismes, miction très douloureuse, cystite, gonocoques abondants.

“ sé et

2 F9 en

Six inoculations de vaccin antigonococcique.

Disparition de l'écoulement et des douleurs. Etat général amélioré.

OBsERvATION 88

AE SOS MaNS

Uréthrite blennorragique ancienne.

(Observation du docteur MicnoT, de Nantes.)

Blennorragie datant de qinze ans (1896). Je le soigne depuis six mois et ai pratiqué, pour trois rétrécissements, une uréthrotomie interne.

Le canal admet maintenant les bougies 46 et 48. Malgré les injections répétées de permanganate, les gonocoques persistent (16 novembre). |

Six Inoculations ont amené la suppression totale de l'écoulement.

OBsERvATION 89

M. P..., 28 ans

Uréthrite blennorragique ancienne.

(Observation du docteur Miexor, de Nantes.)

Blennorragie datant de six mois. Je le soigne depuis trois mois. Examen microscopique le 17 novembre : gonocoques.

Six inoculations de vaccin antigonococcique sont pratiquées. Disparition des gonocoques et de l'écoulement. Le malade a fait des écarts de régime sans que l'écoulement ati reparu.

OBSERVATION 90 X..., goutte militaire

Uréthrite blennorragique chronique.

(Observation du docteur CHALLIor, de Joinville-le-Pont.)

Quatre inoculations de vaccin antigonococcique, à trois jours d'intervalle, Dès la seconde, le suintement a beaucoup

TENUE diminué. Il est disparu complètemnt après la quatrième. Aucun autre traitement local on général.

Page 1