‹ Le Vaccin antigonococcique de Nicolle et Blaizot: Travail de l'Institut Pasteur de TunisChapitre 27 sur 40 · L.., 20 ans, journalier · texte numérisé non relu

L.., 20 ans, journalier

Orchite blennorragique aïgüe.

(Observation du D° A. Hé£BerT, médecin des Hôpitaux de Rouen.) à

Entré à l'Hôpital Général le 16 octobre pour une orchite droite datant de six jours. Le testicule atteimt la grosseur d’une orange. I est très douloureux.

Inoculation de vaccin les 16, 18, 20, 22, 24 et 27 octobre. La douleur est diminuée le 18 ; elle persiste cependant au niveau du cordon jusqu'au 22.

Le 24, diminution notable du testicule.

Le 25 encore un peu de douleur à la face antérieure de la cuisse. |

Le 5 novembre, le malade est guéri.

OBSERVATION 120 Y.., voyageur de commerce, 35 ans Crchite blennorragique aigüe.

(Observation du D° A. HÉBERT, médecin des Hôpitaux de Rouen.) Orchite blennorragique datant de 3 jours. Douleurs vives. Fièvre (38°).

Cinq inoculations de vaccin les 1, 3, 5, 7 et 9 décembre. Le 5, la douleur est très atlénuée. On commence les lavages le 7. Le malade ne souffre plus du tout. Il est guéri l'OS OBSERVATION 121 L. B.., 34 ans, journalier, Hospice Général Orchite blennorragique aigüe.

(Observation du docteur HÉéBerT, médecin des Hôpitaux de Rouen.) Orchite droite datant de trois jours, Douleur violente s'irradiant au cordon. Ecoulement datant de cinq semaines. Inoculations vaccinales les 1”, 2, 3, 5 et 6 décembre.

LPO ve La douleur testiculaire diminue le 2. Elle est à peu près disparu le 3, même à la pression.

Le 7 décembre, le testicule a repris son volume normal.

Orchite Piennorragique aigüe.

(Observation du docteur TROISFONTAINES, clinique dermatologique de l’Université de Liège (Belgique.).

Le malade, le premier auquel fut inoculé le vaccin, souffrait

d'une blennorragie datant de trois mois, et d’une épididymite apparue cinq Jours avant son entrée à la clinique. Le volume de l'organe intéressé atteignait celui d’un petit œuf de poule. Le cordon était mdemne. Douleur assez vive pour rendre la marche presque impossible et entraver très considérablement le sommeil. Température normale ou peu s'en faut.

Une première imjection faite à 11 heures, dès le soir, amène une sédation extrême de la douleur. La marche devient facile, même sans suspensoir. Le sommeil est bon.

Trois autres injections furent faites de Jour en Jour. Après la seconde, déjà, la palpation n'éveilla, pour ainsi dire, plus de douleurs, et le volume de l'organe fut diminué de plus d'un tiers dès le matin du troisième Jour.

La troisième piqüre rendit l'épididyme indolore, soit spontanément, soit même à la pression modérée.

Une quatrième injection, 48 heures plus tard, faite pour consolider la guérison, ramena l'épididyme à son volume normal ne laissant persister qu'une minime induration sur la tête de l'organe.

L'écoulement uréthral, très faible dans ce cas, ne semble . pas avoir été influencé notablement ; après la dernière piqûre, il renfermait encore du gonocoque.

Orchite brennorragique.

(Observation du professeur TROISFONTAINES, clinique dermatologique de l’Université de Liège (Belgique.)

Dans ce cas, la blennorragie datait de six semaines, et l’épididymite de deux jours, quand je vis le malade.

L'épididyme intéressé avait le volume d’une mandarine. Le cordon était transformé en un cylindre uniformément résistant, semi-rigide, très douloureux à la moindre pression. Il s'agissait donc d'une funiculite intense. Faible élévation de température, écoulement uréthral très minime, marche et sommeil très fortement entravés. |

Une seule injection suffit pour diminuer considérablement la douleur. Elle fut suivie de quatre autres, et, dans l’espace de sept jours, toute douleur cessa, même dans le cordon, dont le volume diminua de plus d’un tiers ; celui de l’épididyme de moitié, au moins.

L'écoulement reprit, par contre, une certaine intensité, et l'on put y retrouver du gonocoque.

OBSERVATON 124

(Observation du professeur TROISFONTAINES, clinique dermatologique de l’Université de Liège (Belgique.)

Chez ce sujet, l'épididymite, datant de neuf jours, était apparue quinze jours après l'infection gonococcique. Le testicule avait les dimensions d’un œuf de dinde, et il existait une déférentite très nette.

L'application, pendant huit jours, d'un bon suspensoir oualé-caoutchoulé n'avait que faiblement atténué l'intensité de la douleur et fait rétrocéder l'augmentation du volume de l'épididyme. |

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Lt QU Le Quatre piqûres de vaccin firent, au contraire, complètement justice des phénomènes douloureux et ramenèrent le testicule et son épididyme au volume d'un œuf de poule. En même temps le canal déférent reprit presque toute sa souplesse.

Orchite blennorragique.

(Observation du professeur TROISFONTAINES, clinique dermatologique de l’Université de Liège (Belgique.)

Ce cas est trop semblable au précédent pour qu'il y ait lieu de le relater. Il existait cette fois encore de la diféren- Ute. Pas de fièvre, écoulement faible avec gonocoques, même après les injections.

Celles-ci furent pratiquées au nombre de quatre. Elles firent, comme chez les autres patients, disparaître presque toute douleur dès le premier soir, et à la fin du traitement,

les gonocoques ne se retrouvèrent plus. Fa

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Uréthrite et orchite blennorragique aigües.

(Observation du docteur SCHWANHARD, médecin inspecteur des écoles de Paris.) Alteint d'une orchite droite dix jours après le début d’une uréthrite qui avait été soignée par les lavages au permanganate de potasse.

Lorsque je lui fais la première injection de vaccin, l'orchite datait d’une semaine ; l’épididymite était alors intense, les douleurs violentes ; une pression, même légère extrême-

ment’ douloureuse.

24 heures après la première piqûre, les douleurs cessent

ET Le localement. La palpation est possible, mais aucune diminulion dans le volume, qui est celui d’une orange ordinaire.

48 heures après la première injection, deuxième injection. 24 heures après, le malade n’accuse plus de douleurs à la pression de l’épididyme, mais se plaint d'une tension très pénible dans le scrotum ; la vaginale, est en effet, très distendue. Celle distension par hydrocèle étant survenue rapi- : dement, ‘exaspérait les douleurs.

Pour calmer le malade, je lui retirai, par ponction, 50 grammes de sérosité. Les douleurs disparurent immédiatement pour ne plus reparaître. Le testicule paraît normal. L'épididyme est indolore et il ne reste qu'un petit noyau induré de la queue. TE

L'écoulement avait diminué au moment de l'apparition de l'orchite. Les injections de vaccin furent faites les 3 et 4 décembre.

Actuellement, il n'y a plus rien du côté testiculaire, et l'écoulement n'a pas reparu.

En résumé, deux injections ont suffi pour guérir cette orchite et l’uréthrite.

Orchite blennorragique.

(Observation du docteur Gabriel Cozix de Paris.)

Première blennorragie débute au commencement de juin 1913. Le malade consulte son médecin qui lui fait suivre un traitement antiphlogistique, puis un traitement par les basalmiques et par des injections de protargol.

La maladie traîne en longueur et se complique, au mois d'octobre, d'une orchi-épididymite du côté gauche, pour laquelle je suis demandé en consultation le 27 octobre.

OU

Je constate l'existence d'une grosse épididymite aiguë, douloureuse dans l’urèthre. Très peu de sécrétion purulente ; une parcelle, recueillie et examinée, renferme des SONOCOques ; gros filaments lourds dans les deux verres. L'un d'eux, examiné au microscope, contient des gonocoques. Repos au lit, glace en permanence, tisanes d'urétiques ; deux grammes d'urotropine et deux grammes de salol par jour.

Le 31 octobre, en possession du vaccin antigonococcique, vembre. Le lendemain de cette seconde injection, l'épididymite, beaucoup moins sensible, paraît commencer à décroître de volume.

j'en fais une première injection, puis une seconde le 2 no-

Le 4 novembre, troisième injection ; quatrième le 6 novembre.

Le malade reprend ses occupations, assez faligantes, le 6.

Après la quatrième injection, la sensibilité de l’épididyme est normale, la tuméfaction ést sensiblement diminuée de volume. La sécrétion uréthrale contient encore des gonocoques aimsi que des filaments, beaucoup moins nombreux que ceux de l'urine.

Je conseulle au malade de faire tous les jours de grands lavages uréthro-vésical avec une solution de permanganate de potasse à 0,25 pour 1.000, traitement suivi ponctuellement pendant 15 jours, du 6 au 20 novembre, et je fais, pendant ce temps, quatre injections de vaccin antigonococcique les 8, 11, 14 et 17 novembre. |

J'ai continué ce traitement aussi longtemps, par précaution, en raison d’un voyage imminent que M. P... devait entreprendre, et de la nécessité de le guérir à temps sans l'exposer à une rechute. Mais, dès le 12, c'est-à-dire après la sixième injection de vaccin, l'épididyme était revenu à l'état normal, et je ne trouvais plus de gonocoques, ni dans le mucus uréthral, ni dans les filaments de l’urime.

Le 2 et le 23 novembre, expériences de la bière, du champagne et du nitrate.

LCD Le 25 au matin, dernier examen bactériologique et urétros-

copique. Guérison, OBSERVATION 128

Uréthrite blennorragique compliquée d’orchite et de prostatite, (Observation du docteur Gabriel Corn de Paris.)

Première uréthrite gonococcique ayant débuté le 18 septembre 1913. Traitée sans résultats par des lavages (permanganale, oxycyanure, protargol) compliquée d'orchi-épididymite gauche et de prostalité au début de novembre : l'épididymite, après s'être améliorée, s'aggrave à nouveau au bout de quelques jours. Le massage de la prostate fait sourdre du

PUS gonococcique.

Première injection de vaccin le 24 novembre. Deuxième le 26. Troisième le 28. Quatrième le 30.

Dès la seconde injection le malade éprouve un mieux considérable. La douleur et le gonflement de l'épididyme diminuent. La sécrétion prostatique décroît après la quatrième injection. L'épididyme est tout à fait guéri. La sécrétion recuëillie dans le canal et celle recueille après le massage prostatique ne renferment plus de gonocoques. |

Le malade peut être considéré comme guéri. Mais, par précaution on fait encore, le 2 et le 6 décembre, deux dernières injections. L'urèthre est normal, ainsi que le testicule : el la prostate. Les urines sont claires et sans filaments. Le

malade est guéri.

OBsERvATION 130

C..., docteur en médecine Uréthrite blennorragique compliquée d’orchite et de prostatite.. (Observation du docteur PIERROT, de Paris.) 1° Blennorragie, il Y à {rois ans, complication d’abcès prostatique ; 2° blennorragie un an après, avec orchite double et prostatite.

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