‹ Le Vaccin antigonococcique de Nicolle et Blaizot: Travail de l'Institut Pasteur de TunisChapitre 34 sur 40 · V.., 2° Zouaves · texte numérisé non relu

V.., 2° Zouaves

Arthrite blennorragique.

(Observation du docteur GRENIER, chef du laboratoire de Bactériologie de l'Hôpital militaire d’'Oudjda (Maroc.)

Entré le 25 novembre. En est à sa première blennorragie. L'écoulement remonte à un mois environ, et est traité par les lavages au permanganate. Brusquement pendant la nuit, le genou gauche devient le siège d'un épanchement très abondant. Température, à l'entrée, 38° : il est rouge, très tuméfié et très douloureux.

Le 26 novembre, on pratique, une injeclion sous-cutanée de sérum antigonococcique sans résultat. La compression du genou ne produit aucune amélioration.

Le 27 novembre, ponction évacuatrice, donnant issue à un

Le

liquide séreux. Pas de gonocoques. Aucune culture sur milieu

de Sabouraud Noiré.

Même jour, première injection de vaccin anligonococcique.

29 novembre, deuxième injection. Légère amélioration.

1* décembre, troisième injection. L’écoulement disparaît, ainsi que la douleur. L'épanchement ne s’est pas reformé.

3 décembre, quatrième injection. L'amélioration se maintient, Les mouvements du genou ne sont plus douloureux et sont complets.

5 décembre, cinquième injection. L'articulation a repris sa mobilité normale. Tout rentre dans l'ordre, la guérison est complète.

Il ne persiste qu'un peu d'épaississement de la synpviale,

OBSERVATION 192 L..., sergent 1* Etranger

Rhumatisme blennorragique.

(Observation du docteur (GRENIER, chef, du laboratoire de Bactériologie militaire d’'Oudjda (Maroc).

Entré le 30 novembre.

Blennorragies nombreuses depuis 1898 (une par an), avec écoulements prolongés.

Première atteinte de rhumatisme blennorragique en 1902, genou et chevilles.

Deuxième atteinte en 1906, mêmes localisations.

Troisième atteinte en 1913 (crise actuelle), survenue après dix jours d'écoulement. Pas de température. Les genoux et les chevilles sont légérement tuméfiés ; la marche est IMiPOSsible. Pas d'adénopathie inguinale. Frictions térébenthinées restent sans grand effet. L'écoulement a cessé à son entrée à l'Hôpital.

1° décembre, première injection de vaccin antigonococcique. |

3 décembre, deuxième injection. Amélioration très sensi-

ble. Le gonflement du genou à complètement disparu, ainsi que les douleurs spontanées. Au niveau de l'articulation tibiotarsienne, la douleur et le gonflement ont seulement diminué.

5 décembre, troisième injection. L'impotence fonctionnelle disparaît progressivement. La station debout est possible. La marche s'effectue sans difficultés.

7 décembre. À ce moment, inerruplion du traitement faute de vaccin. La manche redevient un peu difficile, sans gonflement ou douleur spontanée.

15 décembre. Actuellement, le malade est guéri.

OBSERVATION 193 M. B. E..., 30 ans, indigène Tunisien, journalier

Rhumatisme blennorragique.

(Observation du docteur BouHAGEB, médecin de l'hôpital Sadiki, de Tunis.

Entre à l'Hôpital Sadiki le 10 novembre 1913.

Blennorragie datant de 40 jours, à l'entrée. L'écoulement persiste el le malade présente des douleurs articulaires généralisées.

Cinq inoculations de vaccin antigonococcique les 12, 15, 18, 22 et 26 novembre. À la suite de la première, le malade peut donmir le soir. Après la cinquième, les douleurs ont disparu, sauf au niveau du poignet ; cependant, l'écoulement n’est pas encore complètement tari.

Rhumatisme blennorragique.

(Observation du docteur ENRIQUEZ, médecin de l'hôpital de la Pitié (Paris, et de M. $SeprLroT, interne de service.)

Deux cas. Guérison.

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