COMPLICATIONS OCULAIRES
S. B..., Français, 28 jours
Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur Cuénor, de Tunis.)
Le malade est présenté à la clinique, pour la première fois, le 9 juin 1913, après 25 jours de maladie.
Secrétion abondante, gonflement palpébral, photophobie légère. Injections les 9, 10, 11, 13, 16, 19 et 23 juin.
Dès le 10, la sécrétion est très réduite.
Le 11, la malade ouvre les yeux.
Le 13, il ne reste que peu de sécrétion.
Le 19, la secrétion est de nouveau abondante, surtout à J'œil droit. Rechute sans gravité.
Le 25, l'état est très satisfaisant, la sécrétion minime.
OBSERvATION 196 G. A... Israélite, 7 mors
Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur Cuénon, de Tunis.)
Malade depuis le 17 février. Le pelit malade est présenté à la clinique le 20, dans un état qui ne paraît pas alarmant. Sécrélion légère et un peu de gonflement des paupières.
Le lendemain, Ja situation s’est brusquement aggravée. Sécrélion abondante, surtout à gauche, gonflement palpébra] considérable.
Injections les 21 et 24 juin.
Le 22, la sécrétion est devenue dérisoire ; le gonflement très diminué. Amélioration remarquable,
M. G..., 23 ans
Ophtalmie blennorragique et ulcère de la cornée.
(Observation du docteur CuÉNor, de Tunis.)
Jeune homme atteint d'uréthrite blennorragique. La complication conjonctivale se déclare le 13 août au matin.
Le 14, lorsque le malade se présente à la clinique, la sécréuon est relativement peu abondante, mais la conjonctive est parlellement desquammée, chemosis marqué, légère ulcération sur la cornée gauche, photophobie intense. Ingections les 14 et 18. |
Dès le lendemain de la première injection, l'amélioration est très sensible ; la sécrétion minime. Guérison après la deuxième injection.
OBSERVATION 198 M°E..., 30 ans
Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur Cuénor, de Tunis.)
Se présente à la clinique le 19 septembre, se plaignant d'une brûlure de la conjnctive de l'œil gauche occasionnée, dit le malade, par du goudron. Un peu de rougeur, sécrétion légère.
Le 20, conjonctivite infectieuse franche ; sécrétion abondante des deux yeux. Gonocoques abondants. Injections les A0Let 22.
Amélioralion marquée dès le 21,
Guéri le 23.
À. M,:., 7 ans
Ophtalmie blennorragique et ulcère de la cornée.
(Observation du docteur Cuénop, de Tunis.)
Enfant scrofuleux. Conjonctivile blennorragique des deux yéux. Présenté à la clinique le 27 septembre. Sécrétion abondante, gonflement considérable. Blépharospasme. Ulcération de la cornée droite. Injections les 29 septembre, 1* 3, 6, 11 et 14 ocotbre.
Le 30, la sécrétion a diminué, mais Ja cornée est perforée et l'iris fait hernie.
Le 4 octobre, sécrétion fluide encore assez abondante. Le malade ouvre cependant bien les yeux.
Le 13 octobre, les yeux sont encore rouges, la sécrétion épaisse, assez réduite. L'ulcère est en bonne voie de réparalion, la hernie réduite, mais l'iris adhérent, A gauche, leucome poncliforme.
Le 21, sécrétion nulle. Yeux rouges (conjonctivite granuleuse ancienne). Petit leucome à droite, avec adhérence centale de l'iris. Vision bonne,
F. G..., enfant de 6 mois
Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur Cufnon, de Tunis.)
Enfant présenté le 6 octobre. Con jonclivite purulente grave: sécrétion diphtéroïde ; gonflement énorme des paupières. Gonocoques. Injections les 7, 9, 11 octobre.
Le 10 octobre, grande amélioration.
AE
É - 153 — Le 11 octobre, sécrétion nulle, yeux franchement ouverts.
Il ne subsiste, de l'affection, que la rougeur de la conjonclivite.
OBSERvATION 201
A. E..., 20 jours
Ophtalmie blennorragique et ulcère de la cornée.
(Observation du docteur Cuénon, de Tunis.)
Ophtalmie du nouveau-né. Né le 17 septembre, l'enfant a fermé les yeux le 20 et ne les a pas ouverts depuis lors. Sécrétion légère, peu de gonflement lorsque l'enfant est amene à la clinique le 7 octobre. L'état des conjonctives semble s'améliorer sous l'influence du traitement local.
Le 10 octobre, formation d’un petit ulcère et présence de gonocoques dans Ja sécrélion Injections les 11, 12, 13, 15, 17 octobre.
Ouvre un peu les yeux le soir du 11 octobre, davantage le 12. |
Le 13, sécrétion très fluide, peu abondante.
Le 14, excellent état. Yeux franchement ouverts ; sécrélion minime.
Le 17, petite rechute aux deux yeux. Sécrélion ocre, abondante ; yeux fermés. Injections les 19, 20. Sécrétlion nulle.
M. b. À. B..., 7 ans, jeune arabe
Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur CuéÉnor, de Tunis.)
Se présente le 12 octobre à la clinique, atlemt d'une conjonctivite des deux yeux, de moyenne intensité, datant d'une huilaine de jours.
Etant donnée l'épidémie régnante de conjonctivite aiguë à bacille de Weeks, l'affection est d'abord soignée comme telle. Elle s'aggrave brusquement le 20 : on constate du gonocoque dans le pus.
Le ?1, injection faite à la clinique.
Le 22, disparition totale de la suppuration.
Le 23, guérison.
OBSERVATION 203 À. B..., 10 ans, frère du précédent
Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur Cuénon, de Tunis.)
Celte observation est calquée sur Ja précédente. La même ampoule de vaccin, dilué dans l'eau physiologique de l'ampoule complémentaire, fournit les 4 grammes de solution nécessaire aux deux injections.
OBSERVATION 204 Jeune fille Israélite de 17 ans
(Observation du docteur Cuénon, de Tunis.)
Ophtalmie purulente avec perforation des cornées.
Se présente, le 26 novembre, à la Clinique ophtalmologisue avec une ophlalmie purulente double accompagnée de perloration des deux cornées qui sont infiltrées de pus et en imminence de nécrose totale, par ophlalmie consécutive. Présence de gonocoques.
26 novembre, première inoculation de vacein antigonococcique.
27 novembre, seconde inoculation.
<8 novembre, amélioration très sensible, Troisième inoculalion.
+ 159 29 novembre, la suppuration est tarie, l'état des cornées s'améliore. Quatrième inoculation.
1 décembre, la suppuration est complètement arrêtée. La cornée, en dehors des points perforés, à repris sa transparence.
PB 49; ans
(Ophtalmie purulente avec ulcération des cornées.
(Observation du docteur CuÉNoD, de Tunis.)
Se présente à la consultation de la Clinique ophtalmologique avec une ophtalmie purulente double. La cornée droite est envahie dans ses deux quarts supérieurs ; le quart inférieur laisse tranéparaîlre un hypopion abondant. A l'œil gauche, 1l existe un large ulcère à bords jaunâtres du segment supérieur de la cornée.
L'œil droit peut être considéré comme perdu, le gauche en imminence du même danger. Gonocoques abondants. Le malade souffre d'un ancien rétrécissement de l’urèthre avec goutte militaire.
28 novembre, première inoculation de vaccin antigonococcique. Lavages fréquents au sérum physiologique.
29 novembre, la suppuration est très diminuée. Seconde inoculation.
30 novembre. la suppuration est tarie. L'ulcère de l'œil gauche se déterge. A droite, l'envahissement de la cornée diminue.
Le 10 décembre, le malade est revu. L'œil gauche est complètement guéri. L'œil droit est amélioré ; la cornée recouvre peu à peu sa transparence. |
B. B..., enfant Italien, 12 ans
Ophtalmie purulente chez un trachomateux.
(Observation du docteur Cuénor, de Tunis.)
Contaminé par un nouveau-né atteint d'ophtalmie purulente. Début le 26 novembre.
Le malade est vu, pour la première fois, le 27. Sécrétion moyenne des deux yeux ; rougeur sans gonflement des paupières ni photophobie appréciables, granulations abondantes, cornées intactes. Présence de quelques gonocoques.
Le 28, suppuration plus abondante ; teinte rosée diffuse des paupières et léger gonflement,.
Inoculations de vaccin antigonococcique quotidiennes, du 28 novembre au 4 décembre (au total sept).
Le 29. la sécrétion est très tarie.
Le 30, la teinte rosée des paupières s’atténue.
Le 2, état satisfaisant ; il ne demeure plus que les lésions trachomaleuses anciennes.
OBSERVATION 207 M. el A... indigène Tunisien
Iritis blennorragique.
(Observation du docteur Cuénon, de Tunis.)
5e présente, le 10 novembre 1913, à Ja Clinique ophtalmologique, avec une iritis violente de l'œil droit datant de plusieurs Jours. Injection périkér atique intense ; cornée trouble: pupille contractée. L'atropine agit lente et irrégulièrement (synéchies postérieures).
On pense à une iritis syphilitique, mais la réaction de Was-
serMan est négalive. D'autre part, l'interrogatoire du malade
apprend qu'il à présenté une blennorragie aiguë six mois auparavant. e
26 novembre, première inoculation de vaccin antigonococcique.
27 novembre, grande amélioration ; la rougeur a diminué, les douleurs s’apaisent. Seconde ionculation..
28 novembre, l'amélioration s'accentue. La conjonctive reprend sa teinte rosée.
29 novembre, troisième inoculation.
30 novembre, la guérison paraît complète. On cesse l’atropine.
Le malade, revu le 9 décembre, est en état parfait. I a repris son travail de bureau.
-OBSERVATION 208 Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur A. Dusserce, de l’Arbresle, Rhône.)
Nouveau-né atteint d’ophtalmie. Vu au cinquième jour après l'accouchement, les deux cornées sont atteintes ; celle de l'œil droit infiltrée de pus.
Trois inoculations de vaccin antigonococcique à 24 heures d'intervalle ; la sécrétion purulente et l'œdème des paupières ont rétrocédé rapidemet : la kératite persiste, mais sans tendance à l'ulcération.
Une quatrième inoculation est alors pratiquée.
M. M: 3l ans
Ophtalmie blennorragique.
(Observation du docteur Camous, médecin des Hôpitaux de Nice.) Se présente à la visite, pour la première fois, le 12 novembre. Les paupières de l'œil droit sont gonflées avec sécrétion
abondante ; le début de l'ophtaimie remonte à la veille. Le malade était atteint de blennorragie aiguë depuis 15 ou 20 jours. Présence de gonocoques, traitement local immédiat. -13 novembre, pelite ulcération de la cornée. Première inoculation de vaccm anligonococcique.
14 novembre l'ulcération n'a pas augmenté :; la sécrétion purulente à nettement diminué. Seconde inoculation. Le traitement local n’est pas interrompu.
15 novembre, amélioration. Troisième inoculation.
16 novembre, l'œil gauche se prend, Quatrième inoculation.
17 novembre, cinquième inoculation.
Les jours suivants, amélioration progressive.
Le 21, il ne persiste plus que de la rougeur de la conjonctive. L’ulcération est guérie.
Ophtalmie blennorragique.
(Observation de MM. les professeurs BAR et LEQUEUx. Société d’obstétrique et de pédiatrie de Paris, séance du 8 décembre 1913.)
Un cas d'ophtalmie grave suivi e guérison en 24 heures. (Extrait de la Presse médicale, 20 décembre 1913.)
60 COMPLICATIONS GYNÉCOLOGIQUES
OBSERVATION 211 (Personnelle)
Mme L..., 30 ans
Uréthro-cystite gonococcique. Métrosalpingite aigue.
La malade vient pour des pertes verdâtres et une sensation de cuisson limitée au vagin. Elle présente, en outre, depuis ses dernières règles, des douleurs dans le bas-veutre.
L'urèthre paraît rouge et congestionné. La pression fait sourdre une goutte muco-purulente. Les urines, difficiles à obtenir à l'état de pureté, présentent un dépôt purulent, légé-
rement teinté en rose ; la fin de la miction est accompagnée de ténesme douloureux. Au toucher, le col est gros et douloureux. L'utérus paraît augmenté de volume. On sent nef tement la trompe gauche du volume d’un gros crayon üars le cul-de-sac, pas de collection.
On commence le traitement le 21 octobre.
Dès le 25, après la troisième injection, l'utérus saraît beaucoup moins douloureux ; own perçoit difficilement la trompe gauche. Cependant, les pertes subsistent, mais plus blanches. |
29 octobre, l'écoulement vaginal a beaucoup diminué. L’utérus paraît encore un peu douloureux.
3 novembre, presque plus d'écoulement vaginal. La palpation de lutérus et ses annexes n'est plus douloureuse.
8 novembre, septième injection. Il subsiste encore quelques pertes blanchs, plus de douleurs, ni spontanées, ni à la palpalion.
eh’, 71ans
Métrite et salpingite gauche d’origine blennorragique.
(Observation du professeur Portez, de Lille.)
Entrée le 9 octobre dans le service de la Clinique chirurgicale de l'Hôpital de la Charité, pour leucorrhée verdâtre, mictions douloureuses, douleurs très violentes dans l'abdomen et dans les lombes.
Utérus un peu gros, douloureux. Annexe volumineuse, œdémateuse et douloureuse à gauche. Douleurs abdominales vives.
Sous l'influence des injections chaudes et des tampons à
l'ichtyol, les phénomènes de réaction périlonéele s'atténuent, mais l'examen gynécologique ne montre aucun changement local. Dans le pus prélevé à l’orifice du col, nombreux gonocoques avec staphylocoques el streptocoques associés.
Première injection de 0,5 de vaccin, le 3 novembre, intramusculaire, au niveau de la région fessière. Cette injection n'amène aucune réaction locale ou générale, mais elle est très douloureuse.
Deuxième injection le 8, bien supportée. Les douleurs andeminales ont beaucoup diminué et l'écoulement blennoragique est très réduit.
À l'examen, l'annexe gauche n'est plus que très peu hypertrophiée ; l'utérus et les culs-de-sac sont indolores.
Le 9 novembre, troisième injection.
Le 11, on ne trouve plus, dans le pus, que quelques rares gonocoques extra-cellulaires.
Le 12, quatrième injection. La mobilisation utérine et la palpation des régions annexielles n'est plus douloureuse ; les annexes ne sont plus perceplibles.
Seul traitement local adjoint : deux injections chaudes
par jour.
OBSERVATION 213 J: S.+, FS'ans
Annexite et pelviperitonite d’origine blennorragique. (Observation du professeur Porter, de Lille )
Entrée le 10 octobre 1913, dans le service de Clinique chirurgicale de l'Hôpita' de la Charité, avec pertes verdâtre: abondantes, mictions douloureuses, douleurs intenses dans le bas-ventre, phénomènes généraux et fièvre.
Utérus gros, douloureux, culs-de-sac tendus ; annexes volumineuses œdémateuses et très douloureuses.
Le repos au lit avec glace sur le ventre et grandes Injections chaudes, n'amène qu'une amélioration légère et, le 2 novembre, on trouve un utérus fixé avec annexite double, paramétrite et infiltration des ligaments larges. Gonocoques nombreux dans le pus prélevé au niveau du col.
Le 3 novembre, première injection de 0 cc. 5 de vaccin deuxième, le 6 ; troisième, le 9 ; quatrième, Je 12.
La première injection (intrafessière) a été douloureuse et a donné le soir, une très légère élévation thermique (37°6) les suivantes ont été lrès bien supportées.
Durant ce iraitement, la malade déclare spontanément que, deptus la première injection, la leucorrhée et les douleurs -ont beaucoup diminué.
Le 13 novembre, l'utérus commence à se mobiliser ; 1l reste une masse grosse comme un œuf de pigeon, à gauche ; une tuméfaction légère à droite ; l'utérus el les annexes sont absolument indolores.
Deux grandes mjeclions chaudes par jour ont constitué tout le traitement.
Salpingite blennorragique.
(Observation de MM. les professeurs Bar et Lrqueux (Société d’obstétrique et de pédiatrie de Paris, séance du 8 décembre 1913.)
Dans trois cas ide salpingite où le petit bassin était rempli par la masse inflammatoire, la guérison complèle suivait au bout d’un temps variable (trois semaines, un mois), et après cinq à six injections.
Dans un autre cas, les lésions diminuèrent rapidement et, à l'examen, on ne constatait plus qu'une tumeur kystique qui fut enlevée chirurgicalement. I s'agissait d’une trompe ; dans le liquide on trouve le gonocoque.
(Extrait de la Presse Médicale, 20 décembre 1913.)
re
ÜBSERVATION 21} 5: E5.:, 21.ans
Salpingite blennorragique bilatérale.
(Observation du docteur LEncrer, médecin de l'Hôpital St-Joseph, Paris.)
Salpingite bilatérale à prédominance gauche, datant de trois mois environ, d’après l'examen fait avant tour début appréciable de salpingite.
La malade a fait, avant d'être vaccinée au vaccin antigonococcique, une cure de Salies qui l’a peu améliorée.
6 novembrde, première injection,
7 novembre, deuxième injection.
9 novembre, troisième injection.
12 novembre, quatrième injection.
15 novembre, cinquième injection.
18 novembre, sixième injection.
22 novembre, septième injection.
26 novembre, huitième injection.
30 novembre, neuvième injection.
L'examen local permet de constater une décongestion notable, plus de liberté des culs-de-sac vaginaux et une indolence relative de la trompe gauche précédemment plus volumineuse el plus douloureuse.
3 décmbre, dixième injection (intraveineuse).
Réaction violente, température 39°. Deux jours de fatigue. Il convient de dire que la malade est très sensible à nombre d'actions médicamenteuses.
8 décembre, onzième injection. Bien que l'amélioration soit indiscutable, il convient de poursuivre encore le traitement avant d'affirmer la guérison. Il convient aussi de remarquer que linflammation tubaire n'est peut-être pas due au seul gonocoque.
OBSERVATION 216 Mint, .93"ans
Salpingite double, volumineuses masses inflammatoires.
- (Observation du docteur LexGLer, médecin de l'Hôpital St-Joseph, Paris.
Salpingite double ; volumineuses masses inflammatoires. Malade du service du docteur Huguier.
18 novembre, première injection intramusculaire.
19 novembre, deuxième injection intramusculaire.
20 novembre, troisième injection intramusculaire.
22 novembre, quatrième injection intramusculaire.
26 novembre, cinquième injection intramusculaire.
Modification de volume, mais rien encore de très précis.
29 novembre, sixième injechon intraveineuse. Réaction violente. Fièvre, 38°9. Prostration.
3 décembre, sephème injection intraveineuse. Réaction vive, mais supportable (38°6).
6 décembre, huitième injection intraveineuse. La réaction existe, mais atténuée (38°4). Les trompes sont notablement réduites et les culs-de-sac sont souples et presque normaux, Malheureusement, dans la nuit du 6 au 7, la malade est prise de douleurs violentes qui font croire à une rupture tubaire. L'intervention d'urgence fait trouver une simple torsion tubaire. Les trompes enlevées contiennent toutes deux un abcès. L'examen bactériologique n'a pas été fait.
Malgré ce contre temps, celle observation est intéressante peur la grande amélioration obtenue. IT est probable que la guérison aurait suivi, Sans la (orsion de la trompe.
G..., 19 ans, fille publique
Uréthrite. Vaginite. Métrite. Salpingite droite.
(Observation du docteur A. HÉBERT, médecin des Hôpitaux de Rouen.)
Les inoculations de vaecin ont commencé le 1% novembre. Il en est pratiqué huil au total, à deux jours d'intervalle. Comme traitement local, lavages uréthraux et injections.
La douleur salpingienne à la pression est disparue dès le premier jour. La guérison complète a été obtenu en {rois se-
maines.
Mme T...
Métrite et salpingite blennorragique. Arthrite.
(Observation du docteur Gabriel Corin, de Paris.)
Blennorragie de trois mois ; utérus et trompe droite très douloureux ; pertes très abondantes. Un prélèvement fait au niveau du col révèle la présence de gonocoques. Arthrite du coude droit.
Après la deuxième incculalion, un mieux très net se mamfeste ; la douleur et les pertes diminuent déjà.
Je fais encore six autres injections de vaccin, espacées de trois jours.
Après la quatrième inoculation, toute douleur a disparu, soit à la pression, soit spontanément. Les pertes ont presque totalement disparu ; on ne trouve plus de gonocoques dans les sécrétions du col ; l’arthrite est guérie.
Après la huitième et dernière inoculation, guérison complète. |
En dehors de la vaccinothérapie, je n'ai fait ou conseillé ici d'autre trailement que des injections vaginales bi-quotidiennes, avec un litre, chaque fois, de permanganate à 0,25 pour 1.000, des pansements ichtvolés au col utérin, des applications de liniment (iode, gaïacol, chloroforme) et de ouate sur le coude. |
Mme L..., 32 ans Uréthrite blennorragique.
(Observation du docteur Pierrot, de Paris.)
Antécédents : Pertes blanches depuis une date indéterminée, qui deviennent Jaune-verdâtre vers l’âge de 27 ans. Cyslite en 1910.
Actuellement, pertes blanches très abondantes, réapparaissant dans les cinq jours qui suivent les règles Jusqu'à la période menstruelle suivante.
Cinq injections à partir du 20 novembre. Les pertes blanches ne se produisent plus. La malade se croit guérie, cesse le traitement. Un léger catarrhe réapparaît, cependant, et la malade reprend le traitement le 13 décembre. Toujours en traitement.
. OBSERVATION 220 Ovarite blennorragique.
(Observation du docteur R. Dunor, directeur de la clinique d’Urologie, de Bruxelles.)
Une femme atleinte d'uréthrite blennorragique est prise, pendant la nuit du 12 au 13 décembre, de douleurs subites el violentes dans l'ovaire.
Une seule inoculalion amène la disparition totale des douleurs. La malade peut dormir.
Au toucher (15 décembre) la masse ovarienne est diminuée de volume et beaucoup moins sensible à la pression.