‹ Le vade-mecum du forestierChapitre 134 sur 135 · LÉPIDOPTÈRES · texte numérisé non relu

LÉPIDOPTÈRES

Cossus gâte-bois. Pyrale de la résine.

Zeuzère. — des pousses.

Liparis moine. — des bourgeons

Liparis disparate. -— verte.

Orgye dupibonde. — hercynienne.

Bombyce livrée. Noctuelle piniperde.

Bombyce pînivore* Teigne du mélèze.

Bombyce procession- Teigne du cerisier à naire, grappes.

L'asiocampe du pin.

Comme ces collections ne se trouvent pas dans le commerce, les naturalistes en recueillent eux-mêmes les échantillons; nous" ne pouvons donc pas en faire connaître les prix.

Le mémento des collectionneurs naturalistes formerait un long chapitre que nous abrégerons beaucoup pour ne pas répéter ce que Ton trouve ailleurs.

Le rangement des collections forestières (végétaux ligneux ou croissant à Tombre des bois) insectes nuisibles aux forêts, quadrupèdes et oiseaux qui vivent dans les lieux ombragés) et la recherche des échantillons demandent des soins et nécessitent des instruments nombreux.

Les boîtes- à botanique et celles dont se servent les naturalistes pour conserver les insectes ;-les boussoles, le cartable et le papier buvard nécessaire pour sécher les plantes, les cartons de lièges pour ranger les insectes en collections et les bouteilles en verre, en fer blanc avec tube, ou en toile métallique sont des objets trop connus ' pour s'y arrêter.- .

Nous ne parlerons pas davantage des microscopes, des pinces de toutes sortes et des filets à papillons ; des pipettes en verçe et des divers pu-

%îiÀ pour' dissection et préparations microscopi-' <îueô, non plus que des divers instrumeiits nécessaires aux minéralogistes, tels que les griffes éiOL cuivre, les ciseaux à froid et les houlettes de différents genres.

Nous rappellerons seulement que la Naphtaline conserve les collections en éloignant les îfiïectes destructeurs qui trouvent une vive répiilsion pour son odeur.

Tous, les insectes qu'on ne peut piquer doivent être collés sur des palettes de Mica.

? Lé naturaliste qui voyage presque toujours seul,^ à pied, dans une solitude relative, doit porter avec lui, à côté des instruments^ spéciaux à' ses recherches, une trousse et une pharmacie dé poche réduite à sa plus simple expression.

: Dans la trousse il doit y avoir : .

■ Un^étui porte-nitrate d'argent, des ciseaux, une lancette, des pinces, un bistouri et un pinceau. ' :: La pharmacie doit' comprendre de l'alcool-vo-^ latiV de l'acide phéniqùe, de la teinture d'arnica, du perchlorure de fer, du laudanum et du sulfate de quinine. .

r Barmi les ustensiles nécessaires aux natura-' listes, l'un des plus curieux et des moins <;ohnu^ fist le piégé de Péyériioahoff, pour capturer les pàpûlpns nocturnes. . .

-Pour, dégraisser les., échantillons dliistobe naturelle, on emploie avec succès la benzine reti-^

tifiée qui n'altère pas les couleurs les plus déli*. cates des papillons eux-mêmes, et pour sécher vivement l'objet lavé avec ce liquide, on se sert d'argile smectique pulvérisée où on l'enterre s'il n'est pas trop volumineux ; sinon, on étend l'ar* gile sur la place mouillée.

L'acide phénique en dissolution dans la ben-: zine prévient la moisissure en empêchant le àé^ veloppement des cryptogaems et l'alcool arsé^^ nieux favorise la conservation des plantes.

Outre qu'elles sont fort instructives, les collections d'histoire naturelle présentent l'avantage de l'agrément et de l'exercice corporel. On les complète avec avantage en prenant les épreuves photographiques des échantillons recueillis.

Grâce aux appareils de récente invention, dits scénographes et polygraphes de poche, on peut obtenir aisément et sans apprentissage, des épreuves excellentes sur plaques préparées à l'avance^ au collodion sec. Le naturaliste peut en même temps se servir, en voyage, de ces appareils essentiellement portatifs pour prendre sur le vif des beautés de la forêt avec ses sites aimables ou grandipses, ses vieux arbres et leurs troncs torturés.

Dans cet ordre d'idées, les Alpinistes et le» Amis des Bois trouveront une large route que de rares privilégiés ont jusqu'ici timidement parcourue.

Page 1