‹ Le vade-mecum du forestierChapitre 35 sur 135 · JAUNE · texte numérisé non relu

JAUNE

Les écorces rouges ont 20 p. 7o de plus de tan-

nin que les écorces blanches et les blanches en contiennent 15 p. % de plus que les rouges, et 40 p. 7o de plus que les blanches.

D'ailleurs, nous rappellerons que la croissance de récorce est plus rapide et plus active à l'exposition sud qu'à l'exposition nord où elle prend annuellement une épaisseur de un milimètre par centimètre.

Le développement de l'écorce suit une progression régulièrement croissante jusqu'à Tâge de 25 ans après lequel il se ralentit pour reprendre ensuite d'une manière irrégulière.

La dessication de l'écorce lui fait perdre la moitié de son poids.

Les marchands de bois n'oublieront pas que les écorces de l'exposition sud sont les plus denses, et qu'après dessication, la densité de

l'écorce blanche est de 0,970 l'écorce rouge — 0,978 l'écorce jaune — 0,982

Si l'on dose la richesse des écorces en substances tannantes on trouve que les écorces blanches renferment en tannin 5 à 6 p. 7o de leur poids.

les écorces rouges 6 à 7 p. %

les écorces jaunes 7 à 8 p* %

les écorces noires 8 alOp. 7o

Comme la valeur des écorces entre pour 1/5 environ dans les frais de la tannerie, il est intéres-

- Ui —

sant de savoir que, au titre le 4 p. 7o de tannin, récorce vaut 6 fr .80 les 100 kilogrammes

— 7 p. Vo M.90

— 10 p. 7^ 17,00 Qu'est-ce que coûte Fécorçage de 1,000 kilo.

d*écorces?

Par le procédé manuel ordinaire , on doit compter 30 fr. et par la vapeur sèche surchauffée, on peut admettre le prix de 25 fr.

Nos lecteurs auront soin de ne pas prendre ces chiffres au pied de la lettre : la plupart des expériences tentées jusqu'à ce jour donnent des résultats contradictoires, et nous faisons seulement connaître notre appréciation pQrsonnelle, très sujette à erreur.

Nous ajouterons encore que la différence de quîdite des écorces de ces deux provenances est l'objet d'expériences contradictoires et que le résultat définitif se fera encore longtemps attendre.

L'écorce-sêve contient-elle plus de tannin que l'écorce-vapeur ?

Nous voudrions, dans l'intérêt du commerce des écorces à tan, répondre catégoriquement ; mais nous préférons garder le silence pour ne pas induire nos lecteurs en erreur.

Il ne suffit pas de prodTrâe les écorœs, il faut encore les conserver. Les chiffres suivants qui sont le résultat d'expériences faites à l'Institut agronomique, permettront aux propriétaires de forêts et aux adjudicataires de bois de se renseigner exactement sur la déperdition en tannin des substances tannantes.

1" Une écorce de bouleau venant de Norwège, contenait :

En Novembre 1878, 15,8 o/o tannin, 10,8 o/o

matières extractives.

En Juin 1880, 8,2 o/o tannin, 12,3 o/o matières extr actives.

o I En moins de deux ans, cette écorce avait % I perdu 7,6 o/o de tannin.

M I 2** Une écorce de chêne de la Sologne o I contenait:

En Février 1 879, 12 o/o tannin, S,2 o/o matières extractiTOS.

En Juin 1880, 6,9 o/o tannin, 5,8 o/o ma-

"S I tières extractives.

« ( En 1 6 mois, cette écorce avait perdu 5,1 o/o

de tannin.

3" Ecorce de chêne vert d'Afrique :

Novembre 1878, 14,8 o/o tannin.

A\Ta 1879, 10,6 o/o tannin.

Janvier 1880, 8,75 o/o tannin.

Perte en 14 mois, 6,05 o/o tannin.

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