‹ Le vade-mecum du forestierChapitre 36 sur 135 · PROPRIÉTÉ FORESTIÈRE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ FORESTIÈRE

Trop de gens croient à rinfériorité de la propriété boisée sur la propriété rurale. Un exemple suffira pour détruire ce préjugé.

Une ferme, sise à Saint-IIilaire-Fontaine, canton de Fours (Nièvre), comprend soixante hectares, et le propriétaire a concédé au fermier im cheptel de ferme de 10,000 fr. Les bâtiments d'exploitation sont neufs : ils valent 20,000 fr. au bas prix.

Le prix de fermage est de 4,200 fr., soit 70 fr. par hectare et par an. La jouissance est facile pour le fermier dont tous les héritages entourent l'habitation.

D'autre part, un bois de 60 hectares appartenant au même propriétaire et confinant à cette ferme, est estimé 40 fr. la feuille; c'est-à-dire qu'il donne annuellement un revenu de 2,400 fr. Il recouvre des terrains argileux et substantiels, identiques en tous points à ceux de la ferme. La question est de savoir si la propriété rurale donne au détenteur un revenu net plus élevé que le sol boisé. Nous répondons à cette question par les deux tableaux qui suivent :

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