‹ Le val-perduChapitre 65 sur 96 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

( 4 lie allusion aux cwneuienU» île la nuit précédente fit rougir Verueuil à son tour, et sans doute elle fut comprise des autro y^i>- (anls. e;ir ils baissèrent la tète d'un air d'embarras, tandis que la vicomtesse se détournait pour cacher un sourire, Ravaud jouit un moment du succès de sa saillie. Le comte, paraissant enfin dominer un violent dépit, reprit avec un enjouement alleclé :

— Décidément, le capi'.aine Ravaud e>t homme d'esprit... Il a appris qu'il y avait de ce côté une horde de solitaires farouches . inhospitaliers, de véritables sauvages, chez lesquels s'était fourvoyé son ami le colonel Verneuil; il s'est dévoué; il >'est in t j ■ luit. moitié par force, moitié par ruse, dans le repaire des anthropophages.au risque délie. dévoré tout vif... Kh bien, .-oit; les cannibales se montreront de bonne composition . ilsaccueillerontegalementbirn l'un etl'auli • ,

et ils ne croqueront poj ic. \'vu- <

chez vous, capitaine Ravaud, continua-t-H

d'un ton de dignité en tendant la main à l'étranger. Les raisons que j'avais de me confiner pour le moment dans une solitude rigoureuse ne peuvent vous concerner en rien. Restez donc près du colonel, qui m'a déjà fait connailre son attachement à votre personne. De notre côté, nous tâcherons de vous rendre notre maison aussi agréable que possible. J'espère, notamment, vous fournir un ordinaire un peu plus substantiel que celui du simple soldat, et vous offrir une couche plus convenable que celle que vous avez choisie vous-même.

— Pour ce qui regarde l'ordinaire, monsieur, répliqua Ravaud avec le même flegme. v<»us avez toute liberté; mais quant aux matelas, j'y tiens particulièrement, et je vous prie de ne rien changer aux petites dispositions que j'ai jugé à propos de prendre déjà.

— N'en parlons plus, n'en parlons plu^. répliqua le comte en réprimant avec effort un nouveau mouvement de dépit ; vous agi-

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