CHAPITRE Vil
ami qui s'inl» t< •-><■ parlieulièrriiimt à ces détails, connaissance d'une fàèat que M. le
bailli, ici présent, voudra • bien consigner dans le contrat de mariage.
Il tira de son portefeuille un papier de grand format, sur lequel il lut :
«t L'empereur approuve que. pour les raisons à lui données, le mariage du colonel Armand deVerneuilavec mademoiselle Louise de Sancy soit célébré sans retard en Suisse. Il
accorde au colonel de Verneuil cent mille
francs de dot, sur son domaine privé, avec le titre de baron pour lui et ses héritiers.
" Signé: Napoléon.
« Et plus bas :
u Le ministre Z***. »
VerneuiletRavaud étaient stupéfaits. Tout à coup le capitaine jeta son chapeau en l'air en criant d'une voix de stentor :
— Vive l'empereur!
Mais il se calma aussitôt, et se retournant
vers M. de Rancey :
— Ah! M. le comte, lui dit-il tout confus, j'ai été bien coupable envers vous, et...
— N'en parlons plus, capitaine, interrompit le vieillard en lui serrant la main; vous m'avez en effet traité un peu rudement, mais les amis comme vous sont rares, et il faut bien leur passer quelque chose... Maintenant écoutons le contrat de mariage que va nous lire le bailli de Rosenthal. Vous verrez que le colonel n'a pas fait encore un aussi mauvais mariage que vous le pensez en épousant Galatée.
Le contrat fut lu, en effet, et signé sur un banc rustique. Louise de Sahcy apportait à son mari une dot de six cent mille livres en propriétés.
Pendant que la famille se livrait à la joie la plus vive, Guillaume s'approcha timidement du colonel :
— Eh bien, M. le baron, lui dit-il avec son