Le Valais de 1840 à 1844. Suite à
Je fis paraître, il y a quatre années, un petit écrit destiné à faire connaître les événements qui avaient précédé et accompagné la révolution du Valais, en 1839 et en 1840. Celle circonstance, l’iptérét que le sort du Valais m’a inspiré et m’inspirera toujours , et, pourquoi ne pas ajouter, les précieuses relations que je n’ai cessé d’efitrelenir dans ce canton, m’ont fait étudier avec attention les faits qui’y ont eu lieu depuis l’année 1840; j’ai cherché à les bien connaître et à en découvrir les véritables causes. C’est le résultat de ce travail que je livre aujourd’hui à la publicité.
Je ne l’appelle pas histoire; peut-être ai-je eu tort de donner ce titre à mon premier écrit sur le Valais. Mieux avisé aujourd’hui, je n’affiche pas une prétention déplacée. On n’écrit pas l’histoire lorsque les plaies saignent encore , lorsque les tombes sont à peine refermées ; mais on peut préparer des documents pour l’historien. C’est là toute mon ambition; aujourd’hui, comme en 1841, je n’ai d’autre but que d’èlre vrai et impartial.
Des opinions que je n’ai jamais désavouées , que je ne désavouerai jamais , des amitiés dont je m’honore, et que le malheur a rendues plus sacrées pour moi, pourront faire douter de cette impartialité;
je nie résigne d’avance à cette fausse interprétation de mes paroles ; j'ai l’espoir qu’elle ne sera pas générale, et que des hommes honorables reconnaîtront les efforts que j’ai tentés pdur faire à chacun la part qui lui revient.
Les événements qui se sont développés en Valais sont un des actes du grand drame qui se déroule devant nous, et dont la Suisse entière est le théâtre ; à ce titre ils ont droit à tout notre intérêt.
Bien-venue sera l’époque, où rendu, non à son ancienne torpeur, mais à la douce tranquillité d’une vie heureuse et progressive , le Valais n’aura d’autre histoire que les comptes-rendus d’une administration sage, patriotique et éclairée; où l’dn n’aura plus à dire que ces mots : « Instruits par une cruelle expérience, ils sont unis, ils sont heureux. »