‹ Le valet de chambre de Richelieu (volume 2)Chapitre 9 sur 12 · LE VALET DB CHAMBRE · texte numérisé non relu

LE VALET DB CHAMBRE

due !... Oh ! pardonnez-moi !..• Je crois avoir expié ma faute par un an de remords... par Un an de larmes cachées, par une vie usée dans les pleurs et la prière; enfin, par ma mort à vingt ans!... Soyez grand et généreux comme Dieu luimême... ayez piiié ! pardonnez-moi I

— 11 y a un an?... murmura M. de Villarcy d'une voix sombre;

— Il y a un an... répéta la mourante.

— Madame, dit alors le comte avec une énergie let-rible, 5uis-je le père de votre enfant?

La mourante laissa tomber sa tête, qu'elle cacha dans ses deux mains, et ne répondit point.

Une sombre fureur éclata dans le regard de M. de Villarcy; il recula de deux pas en faisant un geste de malédiction et en s'écriant :

— Malheureuse femme !...

La comtesse poussa un faible cri et perdit connaissance.

En ce moment , la porte de la chambre s'ouvrit violemment, et un nouveau personnage entra, vainement repoussé par un domestique qui cherchait à le contenir.

C'était Etienne, l'enfant que nous connaissons déjà, le frère de la jeune fille qui se mourait dans la maison du bord de l'étang.

— Oh! not'scig.neur... oh ! monsieur le comte, s'écria l'enfant en se Jetant aux genoux du gentilhomme; au nom de la Sainte Vierge Marie, mère de Dieu, el de nos saints patrons, écoutez ce que j'ai à vous dire...

— Plus tard... demain! dit le comte en proie k une impatience pleine de colère et de douleur; demain, je vous entendrai ; maintenant, sortez !

— Oh! not'seigneur, not'bon soigneur! répondit Etienne ; demain, il ne sera plus temps; c'est tout de suite, tout de suite qu'il faut m'écouter !... D'ailleurs, je n'ai qu'un mot, rien qu'un mot à vous dire... et il s'agit de la vie, oui, not'seigneur, de la vie ou de la mort de quelqu'un.

— Eh bien' parle, fit M. de Villarcy, vaincu par cette insistance.

— Alors, venez par ici, un peu, not'seigneur... qu'il M'y ait que vous qui m'entendiez!

Le comte suitit l'enfant dans l'embrasure de la feaêtre.

— Eh bien ? demanda-t-il.

— Je viens de la part de Geneviève.,.

— Geneviève! s'écria le comte en tressaillant.

— C'est ma sœur, et elle m'a chargé de vous répéter ces mots : Geiietiète se meurt I elle vous attend I

— Geneviève se meurt ! répéta M. de Villarcy, est-ce possible, mon Dien !

— Oh ! elle est bien malade, ma pauvre sœur, allez, notre seigneur; elle souffre comme les damnés en enfer; elle m'a dit de venir, et je suis venu. J'ai sonné A la grille; le portier n'a pas voulu m'ouvrir, et il m'a crié que j'étais un vagabond ; alors, j'ai tourné autour du parC et je suis entré par une brèche...

Ceci expliquait très-clairement comment, quelques instants auparavant, le comte avait aperçu une forme grisfttre franchissant un mur et se coulant parmi les massifs.

— Je m'rn retas , nolseignour, poursuivit l'enfant. Qu'est-ce qu'il faut que je dise fi ma padvre sœur !

— Rien... Tu vas quitter le chftteau. tu gagneras la brèche du pnrr. et U. tu m'attendras...

— Oui. not'seigneur.

Et Irofant soflil do la chatnbre apnès une profonde révérence.

i/!S paroles que M. de Villarcy venait rt'enlendrr pronon-

-eer avalent prortnit sur lui nnn impression bien étran^s «lt

bien inattenduci ttr nu moment où tl s'at^prodha du lit de

sa femme, il n'y avait plus rien sur ses traits de la sombre fureur qui y dominait seule si peu de temps auparavant.

Il avait l'air profondément triste, mais résigné.

La comtesse venait de reprendre connaissance; elle pleurait silencieusement, tandis quo le chapelain l'exhorlait au courage et à la résignation.

M. de Villarcy lui prit la main, se pencha à son oreille d lui dit tout bas :

— Pauvre femme ! pauvre femme ! que votre &mc soit calme; que la paix rentre dans votre cœur; vous avez expié d'une façon bien cruelle une faute involontaire. Je fus trop coupable moi-même pour n'être pas indulgent. Je tous pardonne, je vous pardonne du fond du cœur...

— Oh ! sécria la mourante avec une expansion qui se fit jour malgré son anéantissement complet, est-ce bien vrai?... est-ce bien vrai ?...

— Vrai, comme il est vrai que je prie Dieu de vous laisser à mOii et de rallumer de son souffle puissant le flambeau de votre vie...

— Et... et... murmura la jeune femme, mon enfknt.n •

— Votre enfant est le mien, et l'aime comme un père doit aimer son fils.

— Oh! merci, mon Dieu! merci! dit la mourante. Mon âme peut partir maintenaht ! Je suis heureuse, bien heureuse ! Adieu!... adieu!.;.

La tête pâle de la comtesse retomba sur l'oreiller, parmi ses cheveux blonds, qui semblaient lui faire une lamineose auréole.

Un dernier tressaillement qui n'avait rien de douloureux agita tous ses membres ; un dernier souffle s'échappa de ses lèvres, entr'ouvertes comme pour un sourire.

Le docteur s'approcha et posa sa main sur le cœur.

— Tout est fini ! dit-il.

Et il ferma les yeux de la morte.

Le comte, le docteur et le chapelain s'agenouillèrent, el le prêtre se mit à psalmodier d'une voix émue les versets du Deprofundis.

L'enfant dormait dans le berceau où il sTail été placé par les soins du médecin.

— Monsieur l'abbé, dit le comte en se relevant, je suis obligé de vous confier, pour quelques heures, le triste privilège de veiller et de prier seul dans cette chambre mortuaire.

Le prêtre s'inclina en signe d'acquiescement.

— Quant à vous, docteur, poursuivit le comte, veuillez me suivre ; je vais avoir besoin de votre ministère.

— Nous sortons donc, monsieur le comte ?

— Oui.

— El nous allons?

— Vous le sàui-ez. Petit-être, hélas ! n'en avons-iiôûs point fini avec la mort, cette nuit!...

M. de Villarcy el le docteur, nous 1 avons dit i la Ho du chapitre précédent, descendirent dans le jardin, laissant le prêtre îigcnouitlé firès du fo^ps de là jcnttc femme.

La lune montait au ciel derrière de grands nuages qtl'cllo achevait de dissiper, ou dotil elle argent.iit les boMS de tt pâle cl mélancolique lueur.

Le givre élincelail aux brantflieS des arhrKs dépotllllés, Is neige craquait sons les pieds dtl médcCIh et du gentilhomme.

Kiienno, le frère do la pauvre GehevièVe, attendait, tout transi de froid, près de la brèche du rtinr d'cnccinle.

Le comte lui fit signe He les sUirt'e; ils fnarchèrcnt l*il»semble pendant euvlrttn deux fètif* pus, puis M. de VIIIIitH tirrt les verrous rouilles d'Une petite pofli* tJUi dortilait tût les champs, el tous trois s'enfoncèrent dans la campa^tHH'

ifj

Le profond silence de là nuit n'était interrompu, d'instant 'éii instant, que par la voix funèbre d'un hibou qui s'envolait du tronc d'un vieux chêne , ou par le glapissement lomtain d'un renard chassant quelque lièvre aU fond des bois.

Rien n'était plus lugubre que la marche hativc de ces trois personnages, glissant ainsi que des ombres et sans échanger une parole sur la vaste nappe blanche qui couvrait le sol comme iiri linceul.

Bientôt l'enfant quitta ses compagnons, et prit sa course â travers champs pour aller annoncer à sa sœur qu'il ne revenait pas seul.

Le docteur rompit alors le silence et dit :

— Vous avez prononcé tout à l'heure, monsieur le comte, de sinistres paroles.

M. de Villarcy ne répondit point.

— Peut-être n'eyi aw7is-nous point fiM arec la mort telle nuit I Ce sont vos expressions , poursuivit le docteur; faudra-t-il donc déplorer un nouveau malheur? Où âllons-iious? Qui nous attend?...

— Docteur! docteur! interrompit M. de Villarcy avec un accent déchirant, au nom du ciel ne m'interrogez pas! je suis hors d'état de vous répondre! Ma tête se perd \ une fatalité terrible semble s'appesantir sur moi ! Je porte malheur à tout ce que j'aime ! à tout ce qui me touche ! Hier au soir, mes cheveux étaient gris ; vous verrez, docteur, vous verrez qu'ils auront achevé de blanchir cette nuit!

Force fut au médecin de respecter h douleur profonde et concentrée du comte, et de continuer à le suivre silencieusement.

Mais nous, nous pouvons en quelques mots expliquer à nos lecteurs ce que peut-être ils ont deviné déjà.

Geneviève , la frlle de l'ancien garde-chasse du château , était sans contredit la plus jolie paysanne des domaines de

Villarcy.

L"n jour que le comte chassait un chevreuil, il fut surpris par une pluie violente, tout auprès de la chaumière de Geneviève; il entra et fut frappé de la beauté singulière et de la grâce parfaite de la pauvre enfant.

Le comte n'était point un libertin, mais dans ce temps, comme aujourd'hui, les maris, les meilleurs, ne se reprochaient guère une infidélité ; et puis, justement à cette époque, la comtesse, de plus en plus triste et souffrante, témoipaît une froideur croissante, dont M. de Villarcy ne s'accommodait pas toujours volontiers.

Bref, il revint à la maisonnette ; souvent d'abord, puis tous les jours, et il fit comprendre à Geneviève qu'il se regarderait comme fort heureux de l'honorer de ses bonnes

grâces.

La jeune fille était sage et se défendit de son mieux; mais le moyen de résister longtemps à un gentilhomme encore jeune et fort bien fait de sa personne , qui prie alors qu'il pourrait commander, et parle d'amour en termes choisis à une pauvre paysanne, ni plus ni moins qu'à une marquise, dont elle possède , assure-t-il , tous les attraits et toute la distinction !

Prise à la fois par le cœur, par les sens et par l'imourpropre, Geneviève ne pouvait guère résister; elle céda et devint la maîtresse de M. de Villarcy.

Et si l'on s'étonne que le comto, riche et généreux , eût laissé la jeune fille dans une chaumière presque en ruines, et dans un état voisin de la misère, nous répondrons qu'il lui avait offert à plus d'une reprise de changer cette position et de lui procurer une complète indépendance.

Mais toujours Geneviève avait répondu que, puisqu'elle avait perdu le seul bien qu'elle possédât en ce monde, son honneur de jeune fille, elle en voulait du moins garder l'ap-

parence a tous les yeux, et qu'accepter un seul des bienfaits de son amant , c'était avouer tout haut sa honte et ne plus pouvoir supporter sans rougir les regards de ses compagnes d'enfance.

En vain le comte avait insisté, Geneviftve se monlraîl inébranlable.

De sa part, c'était honnêteté ; si c'eut été calcul, rien n'aurait été plus habile, car chaque jour M. de Villarcy s'attachait davantage à sa jeune maîtresse, dont il appréciait le caractère noble et désintéressé, et ce fut presque avec joie qu'il apprit la grossesse delà pauvre enfant qu'il avait séduite.

Mais en même temps, il put concevoir l'espérance que la comtesse, sa femme, portait, elle aussi, dans se.-; entrailles, un fruit de sa tendresse, tendresse légitime, cette fois , et que le fils qui naîtrait d'elle n'aurait point à courber le front sous la tache de bâtardise.

On devitie que cette certitude vint apporter un singdliet refroidissement dans ses amours de la main gauche , et que la pauvre Geneviève fut bientôt presque complètement

négligée

À peine si de loin en loin le comte venait dire â la jeune fille une parole à peu près indifférente et lui donner un baiser glacial.

Elle ne se plaignait point, elle pleurait dans la solitude et trouvait toujours un sourire de joyeuse bienvenue pour accueillir l'arrivée de son atnant.

M. de Villarcy finit par oublier presque complètement la grossesse de Geneviève et la prochaine époque de son accouchement.

Nous savons dans quelle circonstance fatale on vint lui remettre ce souvenir devant les yeux. Notis savons comment la faute qu'il avait commise le rendit indulgent pour celle que la comtesse mourante venait de lui confesser, et nous comprenons combien était terrible sa position entre ces deux femmes, l'une morte et coupable, l'autre innocente et mourante ; entre ces deux enfants, l'un légitime qui n'était point à lui, l'autre bâtard et dont il se savait le père !

Cependant les nocturnes visiteurs approchaient de la maisonnette.

Déjà la faible lueur projetée derrière la vitre ternie apparaissait à travers les arbres et se reflétait sur la suface polie du petit étang.

La dernière et faible distance fut franchie.

La porte était entr'ouverte. Le comte la poussa et, suivi du docteur, entra dans la maison.

Le corps presque inanimé de Geneviève s'affaissait sur le lit en désordre.

Au bruit des pas de son amant, la vie sembla courir de nouveau dans les veines qu'elle était près d'abandonner, et tandis que M. de Villarcy se penchait sur sa couche, Geneviève se souleva dans un suprême effort, jeta ses bras défaillants autour du cou du gentilhomme, et dans un long baiser colla sur sa bouche ses lèvres avides, en murmurant :

— Enfin! enfin!

Le comte tressaillit sous le baiser de ces lèvres déjà

froides.

11 s'arracha à l'étreinte convulsive de la jeune tille, et dit en lui serrant la main avec une tendresse affectueuse :

— Pauvre enfant! pauvre enfant!

Oh ! ne me plaignez pas ! répondit Geneviève avec un

sourire joyeux , mais déchirant, ne me plaignez pas... Vous êtes venu... je vous vois... vous m'aimez toujours... cela m'a sauvée... je ne souffre plus... je vous assure que je ne souffre plus !

En ce moment, la jeune fille aperçut pour la première fois le docteur, qui contemplait cette scène avec un profond étonnemcnt; elle se serra contre M. de Villarcy avec une sorte d'effroi, en demandant ;

— Quel est cet homme ?

— Un ami dévoué... un médecin que j'ai amené... pour toi...

— ûu'il s'en aille ! qu'il s'en aille ! murmura Geneviève, dont la pudeur se révolta de la pensée qu'un étranger allait connaître le secret de sa grossesse. Pourquoi l'avoir conduit ici... je n'ai pas besoin de lui... je vais bien... je ne souffre plus...

Mais elle n'avait point achevé celte phrase, qu'une crise plus épouvantable que les précédentes vint démentir ses paroles ; elle retomba sur son lit, tordue par la douleur et poussant des cris sourds et inarticulés.

Au bout de peu d'instants, il y avait au monde un orphelin de plus, et la jeune mère était morte sans avoir repris connaissance, sans avoir pu, consolation suprême, embrasser son enfant '

— Vous aviez raison, dit le docteur en rejetant le drap du lit sur le pâle visage de Geneviève, vous aviez raison, c'est une triste nuit que celle-ci !

Et il présenta l'enfant nouveau-né à M. de Villarcy.

— Pauvre créature innocente, murmura le comte en l'enveloppant dans le pan de son manteau, tu entres dans la vie par une triste porte! puisse l'avenir ne point te punir de la faute de ta naissance !

Et il sortit de la chaumière, suivi du docteur et du petit Etienne, dont les sanglots étaient déchirants.

Certes, nous ne sommes point de ceux qui nient la Providence cl proclament à sa place le hasard, le destin, ou la fatalité, ce Deux ex machina des poêles antiques.

Comme, selon nous, il n'y a que deux partis à prendre dans cette vie, celui du doute ou celui de la croyance, nous aimons mieux humilier notre faible raison que de nous jeter dans les sentiers perdus d'un scepticisme désespérant, et nous cherchons à voir partout la main de Dieu, alors môme qu'elle semble laisser aller les destinées humaines à la dérive et sans pilote.

Certains romanciers ont affiché des opinions de tout point contraires à la nôtre, et, dans des livres dont il ne nous appartient point d'apprécier le mérite littéraire , ont pris à

tâche de se faire les séides de la fatalité, en mettant sans cesse en présence le bien et le mal, le vice et la vertu, et en faisant systématiquement triompher le mauvais principe.

Or, nous le répétons, là où ils voient le hasard, nous voyons, nous , la Providence. Comme eux , nous admettons les faits; mais nous en voulons tirer des conclusions tout à fait différentes.

La suite de ce récit expliquera surabondamment à nos lecteurs les réflexions qui précèdent, en leur en dévoilant le but et la portée.

Voici quels étaient la volonté et les desseins du comte de Villarcy, dans la position terrible où il se trouvait placé.

D'abord, il comptait élever ensemble, et dans des rapports d'une égalité fraternelle, le fils de sa femme et l'enfant de Geneviève.

C'était pour lui une sorte de première expiation que d'envelopper dans une même tendresse les tristes fruits d'un double adultère. C'était un châtiment mérité que de voir son nom porté fièrement par l'enfant qui n'était le sien que selon la loi, tandis qu'au contraire, son fils véritable subirait la désolante flétrissure d'une naissance illégitime.

Il voulait, du reste, adopter un jour ce dernier, et lui assurer une existence complètement heureuse et indépendante, au moins sous le rapport de la fortune.

Les deux enfants furent baptisés le même jour.

L'un reçut le nom de Roland : c'était le vicomte de Villarcy.

L'autre, le fils de la paysanne, fut appelé Richard.

Dix années se passèrent. Roland et Richard avaient grandi sous les yeux du comte , que tous deux appelaient : mon père, et qui, fidèle à la ligne de conduite qu'il s'était tracée, n'avait point cessé de leur témoigner à tous deux une affection pareille.

Le moment approchait oij M. de Villarcy allait s'attacher son fils véritable par les liens de l'adoption, quand, dans une grande chasse à courre, il fut renversé avec son cheval, en franchissant un ravin.

La chute fut affreuse. La tête avait porté sur une pierre aiguë. Le comte ne reprit point connaissance, et l'on ne rapporta au château qu'un corps inanimé.

Quoique ne comprenant pas parfaitement toute l'étendue du maîhcur qui les frappait, les deux orphelins témoignèrent une égale et profonde douleur, exprimée seulement d'une façon dlff^fenic, comme leurs caractères.

La douleur de Roland fut sombre cl concentrée.

Celle de Richard , plus e.\pansive, s'exhala en sanglots et en cris de désespoir.

FIN DE LA PREMIKIIE SEIVIE.

Pvlt. — Im^ dt BRT ■lo^, boulcriri MoniptrouM, 91.

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