MI LIA
Dans h; miroir des lacs qui dorment sous leur ombre
ieiov leurs l'eflets verts ou leur image sombre,
Et sur le tiède azur de ces limpides eaux
Faire onduler leur neige et flotter leurs coteanx'; 5-2
J'ai visité ces Itords et ce divin asile
Qu'a cboisis pour dormir l'ombre du doux Virgile,
Ces champs que la Sibylle à ses yeux déroula.
Et Cume, et l'Elysée : et mon cœui' n'est pas là!... 56
Mais il est sur la terre une montagne aride
Qui ne porte en ses flancs ni bois ni flot limpide,
Dont par l'eflort des ans l'humble sonnnet miné,
Et sous son propre poids jour par jour incliné, 60
Dépouillé de son sol fuyant dans les ravines,
Garde à peine un buis sec qui montre ses racines.
Et se couvre partout de rocs prêts à crouler
Que sous son pied léger le chevreau l'ait rouler. 04
Ces dél)ris par leur chute ont formé d'âge en âge
V\\ coteau qui décroît et, d'étage en étage.
Porte, à l'abri des murs dont ils sont étayés.
Quelques avares champs de nos sueurs payés, 68
Qiiekpies ceps dont les bras, cherchant en vain l'érable,
Seri)entent sur la terre ou rampent sur le sable,
Quelques buissons de ronce, où l'enfant des hameaux
Cueille un fruit oublié (pi'il dispute aux oiseaux, :■>
Où la maigre brebis des ciiaumiéres voisines
broute en laissant sa laine en tribut aux é]jines :
Lieux (jue ni le doux Ijruit des eaux pendant l'été.
Ni le i'rémissement du feuillage agité, tc,
Ni l'hymne aérien du rossignol qui veille,
Ne rappellent au cœui', n'enchantent |)0ui' l'oieille,
l. Dans rptlo longue L'iiuinératioii, il y a bien quelque trace de rhétorique et un certain fatras dirnapes. >éanmoins, çà et là, de beaux vers éinerj-'ent et préparent bien la lin : « Lt mon cœur n'est pas là ! »
Mais que, sous los rayons d'un ciel loujouis daiiain,
La cigale assourdit de son cri souterrain'. so
Il est dans ces déserts un toit rustique cl somhrt»
Que la montagne seule abrite de son ombre.
Et don! les murs, battus par la pluie et les vents.
Portent leur âge écrit sous la mousse des ans. si
Sur le seuil désuni de trois marches de pierre
Le hasard a planté les racines d'un lierre -
Qui, redoublant cent fois ses nœuds entrelacés.
Cache l'aiïront du temps sous ses bras élancés, ss
Et, recoui'bant en aie sa volute i-ustique.
Fait le seul ornement du cliampélre portique.
In jardin (pii desctMid au revers duii coteau
Y présente au couchant son sable altéré d'eau; 9i La pierre sans ciment, que l'hiver a noiicie,
En borne tristement l'enceinle rétivcie;
La terre, que la bêche ouvre à chaque saison,
Y montre à nu son soin sans ond)re et sans gazon; w Ni tapis émaillés, ni cinli'es de verdure, •
Ni ruisseau sous des bciis, ni i'raichenr. ni iniiiniine:
Seulement sept tilleuls par le soc duliliés.
Protégeant un peu d'herbe étendue à leurs j)ieds, loo
Y versent dans l'automne une ombre tiède et raiv. D'autant plus douce au front sous un ciel plus avare; Arbres dont le sonnneil cl des songes si beaux
Dans mon heureuse enfance habitaient les rameaux! loi
Dans le champêtre enclos (pii sou|)ire ajtiès l'onde,
In puits dans le rochei" cache son l'au profonde,
Uù le vii'illard qui |)uise, après de longs elforis.
Dépose en gémissant son urne sur les bords; kis
1. Vdili'i uiio .•iiliiiii;il)le période do viiigt-cjiialrc wrs. sans iiiu' faii)lossc, sans une oliscniilé, sans une inipioi)rii''lô de lan^rm-. Lninarlino est peul-t-lrc le seul, de tous los poêles français, qni ail assez de G souille » poui' mener à l)ieii une paiVille |iln'ase.
tî. C'eslle lierre doni il est queslion dans le « Coininentaire » dn poi-te.
Une airo où le fléau sur l'argile étendue
Bat à coups cadencés la gerbe répandue,
Où la blanche colombe et l'humble passereau
Se disputent l'épi qu'oublia le râteau ; U2
Et sur la terre épars des instruments rustiques,
Des jougs rompus, dos chars dormant sous les porlicjues,
Des essieux dont l'ornière a brisé les rayons,
Et des socs émoussés qu'ont usés les sillons'. 116
Rien n'y console l'œil de sa prison stérile.
Ni les dômes dorés d'une superbe ville,
Ni le chemin poudreux, ni le fleuve lointain,
Ni les toits blanchissants aux clartés du matin : 120
Seulement, répandus de distance en distance,
lie sauvages abris qu'habite l'indigence.
Le long d'étroits sentiers en désordre semés.
Montrent leur toit de chaume et leurs murs enfumés, 121
Où le vieillard, assis au seuil de sa demeure.
Dans son berceau de jonc endort l'enfant qui pleure;
Enfin un sol sans ondjre et des cieux sans couleur,
Et des vallons sans onde ! — Et c'est là qu'est mon cœur ! 1-28
(^.e sont là les séjours, les sites, les rivages,
Dont mon âme attendrie évoque les images.
Et dont pendant les nuits mes songes les plus beaux
l'our enchanter mes yeux composent leurs tableaux! 15-2
lia chaque heure du jour, chaque aspect des montagnes, (Iliaque son (pii le soir s'élève des campagnes, (',ba(jue mois qui revient, comme un pas des saisons, Ueverdir ou faner les bois ou les gazons, 150
La lune qui décroît ou s'arrondit dans l'oinbie, L'étoile (jui gravit sur la colline sombre.
I. Ces Ironie doriiiers vors foriunit uin' (Icsci'ipliiin ini'ivcilloiiso de clarté, de précision et de vie, familière el jiourlaiil noble, vraiiueiil niajestiiouse en sa sereine siinplieité.
W LAMAim^E.
Les lioupoaux des luiiils lieux chassés par les IViiiias, Des coteaux aux vallous descendant pas à pas, iki
Le vent, réj)ine en fleur, l'Iierbe verte ou flêti'ie. Le soc dans le sillon, l'onde dans la |)rairie. Tout m'y parle une langue aux intimes accents, Dont les mots, entendus dans l'àme et dans les sens, m
Sont des bruits, des j)arfunis, des foudres, des orages. Des rochers, des torrents, et ces douces images. Kl ces vieux souvenirs dormant au fond de nous. Qu'un site nous conserve et qu'il nous rend jjIus ddux'. us Là mon cœur en tout lieu se l'etrouve lui-même; Tout s'y souvient de moi, tout m'y connaît, tout m'aime. Mon œil trouve un ami dans Idut cet horizon, , (Iliaque arhie a son histoire et chacjue pieri'e un n(»m. i,v.' (ju"inq)orle que ce nom, connne Thèhe ou Palmyre*, Ne nous rappelle pas les fastes d'un empire. Le sang humain vei'sè jtour le choix des tyrans. Ou ces lléauv de l)ieu (|ue l'honnne appelle grands! i.ir,
('.(> site où la pensée a rattaché sa trame, (les lieux eiicor tout pleins des fastes de notre Ame, Sont aussi grands pour nous (pie ces champs du destin Où iKKpiit. où loiiiha (pi('l(pi(> empire iiicerlaiii : ii'>i)
iJieii n'est vil! rien n'est grand! l'àme en est la mesure". Lu conir palpite au nom de (juehpie humhie masure, El sous les monuments des héros et des dieux Le pasteur jiasse et siffle (Mi délournaiil les \eii\. nu
Voilà le hanc rusti(pie où s'asseyait mon père, La salle où résonnait sa voix mâle et sévère.
1. JMicoi'C nue |i('ri(i(it' do seize vers sans lieiirl ni défiiillanct'.
'2. « Thèlios ». ca|iilalo de l'anti(|Me É^^yple. jiassail \wuv ;\\o\v leni pdi'Ies; et « l'almyre ■•. ville do Syrie, parvint au jjIus liant de},'ié de splondeni" an temps de la reine Zt'nobic (ni" siècle a|)fos .!.-("..).
T). V{M's adniirahie, mi l'expression poêliqne prend, jiar s;i foire el sa pr(''cision, l'allure iliine « pensée ».
MILLV. i3
Quand les pasteurs, assis sur leurs socs renversés,
Lui comptaient les sillons par chaque heure tracés, los
Ou qu'encor palpitant des scènes de sa j^loirc',
De l'échafaud des rois il nous disait l'histoire,
Et, plein du grand combat qu'il avait condjattu.
En racontant sa vie enseignait la vertu. r,î
Voilà la place vide où ma mère à toute heure,
Au plus léger soupir, sortait de sa demeure.
Et, nous faisait porter ou la laine ou le pain,
Vêtissait l'indigence ou nourrissait la faim; 17(5
Voilà les toits de chaume où sa main attentive
Versait sur la blessure ou le miel ou l'olive,
Ouvrait près du chevet des vieillards expirants
("-(' livre où l'espérance est permise aux mourants, iso
l'iecueillait leurs soupirs sur leur bouche oppressée,
Faisait tourner vers Dieu leur dernière pensée.
Et, tenant i)ai' la main les plus jeunes de nous,
A la veuve, à l'enfant, qui tombaient à genoux, ist
Disait, en essuyant les pleurs de leurs paupières :
« Je vous donne un peu d'or, rendez-leur vos prières^ ».
Voilà le seuil, à l'ondjre, où son pied nous berçait,
La hranclie du liguier (pie sa main abaissait; is8
V(»ici l'étroit sentier où, quand l'aii'ain sonore
Dans le teniple lointain vibrait avec l'aurore.
Nous montions sur sa trace à l'autel du Seigneur
Offi'ir deux purs encens, innocence et bonheur! 102
(l'est ici que sa voix pieuse et solennelle
.Nous expli(iuait un Dieu (juc nous sentions en elle,
El, nous monlranl l'épi dans son germe enfermé,
I Vfii's ob?cur : « sa gloire » seinblo bion viser le père de Lam;u'line. Il' mot est excessif et traduit surloiit la pieuse illusion de l'enfanl.
2. I.c leiiue est impropre : ce n'est pas de l'or que donnait la mère (le Lamartine, il nous la montre au contraire distribuant aux pauvres les aliments et les soins qu'ils réclament. Il faudrait : « Je vous donne un peu de bien-être, je vous fais un peu de bien : rendez-le en prières. »
H I.AMAr.Tl.M;.
La grappe dislillanl son bi-euvago enihauiiu'', is"'
La g(''nisse en lait pur changeant le suc des piaules.
Le rocher (jui s'entr'ouvre aux sources ruisselantes.
La laine des hreliis dérohiV' aux lameaux
Servaiil à l.ipisser les doux nids des oiseaux. -ioi»
Et le soleil exact à ses douze demeures
Partageant aux cliinals les saisons et les heures,
Et ces astres des iniils que Dieu seul |h'uI roni|tler.
Mondes où la pensi-e ose à peine monter, .i"i
>'ous enseignait la foi par la recomiaissance,
Et taisait admirer à notre simple enfance
(-omment l'astre et l'insecte invisible à nos yeux
Avaient, ainsi <[ue nous, leur père dans les cieux". -208
Ces bruyères, ces champs, ces vignes, ces prairies,
Ont tous leurs souvenirs et leurs ombres chéries.
Là mes sœurs folâtraient, et le vent diuis leurs jeux
i^es suivait en jouant avec leurs blonds cbeveux; -21-2
Là, guidant les bergers aux sommets des collines,
j'allumais des bûchers de bois mort cl d'épines.
Et mes yeux, suspendus aux llanum's du foyer,
Passaient licure après heure à les Vdir ondoyer. -'ir.
Là, contre la fureur de l'arpiilon lapide.
Le saule cavei-neux nous prêtait son ti'oiic vide,
Et j'écoutais siflltM' dans son feuillage mort
Des brises don! mon âme a l'etenu l'accord. iift
Voilà le peuplier (|ui. penché sur l'abime.
Dans la saison des nids nous berçait sui' sa cime.
Le ruisseau dans les prés, dont les dormantes eaux
Submei'gt>aient lentement nos barcpies de roseaux, ■ -221
Le cliéne. le rocher, le moulin monotone.
El le nnu' au S(deil où. dans les jours d'automne,
1. i.niiiniliiM^ r.issoinlilo ici iii^éiiioii^iMiionl l;i i)lii|i.ti-l (!<■< i.ivuv.'s de l'cxisloiice do Dieu jiiir lordi-o et l'iuirmoiiie du inonde. <l qu'on ,i|i|m>II(' en jdiilosojiliic 0 les preuves pin- les causcx finalrs ».
MJLIA. io
Je ven;iis, sur la iiicrrc assis près dos vieillards,
Suivre le jour qui meurt de mes derniers regards. 228
Tout est encor debout ; tout renaît à sa place;
Ile nos pas sur le sahle on suit encor la trace;
Rien ne manque à ces lieux qu'un cœur pour en jouir' :
Mais, hélas! l'heure baisse et va s'évanouir. 202
l>a vie a dispersé, coiunie l'épi sur l'aire, Loin du champ paternel les enfants et la mère. Et ce foyer chéri ressemble aux nids déserts D'où l'hirondelle a fui pendant de longs hivers. 206
- Déjà l'herbe qui croit sur les dalh^s antiques Efface aulour des nuirs les sentiers doinesliques. Et le lierre, flottant comme un manteau de deuil. Couvre à demi la porte et rampe sur le seuil; 2io
Bientôt peut-être.... Écarte, ô mon Dieu, ce [)résage! l)ienlot un étranger, inconnu du village. Viendra, l'or à la main, s'emparer de ces lieux Qu'habite encor pour nous l'ombre de nos aïeux, 241
Kt d'où nos souvenirs des berceaux et des tombes S'enfuiront à sa voix, comme un nid de colombes Dont la iiache a fauché l'arbre dans les forêts, Et ([ui ne savent plus où se poser après! 248
Ne permets pas, Seigneur, ce deuil et cet outrage!
Ne souffre pas, mon Dieu, que notre humble héritage
Passe <le mains en mains tro(pié (■(iiilrc un vil pi'ix,
(lomme le toit du vice ou le clianq) des pros<-rils; 232
Ou un avide étranger vienne d'un pi(Ml superbe
Fouler rhnnil)le sillon de nos berceaux sur l'herbe,
Dépouiller i'orplicliii, grossir, conq)ter son or
Aux lieux où l'indigence avait seule un trésor, 2j(>
1. Vdili'i 1111 mot qui piouvr oiicoro qiio !;i iiiôro di* I.,ini,iriiiio l'Ciil iiHU'ti' liiisiiu'il cci-ivinl t-cs vers, cl (|iir la inaisim r{;\\[ (Irscrli'.
u> 1. A MA un m;.
Et blasphi'inci' Ion nom sous ces nK-iiios porliquos
Où ma mère à nos voix enseignait tes cantiques!
Ah ! que plutôt cent fois, aux vents abandonné,
Le toit pende en lambeaux sur \c mur in( liné; l'uo
Que les lleurs du tond)eau, les mauves, les rpines.
Sur les parvis biisés germent dans les luines;
Que le lézard dormant s'y réchauflV au soleil,
(jue l'Iiiionièie y chante aux heures du sommeil, -km
Que l'humble passereau, les colombes fidèles.
Y rassemblent on paix leurs petits sous leurs ;iiles. Kl (pie l'oiseau du ciel vienne b.'ilir sou nid
Aux lieux où l'inuoceuce eul autrefois son lit! :;r.}i
Ah ! si le noudire écrit sous l'œil des destinées Jusqu'aux cheveux blanchis prolonge nu's années. Puissé-je, heureux vieillard, y voir baisser mes jours Parmi ces monuments de lues simples aniouis, jt-j
Kt, (piand ces toits bénis et ces tristes décondu'cs Ne seront plus i)our moi peuplés <pu^ par des oudtres.
Y retrouver au nmins dans les noms, dans les lieux.
Tant d'êtres ad(U"és disparus de mes yeux! liTc,
Kt vous, (pii survivrez à ma cendi"e glacée.
Si vous voulez charmer ma dernière |teiisée.
In jour, élevez-moi.... .Non. ne nrélcvcz rien' ;
Mais, prés des lieux où dort l'Iunnble espoir du chiviicn. -.'so
(li'eusez-moi dans ces cliamps la couche (pie j'envie
El ce (leiiiier sillon où germe une autre vie!
Klendez sur ma tète un lit d'herbes des champs
(jue l'agneau du hameau broute encore au priiilemps. -isi
(lu l'oiseau dont mes s(eurs ont peiiph' ces asiles
Vienne aimer cl cliantci' duiaiil mes niiiis li'an(piilles,
1. Miinveiiiciit triniinililc lies loiu'liiiiil, ol cliez l,;iiii;iiliiii'. livs siii- (•(■'le lorsqu'il s'apil do lu tiMie iwiliilo cl dos souvenirs de lamilic : lo f,'t''iiio alors ne i('iii|ili' plus pour ri<'ii à ses yeux.
MII.LY. 47
Là, pour marqiKM' la place où vous m'allez coucher,
lioulez de la montagne un fragment de rocher; 288
Que nul ciseau surtout ne le taille et n'efface
La mousse des vieux jours qui brunit sa surface
Et, d'hiver en hiver incrustée à ses flancs,
Donne en lettre vivante une date à ses ans. 29-2
Point de siècle ou de nom sur cette agreste paye !
Devant l'éternité tout siècle est du même âge,
Et celui dont la voix réveille le trépas
Au défaut d'un vain nom ne nous oublîra pas. 2%
Là, sous des cieux connus, sous les collines sondjres
Qui couvrirent jadis mon berceau de leurs ombres.
Plus près du sol natal, de l'air et du soleil,
D'un sommeil plus léger j'attendrai le réveil. 500
Là ma cendre, mêlée à la terre qui m'aime,
lietrouvera la vie avant mon esprit même'.
Verdira dans les prés, fleurira dans les lleurs,
Doira des nuits d'été les parfums et les pleurs; r,oi
Et, quand du jour sans soir la première étincelle
Viendra m'y réveiller pour l'aurore éternelle.
En ouvrant mes regards je l'everrai des lieux
Adorés de mon cœur et connus de mes yeux, 308
Les pierres du hameau, le clocher, la montagne,
L(! lit sec du torrent et l'aride canqjagne;
Et, rassemblant de l'œil tous les êtres chéris
Dont rond)re près de moi dormait sous ces (h'hris, .-02
.\vec des sœurs, un père et l'âme d'une mère.
ïliic
I. Ici l.ainai'lino soiiihlo se iiir'prcndi'c sur le sens ilii ivsiirroctioii : les corps sinils iloivonl attciulre le jiigoiuciit doi-iiier pour revivre; les âmes ne s'oiiiloniient point, cl poursuivent, sans arrêt, leur e\istenco éternelle. I.'erreur serait grave ; mais la suite montre claireniiMit. <pie le (toète a en vue la rri^uircclion totale, corps et âme, ipii est promise à l'homme jk»i" je chrislianisnie, et avant la(|uelle la « survie ^ n'est pas complète,
48 I.AMAI'.TINK
Ne laissant plus de coinlro on dôpôt à la torio.
Comme le passager qui des vagues descend
Jette encore au navire un œil reconnaissant, -itr,
Nos voix diioiit ciisi'iiihli' ;'i ces lieux pleins de charmes
L'adieu, le seul adieu (pii n'aura point delai'uies!
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Molière ■ Le Jloiirtjpois genl'l/ioiutiie, coinédic-ballet. ;
no'ices ot dfs noies, jinr M. Vapereau, inspecteur t;i.-i..i.ii n^.,-.
de i'iiislKiclioa p\ibliquc 1 vol. in-Ui, cart. ...... 1 (r. '1[>
Racine [L] : Aiitlronia(ju\ tragédie, Ii'M'' rcnr.uioe à celui d.' ]'''■ .ni 'u de< tjraiiitx écrivains de lit Fronce. 'ine aiiah ticcs, de;^, notes, des remarques pi. et un 1. M. Laiison. maître de conférence? à 1 Lci !e ujrniale supérieuiiv ! m'I petit in-lC, i artonné. 1 ff-
Rousseau (J.-J.): Extraits eu prose, publics uver une inlroduclion il df^ noic.<. par M Krunrl, prolessciir de rluHoriqiie au lycée Henri IV. 1 vi)l. petit iii-1'"' ■ MiiiiiM.'- '2 fr.
Sévigné (M"" '• l'édition d.>s (.fnnd»
érvivitiiii de I xuient et d'iioi" notice
biot^raphiquc . i a M Ad. Hegnier, ancien professeur de rln':! liti.irleniagne. 1 vol. pelil ia-îi'. c i tonné . . . I 1. '^o
Voltaire : '/'k/' -A teitees. public avec une ini: par M. I. l'-ii. I : 'M t' or es lettres. |ir(«fi'«seni Henri \\ ' ♦>. carlonn>
35537 — I/«j'. le ■ i' l.AiiiiRi!, rue ilo iim ni-, v. .i i .ins. -- ii :'i.