A U RR A Y
L’honneur que vous me faites Mylord... Ciel! que vois-je? quelle ressentblance !
’ BÜTWEN.'
Mes traits rappelleraient-ils à sir Aobray quelque ancienne amitié ? . '
AUBCxAT.
C’est sa voix, je n’en puis douter. .. c’est Ruiwen.
BUTWEN.
Tel fut mon nom, jusqu’au moment oi la mort d’un frère aîné me mit en possession du titre de Marsdcn. ' ’
AÜDRAY.
En croirai-je mes sens? Rutwen!.. es-tu l’ombre de mon ami? , . '
RUTWEN.
Mon cher Aubray, viens dans mes bras t’éclaircir de ce doute. ^
AUBRAY
Grand ’DIeq! il est donc vrai... Mais, par quel prodige, lorsque je déplorais ta perte. .. ^ ■
r.üTWItN.
Un seeburs puissant me conserva l’existence; lorsqu’il me
fut permi» de me rapprocher de toi , tu avais quitté la Grèce; j’oppr»s quelque iciiis après la mort de mon frère. Revenu à Londres, je l’écrivis en son nom, et j’ai voulu , en arrivant en Ecosse pour prendre possession de son héritage, te causer * une surprise bien douce pour tous deux.
' AU an A Y.
Quelle e.st ma joie ! je revois mon ami et mon ami me retrouve dignedelui. Car, n’en doute pas, Rulwen, o’était toujours toi que j’accueillais en Marsden, et ma sœur que je t’avais destinée n’eût été l’épouse de ton frère que pour acquitter ma dette cuvers toi.
RUTWEN.
Généreux ami ! mais ci^>is-tu que je serai assez heureux pour plaire à l’adorahle Malviua?
AUBRAY
Je n’en saurais douter ; elle était déjà touchée au récit que je lui faisais de tes infortunes, elle pleurait avec moi celui quelle croyait mort potir son frère j elle t’aimera, Rutwen; dans ce cœur ingénu et libre encore, la reconnaissance fera naître l’amour.
^ r.UTWEW.
Ah ! puisses-tu ne pas me flatter d’un vain espoir I mon ami, tu ne saurais imaginer le bonheur que je fonde sur cet hymen que ton amitié me prépare; je le sens, oui, mon existence tout entière y est attachée.
AUBRAY
Je te reconnais bien , Rulwen; toujours erithonsiaste , exalté : ma sœur est encore dans l’ignorance des passions , ne va pasTelTrayer. <
^ RHUTWEN.
Je m’efforcerai, pour lui plaire, de cacher, s’il le faut , jusqu’à la violence de mes senlimens; mais qu’il me ta^de de jouir de sa vue. r '
AUBRAY
Elle vient . . . . Combien elle sera surprise ! • • •
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