SCÈNE PREMIÈRE
PETTERSON , LOVETTE , entourée de jeunçs filles qui achèvent sa parure.
^ ' LOVETTE, vivememi.
Eh bien! mon père, mon père , a-l-on tu Edgar? il doit être arrivé.
(tettebson , senriant.
Pas encore, ma chère Lovette, donne-lui le tems de faire la roule.
LOVETTE.
C’est bien mal à Ini ; quand il était .amoureux , il venait en deux heures du castel d’Aubray.
PETTERSON.
Tu crois donc qu’il ne t’aime plus?
LOVETTE.
Oh: mon bon père , ne me dites pas ça , j^en mourrais de chagrin. Mais parce que Monsieur doit se marier aujourd’hui , il ne se presse pas. On m’a dit que tous ces vilains hommes étaient comme ça.
PETTEBSON.
Allons, ne le fàelie pas... Les préparatifs de la noce n* sont pas encore faits.
' LOVETTE.
Mais, mon père, il me semble que le mari , c’est l’essenlieE
P£TTEnSOW.
Ta lollette est au moins aussi importante l' et elle n‘est pas encore terminée, depuis ce matin.
t,OVI-TTE.
Oh ! elle n’est pas finie. Âl'cz , pour le punir , je. veux me faire encore plus jo'ie. !à ses compagnes .) Meiiez-moj ce petit chapeau , et puis ces rubans, et puis ces fleurs... AhI Monsieur Edgar, vous vous faites attendre. . Je •Tais vaus recevoir , allez, je ferai la coijuette ; mais, mon père, vous rcstezlà... "Voyez donc si vous ne l’aperce- Tez pas sur la colline, il lui est peut-être arrivé quelque malheur.
>( On entend dans la coulisse: voilà Edgar, voilà Edgar.)
lovette.
Ail ' mon dieu , le voilà !