‹ Le vampire, melodrame en trois actes, avec un prologueChapitre 23 sur 34 · X.OVETTE · texte numérisé non relu

X.OVETTE

Mais, Monseigneur, celle que vous aimiez.

' ' RUTWtW.

Elle estmorte !

LOVETTE.

Elle est morte ?

r.UTWEN.

Vous seule pouvez la faire revivre pour moi.

LOVETTE. ' ’■

Que djles-vous?

RUTWEX.

Ah ! Lovette, connaissez-vous le bonheur de retrouver l’objet que l'on adorait ?

LOVETTE

Je n’ai jamais aimé qu’fdgar.

RUTWEN.

' Edgar! .. qu’il est heureux 1. .et que mon malheur est grand. ... ah 1 pourquoi les Dieux vous ont-ils dérobée a mes yeux ... ou plutôt pourquoi m’ont» ils laissé vous voir ?

' iOVETTË.

Eli! bieu Monseigneur! ne me regardez plus ... ne me revotez jamais... ça vous f.iit irop souffrir.

( Elle fait un pas pour sortir. )

KUTVElV.' I

Arrêtez !... Lovetle; que votre vue me console un moment de tout ce que j'ai perdu. Je veux repaître mon esprit des cliimères d’une félicité qui n’éxiste plus, ne me refusez pas cette douce illusion, et je n’aurai plus qu’à mourir.

LOVtTTE. ,

Que me demande-zvous ?

nb'TWFN.

I.a plus légère de les faveurs, un regard. . . ta main , un sourire.

l.OVETTE.

Ah ! cessez , je vous en prie , cessez. . . si Edgar. . .

RUÏWEIV.

Ah ! je donnerais mon existence tout entière pour une heure de ton amour, et si un seul de mes soupirs pouvait être entendu de ton cœur, tu m’aimerais. '

. • (// luipren.l lamain.)

' lovktte.

Non , Monseigneur, non, laissez - moi. ... Je suis trop émue.

OSCAR , paraissant sur la montagne.

« Gardez-vous , jeune fi.inccc ,

U De raniofir (jiii donne l.i moit. »

lovktte jette un cri et se sauve avec effroi.

Ah!....

I nUTWEN. ,

C’est l’enfer qui me poursuit. ( Haut.) Ne t’éloigne pas,

•U tremble.

l.OVETTE.

Ah , Monseignear !... par pitié ! . . .

RUrwEN.

Je ne puis rien entendre.

LOVETTE J sangloltani,

. Ah ! mon Dieu !

nuTWEiv.

Tes larmes ont coulé .. . c’est pour moi.

LOVF.TTE.

Ne le croyez pas. • . . uon, non , ne le croyez pas.

RLTWEN. »

C’est en vain, ma vie dépend de toi. ... à ce soir. . . .. Songes-y bien, ma vie dépend de toi. .. et demain le bonheur ou la mort ! . . . . On vient . . . . silence !...

(// lui met une bouriC dans la main, (fiielle refuse d’ouvrir; tout le monde paraît, elle est forcée de la prendre.)

SCÈAE VIL

Les Mêmes, PETTEKSON, EDGAR, Villageois.

{On apporte des tables, des trophées , des guirlandes, etc.)

PETTEHSON. ,

Allons , allons , tout est préparé', Monseigneur; quand vous .l’ordonnerez , la fêle commencera. Sir Aubruy ne tardera point à vous rejoindre, mais il ne veut pas que son . absence retarde nos plaisirs.

LovET't E , levant les yeux sur Rutwen.

Je ne sais ce qui se passe en moi. . . mon âme n’est plus la meme. |

EnCAR.

Ma bonne Loveite, il me semble que tu as versé de» * larmes ?

LOVETTE.

Non, mon ami.

PT.TTf RSO's frappe dans ses nîaîns.

Allons , en ttain , tout le monde.

(Le ballet commence . Aubray se place à table ; Rutwen

refuse de s'y mettre. Des Jeunes filles lut apportent des rafraîchissemens ; il les remercie sans les prendre. A l’ouverture du divertissement, Lovelte , oppressée, se fait suivre par ses compagnes , et sort. Rutwen profite d’un moment où Edgar verse à boire , et disparait sur les pas de. Lavette. On danse toujours, mais Ifient&t Edgar, ne voyant plus sa femme , se lève précipitant- . ment et sort pour la chercher. La danse continue : on entend des cris dans la coulisse.

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