TOUS
Est-il possible? ,• .
rutwen.
Aubray !
AVBBAY.
Dieu !... il respire encore ... O mon ami !
( Tout le monde fait un mouvement pour s’approcher.)
‘ AOBRAY , furieux. , ,
Fuyez! fuyez! voulez-vous lui arracher le dernier soupir? relirez-vous.
( Petterson les fait sortir, et reste seul un peu dans le fond.)
AunnAV.
O mon ami ! mon frère !
r.UTWErr.
Point de douleur , Aubray ; mon dernier souffle de vie est prêt à s’exhaler.
AUBRAY-
Non , non ; je veux te sauver.
butwen.
Je le sens, tout secours est inutile. Je n’exige de toi qu’une promesse. .. la dernière, tu ne peux me la refuser. ^
ÀUBRAY.
Ab! demande... prends ma vie, elle m’est insupportable sans toi.
RUTWEN.
Mon ami , je te demande pour douze heures seulement le plus profond secret.
AVBKAT.
Pour douze heures /
RUTWEN.
Promets-moi que Malvina ne saura point ce qui m’est.
Digilized by Goc^Ie
arrivé ; que tu ne feras rien pour venger ma mort 'avant que la première heure de la nuit n’ait sonné. Jure-moi le secret sur ce cœur expirant.
XVBRAT.
Je te le jure.
( Quand tout le monde est sorti, le théâtre qui éiqit éclairé est devenu obscur , et l’on a vu dans le fond la lune cachée par des nuages ; aux derniers mots de Rutwen , elle brille dans tout son éclat.')
aUTWEN. -• I
. Âubray , l’astre de. la nuit luit à mes yeux de sa der- " nière lumière, que je puisse le voir et adresser au ciel mes derniers vœux.
( Sa tête retombe j alors Aubray , secondé par Petterson , porte Rulwen sur le rocher du fond , il' lui baise encore, la main , et Petterson l'entraîne ; à ce moment on voit la lune planer entièrement sur le corps de Rutwen, et éclairer les glaçons de la montagne. La toile tombe.) ,
Fin du second Acte.
acté III
Le ,Mâ,re rep^.e^e un grand rurdtaU , fa pnm
rfe /« chapelle se voit au'fond.
{Des lampes sont suspendues en divers endroits , des apprêts de fête. )
on votl