BRIGITTE, OSCAR
bhigitte.
Nous voilà seuls; approche*, vénérable vieillard, personne ne peut nous entendre; vous possède*, m’a-i-on
dit, le pouvoir de conjurer les espriu el de lire dans l'a- Tenir.
osCAa.
On ne vous a pas trompée.
brigittk.
Vous savez donc pourquoi j’ai souhaité cet entretien.
OSCAR
C’est pour calmer VOS inquiétudes sur le sort d’une maîtresse que vous chérissez.
BRIGITR.
Dites , dites, ce que vous savez.
OSCAR
Ecoutez ; avant que l’aiguille n’ait atteint la premièr« heure du soir, faites éloigner Miss Aubray de ce château, nn grand danger l’y menace.
I BRIGITTE
Juste Ciel, la crainte que j’éprouvais était donc un* aspiration du ciel?
OSCaB, '
L’innocence et la beauté n’ont point ici de refuge, celta contrée est habitée par des êtres redoutables, 1a terre de Stafia est féconde eu prodiges.
BnianTE.
Je tremble , et sir Aubra > , qui méprise mes avis !
OSCAR
Le moment approche où il recevra le châtiment terrible de son incrédulité.
bricittk. I
Grand Dieu T serait- il en danger de périr ?
OSCAR
Non, TOUS le verrez bientôt , mais vous aurez peine à le reconnaître} il s’agitera comme un insensé, accablé sous le poids d’une aiTreuse incertitude } scs paroles paraîtront inintelligibles} :'i ces signes, vous reconnaîtrez la vérité de mes conseils: mais je vous le répété, éloignez Miss Aubray.
' BRIGITTE
Mais comment faire, aujourd’hui? ,
OSCAR
Tout danger cessera pour elle aussitôt que l’horloge du château aura frappé une heure.
BRIGITTE
On vient } éloignez-vous , qu’on ne nous surprenne pas ensemble, Je suivrai vos conseils, mais, au nom du ciel , ne quittez pas le château, j’ai besoin que vous m’expliquitz ces choses effrayantes. Nous nous reverrons.
OSCAR
Je resterai. (Il sort.)
BRIGITTE, seule.
Il me fait trembler aveo ses prédictions. L’éloignement de sir Aubray et de Mylord, qui nous laissent seules dans ce château v >i-» , ;i , 4 ae me trompe, la cause du danger.