SCENE IL
, MALYIN A, BRIGITTE.
BRIGITTE
' Brigiue, je te cliercliais, j'ai besoin de toi pour le faire 'partager ma joie ! . .
UniGITIE.
Ma chère maîtresse ce n’est pas le moment d’être gaie, l’absence de sir Aubray. .
magvina.
I^’en sois plus inquiète, Rutwen vient de me dire que mon frère allait arriver.
BRIGITTE
Mjlord est ici ?
MALVINA
Tout-à-l’heure, en ouvrant la croisée qui donne sur le parterre , je l’ai aperçu ceiiillanl ces fleurs ; il est accouru me les présenter, et il va venir me rejoindre ici pour la cérémonie qu’il brûle de terminer, il faut que nous partions pour Londres sur-le-champ. .
BRIGITTE
Ce matin même ! {à part.) Quel heureux hasard.
Oui, il m’a expliqué le motif de ce prompt départ: il est averti que le Roi l’attend , pour lui faire épouser une dame de la Cour qu’il n’aime point , il n’a d’autre moyen de se Soustraire à cet ordre ^ue de me présenter au Roi avec le titre de son épouse.
UniGITT».
Et nous partons ce matin. ( à part. ) Allons , voilà un mo,tif de s’éloigner , qui m’empêche d’en chercher un autre. ( Haut. ) Hâtons-nous , Miss , il me tarde de quitter ce chà-
malvina.
Que dis- tu ? ce séjour le clcplaît à ce point.
UnlOlTTE.
Ah! grands Dieux! . . . Apprenez... Je voudrais bien tous dire. . . naais non , si vous saviez, non c’esl impossible. Mais je cours faire les préparatifs de départ ; on vient c’est sans doute votre frère, pressez la cérémonie. Miss, je vous rejoindrai dans un instant. '
> SCEWE III.