SCENE VIII
1 • Les Mêmes, RUTWEN accourt.
{Lcjbnd (lu théâtre s’ouvre , c’est-à-dire le grand portique, et laisse voir la chapelle é.clctirée, les domestiques placent des coussins, et quelques vassaux sont à genoux ; cela doit former un tableau sombre.)
nUTWEIV. '
. Venez, madame,... venez mettre le comble à ma félicité.
' MXl-VINA.
Je vous suis, Seigneur.
. BnioiTTE, à por/.
Mon Dieu! que va-t-il arriver?
r.CTAVEN, avec V impntitnce la plus marquée,
Eb! bien!. . . pourquoi tarder encore, venez Malvina , 1« ciel attend votre serment. {Il lui prend la inain.)
{Grand bruit en dehors et Aubray criant ma sœar! ma
sœur ! )
SCÈINE DERNIÈRE.
Les Mêmes, AUBRAY accourt par des Domestiques qu’il repousse. Tout le monde s'arrête
nOTWEN.
Dieu ! c’est Aubray. ' .
AVERAT.
Laissez-moi, laissez-moi! . . .ma sœur. . .où est elle?. . .je' veux la voir., .rendez-moi ma sœur. . .cruels!. . .vous allez la laisser immoler.
MALVIIN-A.
Mon frère. •
AVERAT.
Ah ! c’est loi'! Ecoule-moi, ne le suis pas; il t’entraîne dans la tombe. Ce prêtre est un ministre de mort, ces flambeaux sont des torchés funernires.
RVTwiiN , en fureur.
Suivez-moi , Malvina!
AUBRAY
Barbare ! je la défendrai. Tu n’as point de droits sur elle , et moi je suis son frère. ' ‘ \
TOUS , a Rutwen.
Monseigneur ! Monseigneur!
r.UTWEN.
Je n’écoute rien ! cette femme à moi. . . Ce furieux veut me la ravir.
MALVINA
Non , non.
RUTWEN.
Ne voyez-vous pas qu’il est en délire?
JküBRAY.
Tu te trompes : dans un instant l’heure Ta me dégager dt mon serment , je pourrai tout dire. ( Il retient Malvina, )
RUTWEN.
Mi'érahie ! si tu profères une parole. . . '
{Il veut entraîner Malvina qui résiste ^ alors il tire son poignard. )
AUBRAY
Tu ne l’auras que baignée de mon sang.
. ■ RUTWEN.
^Eh bien ! vous périrex tous deux. ■ ,
{Il va pour frapper Aubrqy^ une heure sonne, Malvina ' tombe évanouie dans les bras de Brigitte , le tonnerre gronde. ) , ' i
RUTWEN.
Le néant ! le néant !
( Il laisse tomber son poignard et cherche h s'enfuir, des ombres sortent de la terre et V entraînent avec elles; l’Ange eqUernünaleur paraît dans un nuage^ la foudre éclate et les Ombres s’engloutissent avec Rutwen. Pluie de feu. )