‹ Le vampire, melodrame en trois actes, avec un prologueChapitre 34 sur 34 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

1 • Les Mêmes, RUTWEN accourt.

{Lcjbnd (lu théâtre s’ouvre , c’est-à-dire le grand portique, et laisse voir la chapelle é.clctirée, les domestiques placent des coussins, et quelques vassaux sont à genoux ; cela doit former un tableau sombre.)

nUTWEIV. '

. Venez, madame,... venez mettre le comble à ma félicité.

' MXl-VINA.

Je vous suis, Seigneur.

. BnioiTTE, à por/.

Mon Dieu! que va-t-il arriver?

r.CTAVEN, avec V impntitnce la plus marquée,

Eb! bien!. . . pourquoi tarder encore, venez Malvina , 1« ciel attend votre serment. {Il lui prend la inain.)

{Grand bruit en dehors et Aubray criant ma sœar! ma

sœur ! )

SCÈINE DERNIÈRE.

Les Mêmes, AUBRAY accourt par des Domestiques qu’il repousse. Tout le monde s'arrête

nOTWEN.

Dieu ! c’est Aubray. ' .

AVERAT.

Laissez-moi, laissez-moi! . . .ma sœur. . .où est elle?. . .je' veux la voir., .rendez-moi ma sœur. . .cruels!. . .vous allez la laisser immoler.

MALVIIN-A.

Mon frère. •

AVERAT.

Ah ! c’est loi'! Ecoule-moi, ne le suis pas; il t’entraîne dans la tombe. Ce prêtre est un ministre de mort, ces flambeaux sont des torchés funernires.

RVTwiiN , en fureur.

Suivez-moi , Malvina!

AUBRAY

Barbare ! je la défendrai. Tu n’as point de droits sur elle , et moi je suis son frère. ' ‘ \

TOUS , a Rutwen.

Monseigneur ! Monseigneur!

r.UTWEN.

Je n’écoute rien ! cette femme à moi. . . Ce furieux veut me la ravir.

MALVINA

Non , non.

RUTWEN.

Ne voyez-vous pas qu’il est en délire?

JküBRAY.

Tu te trompes : dans un instant l’heure Ta me dégager dt mon serment , je pourrai tout dire. ( Il retient Malvina, )

RUTWEN.

Mi'érahie ! si tu profères une parole. . . '

{Il veut entraîner Malvina qui résiste ^ alors il tire son poignard. )

AUBRAY

Tu ne l’auras que baignée de mon sang.

. ■ RUTWEN.

^Eh bien ! vous périrex tous deux. ■ ,

{Il va pour frapper Aubrqy^ une heure sonne, Malvina ' tombe évanouie dans les bras de Brigitte , le tonnerre gronde. ) , ' i

RUTWEN.

Le néant ! le néant !

( Il laisse tomber son poignard et cherche h s'enfuir, des ombres sortent de la terre et V entraînent avec elles; l’Ange eqUernünaleur paraît dans un nuage^ la foudre éclate et les Ombres s’engloutissent avec Rutwen. Pluie de feu. )

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