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V. — Le Vandalisme sous la Commune

En 1871, Paris fui de nouveau en proie au vandalisme : les souvenirs de la Commune sont encore trop présents ù toutes les mémoires pour qu'il soit utile de les rappeler ici. Nous nous bornons à reproduire le texte d'un décret digne de la Terreur : (( La Commune de Paris,

» Considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brutale et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international, une insulte permanente des vainqueurs à des vaincus, un attentat perpétuel à l'un des trois grands principes de la Révolution Française, la Fraternité, » Décrète :

» Article unique. — La colonne Vendôme sera démolie. » « Paris, le 12 avril 187 1. »

Sur les destructions alors opérées, on trouvera de nombreux et irrécusables documents dans Paris^ sous la Commune, par un témoin fidèle : la Photographie. (Bibl. Nal., Lb ^^ 1 1.890).

Ajoutons que si les collections du Louvre ne furent pas elles-mêmes détruites, ce fut grâce au dévouement des conservateurs restés à leur poste et à la décision du lieutenant de Bernardy de Sigoyer qui, s'élançant dans le foyer d'incendie avec ses hommes, sépara le Louvre encore indemne

^f^C) i.E ya:<(dalisme jacobin

(les Tuileries en llarnines. Ce sauvetage accoiripli, lolficicr reprit sa marche coulre l'émeute et il mourut, frappe d'une halle, sur la place de la Bastille où son cadavre, enduit de pétrole, fut brûlé par les insurgés.

On a apposé récemment sur le palais deux plaques de marbre blanc qui perpétuent ces souvenirs.

Sur l'une, placée au bas de l'escalier Daru, on lit :

En mai 1871,

Henri Barbet de Jouy,

Conservateur au musée du Louvre,

Antoine lier on de Ville josse,

Attaché au département des antiques,

Léon Morand,

CheJ du bureau administratif du Musée,

Par leur courage et leur décision

ont assuré la défense intérieure

du Louvre,

et conservé ses collections nationales.

L'autre plaque, placée à droite du même escalier, porte cette inscription :

Le 24 mai 187 1,

Martian de Bernardy

de Sigoyer,

Commandant le 26^ bataillon

de chasseurs à pied,

par son initiative énergique

a préservé de l'incendie

et le Palais

et les Collections nationales

du Louvre.

TABLE DES NOMS PROPRES (i)

Aaron, 188.

Abbate (prison de 1'), 139.

ABBATE-AUI-BOI9 (archives de r), 42.

Abbeville, 41, 47, 76 n, 177, 276,

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