‹ Le vandalisme révolutionaireChapitre 21 sur 58 · INSTITUTIONS DES SOURDS- MUETS ET DES JEUNES AVEUGLES · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS DES SOURDS- MUETS ET DES JEUNES AVEUGLES

Je n'ai point ici, et je le regrette, à m'occuper des efforts que fit la Convention pour améliorer la condition des malades dans les hôpitaux. Je ne puis cependant m'empêcher d'en dire quelque chose. On sait quelle était, au moment où la Révolution allait éclater, l'affreuse situation des hospices de Paris, et notamment de l'Hôtel- Dieu. On a cité mille fois le rapport que rédigea, en 1 786, la commission nommée par l'Académie des sciences, sur les misères de cet hôpital : l'infection des salles, les morts confondus avec les vivants; les opérations se faisant dans « le même lieu qui contient et ceux qu'on opère, et ceux qui sont opérés, et ceux qui doivent l'être»; enfin, trois ou quatre malades placés dans le même lit, etc. La Convention mit un terme à tant de misères, agrandit les hôpitaux existants, en créa de nouveaux, défendit de placer plus d'un malade dans chaque lit (décret du 25 brumaire an II, 15 septembre 1793), et enfin, pour que ses volontés en faveur du pauvre fussent sûres d'être exécutées, attribua à une commission, composée de seize de ses membres, la surveillance des hôpitaux (7 fructidor an II, 24 août 17%).

cret du 20 mars 1793 exempta du recrutement les professeurs et élèves de ces Écoles. Un autre du 7 janvier 1794 augmenta le traitement des élèves, et enfin un dernier, du 18 avril 1795, régla l'organisation des Écoles vétérinaires.

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