‹ Le vandalisme révolutionaireChapitre 24 sur 58 · INSTITUTION DES SOURDS- MUETS · texte numérisé non relu

INSTITUTION DES SOURDS- MUETS

Mais parmi ces institutions de bienfaisance, il en est deux qui appartiennent à notre sujet, comme étant en même temps établissements d'instruction. Ce sont les Sourds-muets et les Jeunes aveugles.

La Législative s'était préoccupée du premier de ces établissements, fondé par l'abbé de l'Épée, grâce aux seules ressources de la charité privée. La Convention, en fondant des bourses et en fixant le traitement des instituteurs, acheva de rattacher à l'État cette utile et touchante institution. Voulant, comme le disait le rapporteur Maignet, contracter une alliance inconnue jusqu'alors, V alliance avec l'infortune, elle décréta, les 12 et \h mai 1793, l'établissement à Paris d'un enseignement supérieur pour les sourds-muets et la création de six écoles pour l'instruction «des 6000 sourds-muets répandus sur le territoire de la République. » De toutes ces écoles, deux seules furent ouvertes, celle de Paris et une autre à Bordeaux. La Convention n'a pas eu le temps, ici comme ailleurs, d'achever son œuvre : mais pour l'avoir commencée du moins, elle a droit à une reconnaissance qui d'abord ne lui manqua point. On a vu plus haut (p. 82) l'abbé Sicard, le successeur de l'abbé de l'Épée, appelé à une des chaires des Écoles normales, proclamer hautement ce que l'Assemblée avait fait pour ses élèves.

Le frère d'un des savants qui professaient en même temps que Sicard aux Écoles normales, Hauy, avait fondé, en 178^, une maison destinée aux jeunes aveugles. Il

sous la Restauration à 86 870. « Il résulte de ce tableau, dit-il, une vérité dont les partisans du pouvoir absolu ne se prévaudront point : plus on s'éloigne du régime de la liberté, plus le nombre des pauvres augmente. » (Tome IX, p. 66 et 67.)

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