‹ Le vandalisme révolutionaireChapitre 50 sur 58 · LES AÉROSTATS · texte numérisé non relu

LES AÉROSTATS

judant ayant examiné avec soin toutes les positions et les mouvements de l'ennemi, jeta de là un rapport détaillé, qui servit puissamment au succès de cette immortelle journée. Le rapport se termine par ces mots: «L'ennemi est alerte et ses avant-postes sont en mouvement. Il paraît que la vue du ballon l'intrigue beaucoup. — De devant Fleurus, à 200 toises d'élévation. »

Dans son rapport du 3 janvier 1 795, Fourcroy signalait déjà trente-quatre ascensions militaires, et annonçait que plusieurs compagnies d'aérostiers avaient été formées. L'école de Meudon continua à fonctionner, sous la direction de Conté. Le dernier emploi que l'on fit des ballons comme moyen militaire, eut lieu pendant l'expédition d'Egypte, où Conté avait suivi Bonaparte avec une compagnie d'aérostiers.

Voici, selon M. Turgan, à quelle occasion Napoléon prit en grippe et les ballons et l'École aérostatique de Meudon :

« Une circonstance malheureuse vint arrêter le déveoppement de cette école, qui, bien dirigée, aurait pu rendre les plus grands services. Le 16 décembre 180/i, au moment où le bouquet du feu d'artifice du couronnement s'élevait dans les airs, un ballon pour lequel on avait fait remettre au citoyen Garnerin, aérostier des fêtes publiques, une somme de 23 500 francs, partit emportant avec lui une énorme couronne, illuminée Je verres de couleur.

» Le lendemain, le ballon passait au-dessus de Rome, et allait tomber dans le lac Bracciano, après s'être accroché un instant au tombeau de Néron.

» Depuis ce temps, l'empereur détesta Garnerin et les

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ballons ; l'école de Meudon fut abandonnée, et Garnerin perdit sa place (1). »

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