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(lo trente aéi'osiiei's choisis parmi les élèves de l'Ecolo (le Mars, avait été organisée et pourvue de tous les instruments nécessaires. Tous les préparatifs avaient été faits au château de Meudon, transformé en un vaste laboratoire d'essais de toutes sortes, surveillé parles savants les plus éminents du temps. Un capitaine, Coutelle, dirigeait cotte compagnie. Elle fut attachée à l'armée de Samljrc-ot-Meuso. Le matin do la hataillo de Fleurus, les Autrichiens virent avec stupéfaf'tion l'aérostat, dirigé par Courtelle et monté par un adjiulant général, s'élever rapidement dans les airs. Il y resta deux heures en station, et l'adjudant ayant examiné avec soin toutes les positions et les mouvements de l'ennemi, jeta de là un rapport détaillé, qui servit puissamment au succès de cotte immortelle journée. Le rapport se termine par ces mots : « L'ennemi est alerte et ses avant-postes sont en mouvement. Il parait que la vue du ballon l'intrigue beaucoup.— De devant Fleurus, à 200 toises d'élévation.»
Dans son rapport du 3 janvier 1705, Fourcroy signalait déjà trente-quatre ascensions militaires, etannonçait que plusieurs compagnies d'aérostiers avaient été formées. L'Ecole de Meudon continuaà fonctionner, sous la direction de Conté. Le dernier emploi que l'on fit des ballons comme moyen militaire, cul lieu pendant l'expédition d'Egypte, où Conté avait suivi Bonaparte avec une compagnie d'aérostiers.
Voici, selon M. Turgan, à quelle occasion Napoléon prit en grippe et les ballons et l'École aérostatique de Meudon :
« Une circonstance malheureuse vint arrêter le développement de cette école, qui, bien dirigée, aurait pu rendre les plus grands services. Le IG décembre 1804, au moment où le bouquet du l'eu d'artifice du couronnement s'élevait dans les airs, un ballon pour lequel on avait fait remettre au crtoyen Garuerin, aérostier des