LES AÉROSTATS
lieurcs et demie du soir : « Les décrets qui annoncent le i-hangement du nom do Cotidé en celui de jSoi-d-Libre, et celui qui déclare que l'armée du Nord ne cesse de bien mériter de la patrie, sont transmis à Lille; j'en ai reru la nouvelle par le télégraphe. »
Ainsi trois dépêches avaient été échangées dans la mémo journée, entre la (capitale et la frontière. On n'avait pas alors l'idée d'une rapidité pareille, et l'on conçoit aisément avec quel enthousiasme mêlé de stupeur dut être accueillie la première expérience de l'invention nouvelle.
Pour ses débuts, le télégraphe s'annonçait bien ; il n'avait d'ailleurs à transmettre alors que des déjjéches de ce genre...
Vingt ans plus tard, eu 1815, Carnot était sorti de sa retraite. A l'heure du danger le vieux patriote avait re- ])ris son poste de combat. Ministre de l'intérieur, il ]irésidait un jour une commission d'enseignement mutuel, lorsqu'il fut subitement appelé aux Tuileries (1). Joseph Bonaparte avait une dépèche importante à communiquer au ministre ; elle venait de cette même frontière du Nord, d'où Carnot avait jadis reçu raniionco de tant de succès; elle était datée de Philippeville, l'.l juin \x\'k
C'était la nouvelle de Waterloo.
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1,'aêi'ostat, celte invention hmle ri"in(;aise, comme le télégraphe, rendit également de grands services par l'application qu'on en fit à l'art militaire, l'ne compagnie
il) Mi'innirc^ sur Caninl. I. H, ]>. -'id.').