‹ Le Var Supérieur: Étude de Géographie PhysiqueChapitre 21 sur 61 · I. — Le Var, de la source au pont de Gueydan · texte numérisé non relu

I. — Le Var, de la source au pont de Gueydan

De Saint-Martin-d'Entraunes au hameau d’Enriez, près de Castellet-les-Sausses,le Var décrit une boucle dont la convexité à partir de Villeneuve, est tournée vers l'Est. Sa courbe est sensiblement parallèle à celle de la dépression synclinale Colmars- Mont Saint-Honorat-Castellet-Annot. D'autre part, sa pente est dirigée dans le même sens que celle de l'axe de cette cuvette. Les couches supérieures de l'Éocène, ls calcaires à VNummulites strialus, atteignent 2749 m. au Sommet de la Fréma: au SE, à peu près à la même distance du cours du Var et de l'axe de la dépression, on trouve leur contact avec les grès d'Annot vers 2500 m. à la Baisse de la Cougnasse et vers 2300 m. au Mont Saint-Honorat ; dans la petite cuvette au NNW de Castellet, les marnes à Serpula spirulæa, par lesquelles finit ici l'Éocène, supportent les grès oligocènes vers l'altitude de 1100 m., et, près d'Annot, vers celle de 800 m. L'axe s'abaisse donc d'abord du NW au SE, puis du NE au SW.Ainsi le Var, entre Saint-Martin et Enriez, a été guidé par l'existence d'une dépression tectonique dont il reproduit grossièrement la forme et dont il suit la pente.

Mais son cours ne coïncide point avec l'axe de cette cuvette où, par une inversion complète du relief, se dressent aujourd'hui les plus hauts sommets de la région. Il entame vigoureusement le rebord du dôme de Barrot, où il a entaillé son lit, dans les schistes permiens, à plusieurs centaines de mètres en contrebas des grès triasiques qui surplombent la route de Guillaumes à Daluis, On s'explique facilement la profondeur de ces gorges : le

I. — MARMITES DE GÉANTS creusées par un affluent du Cians dans ïes schistes permiens.

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