‹ Le Var Supérieur: Étude de Géographie PhysiqueChapitre 4 sur 61 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les Mouvements du Sol

On sait aujourd'hui que les Alpes n'ont point été formées d'un seul coup à l'époque miocène, La partie de l'écorce terrestre où elles devaient se dresser avait déjà été contractée ; sur l'emplacement de géosynclinaux où s'étaient accumulés les sédiments se sont érigés à plusieurs reprises des massifs montagneux, démolis ensuite par le travail de l'érosion ; le relief actuel porte la marque de plusieurs systèmes de plissements qui ont préparé, ou parfois contrarié, les mouvements orogéniques tertiaires. Dans les Alpes-Maritimes, on constate l'existence de deux séries de plissements anciens 1. L'une, antérieure au Permien, n'est perceptible qu'à la bordure du massif du Mercantour. L'autre eut lieu à la fin des âges secondaires ; sur quelques points de la région qui nous occupe, on remarque la transgressivité des calcaires nummulitiques sur les calcaires sénoniens ; entre la constitulion de ces deux assises se plaça une période de mouvements orogéniques qui furent l'ébauche des mouvements alpins proprement dits. Puis, après une longue émersion, les hauteurs furent presque foules, sinon toutes, complètement arasées; la mer revint, déposant des calcaires, des marnes, des sables. Ces sables oligocènes, agglomérés en grès, sont les derniers sédiments marins de notre région. L'activilé orogénique recommença : c’est après l'Éogène que les plissements prirent leur direction définitive. Les mollasses et les marnes miocènes se localisèrent de Tourette à Vence au pied d’une falaise formée par les terrains antérieurs. Tout le pays situé au Nord de ce rivage était émergé, non certes avec son relief actuel, mais avec ses alternances caractéristiques de dômes et de cuvettes. Dès lors, les eaux courantes

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