Arch. Nat., F
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d'Entraunes « n'étaient, il y a vingt ans, ni si impétueux, ni si « considérables ; le Var lui-même a une course plus impétueuse « depuis une douzaine d'années ; il a presque emporté tout ce « qu'il y avait de champs et de prés dans la plaine et sur le « penchant des collines, de sorte que les terres s'éboulent par- « tout »; à Péone, dont le sol était jadis couvert de bois, le maire, voyant l'éboulement journalier des terres, avait dû interdire récemment les défrichements et la divagation des chèvres 1. Dans notre région comme dans le reste du Midi, partout l'on avait le sentiment que le mal venait d'empirer dans les dernières années du xvine siècle et qu'à peine était-il encore temps d'y remédier 2.
Cependant, le malétait moins grave qu'aujourd'hui, Le Mémoire slalistique, remarquable par la localisation précise de ses données, signale partout de petites usines sur des cours d’eau qui, aujourd’hui, tantôt ne leur fourniraient point assez d’eau, tantôt les submergeraient à chaque crue. Quelle que fût la simplicité de leur outillage, 1l ne pourrait plus y avoir actuellement une scierie, deux moulins à farine et deux à foulon sur ce torrent de l'Elenos, qui irriguait les terres de Villeneuve-d'Entraunes. On