MADEMOISELLE
J'ai reçu un curieux article signé «Mademoiselle Arria Ly », la vierge toulousaine, article qui m'a été envoyé par les soins du « groupe féministe et arrialyste ». Les idées de ce groupe sont si étranges qu'on espère qu'il ne se compose que d'une seule personne. Les Arria Ly, d'ailleurs, se suffisent à elles-mêmes. Je m'aperçois tout d'abord que les idées de cette vierge, aussi féroce qu'incorruptible, ont été exposées avec beaucoup de légèreté par la presse. On y a mis des ménagements, que méprise Arria Ly. Pour cette vierge exaspérée, l'état de femme est infamant et le nom de « madame » un opprobre. « Les rapports de l'homme et de la femme, dit-elle bénévolement, sont une chose monstrueuse et immorale. » Comme elle n'a pas été initiée à « la science impure », elle s'en rapporte aux confidences de plusieurs de ses amies qui lui ont peint l'état conjugal tel qu'une intimité tellement répugnante qu'il faut, pour la tolérer, avoir abdiqué toute fierté, tout sentiment d'honneur et de noblesse. Dirai-je à Mademoiselle Arria Ly que ces inveC'